>>> "Chien 51" de Laurent Gaudé
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Présentation de l’éditeur :
C’est dans une salle sombre, au troisième étage d’une boîte de nuit fréquentée du quartier RedQ, que Zem Sparak passe la plupart de ses nuits. Là, grâce aux visions que lui procure la technologie Okios, aussi addictive que l’opium, il peut enfin retrouver l’Athènes de sa jeunesse. Mais il y a bien longtemps que son pays n’existe plus. Désormais expatrié, Zem n’est plus qu’un vulgaire “chien”, un policier déclassé fouillant la zone 3 de Magnapole sous les pluies acides et la chaleur écrasante.
Un matin, dans ce quartier abandonné à sa misère, un corps retrouvé ouvert le long du sternum va rompre le renoncement dans lequel Zem s’est depuis longtemps retranché. Placé sous la tutelle d’une ambitieuse inspectrice de la zone 2, il se lance dans une longue investigation. Quelque part, il le sait, une vérité subsiste. Mais partout, chez GoldTex, puissant consortium qui assujettit les pays en faillite, règnent le cynisme et la violence. Pourtant, bien avant que tout ne meure, Zem a connu en Grèce l’urgence de la révolte et l’espérance d’un avenir sans compromis. Il a aimé. Et trahi.
Sous les ciels en furie d’une mégalopole privatisée, “Chien
Première page :
DERNIÈRES VISIONS DU PORT
D'un coup, la ville devint folle. Lorsque les dirigeants de GoldTex annoncèrent que le rachat de la
Grèce était finalisé, les citoyens d'Athènes furent pris de panique. Eux qui s'étaient massivement opposés à cette acquisition, qui, durant des mois, avaient manifesté, soutenu la jeunesse lorsqu'elle construisait des barricades et jurait d'aller jusqu'au bout, finirent par se tourner vers l'oppresseur et voulurent tous partir. Même les plus réticents étaient en proie à cette obsession : quitter la ville, ne pas rester prisonniers de ce piège, rejoindre au plus vite GoldTex et poursuivre leur vie ailleurs. Ils sentaient bien que leur monde allait disparaître et ils avaient peur. Des rumeurs circulaient : on disait qu'il fallait faire vite, que seuls les premiers seraient pris, que le sort des autres promettait d'être sombre. On disait que
Il fallait s'en aller. Plus personne n'en doutait. La folie s'emparait de la rue.
Ce que j’en pense :
On ne s’attendait pas à retrouver Laurent Gaudé dans une dystopie de ce genre : un polar d’anticipation. En lisant ce livre on se dit que notre monde actuel n’est pas très éloigné de ce que nous montre l’auteur avec les menaces climatiques, la prédominance de l’argent, les inégalités qui s’accroissent, des pays en faillite, les nouvelles façons de surveiller et de réprimer… Bref, un livre qui ne brille pas par son optimisme !
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