>>> Je rouille de Robin Watine
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Présentation de l’éditeur :
Comme chaque été, les touristes affluent sur le littoral, quelque part au sud de
Comme chaque été, Noé n’attend qu’une chose : retrouver Léna.
Léna est parisienne, charismatique, cultivée, rien ne semble l’atteindre. Elle rayonne tandis que Noé se perd dans ses incertitudes. Qu’est-ce qu’elle peut bien lui trouver, à lui qui n’a rien d’autre à offrir que ce bord de mer et cette bande de copains un peu bancale ? Il le sait, un amour de vacances, ça ne dure pas. Mais est-ce une raison pour tout gâcher ?
Dans une langue nerveuse et ciselée, Je rouille dépeint un amour incandescent, à la fois unique et inquiétant. Et révèle ainsi un jeune homme qui se cherche et qui pense trouver des réponses dans le regard de l’autre.
Première page :
Le soleil, il tape moins fort. J’ai plus besoin de plisser les yeux comme un con pour regarder Léna. Ça fait ressortir mon bronzage, et avec le sel et le vent, je sais pas, ça fait un bon mélange et mes cheveux, ils sont comme je les aime. Et si je les aime comme ça, c’est surtout que Léna m’avait dit une fois que ça me rendait plus beau et que ça me donnait un air plus farouche. Je savais pas trop ce que ça voulait dire, mais j’avais déjà entendu ce mot et je crois que je comprenais un peu le sens au fond. De toute façon je m’en foutais, l’important c’est que ça me rendait plus beau. Et y a qu’à voir comment elle me regardait en disant ça.
Léna, son regard il ment jamais, et quand elle me trouve beau elle le dit soit avec la bouche, soit avec les yeux. Moi, je dis jamais des trucs comme ça, et encore moins quand je les pense. Mais ça Léna, elle s’en fout. Elle a pas besoin que je lui dise pour le savoir, qu’elle est belle.
Ce que j’en pense :
C’est un roman qui rend assez bien les pensées, les questionnements, les émois et les inquiétudes d’un adolescent sans doute amoureux. C’est écrit de façon simple et assez efficace car on réussit à avoir beaucoup d’empathie pour les deux personnages principaux. C’est un peu moins le cas pour d’autres personnages qui paraissent un peu caricaturaux. En refermant le livre, on a comme un peu de nostalgie pour cette période de la vie où tout semble possible malgré le manque de confiance et cette fragilité propre à l’adolescence (mais pas que !).
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