Plus bas dans la vallée
"Plus bas dans la vallée" de Ron Rash - Gallimard
Présentation de l'éditeur :
Un an après son départ pour le Brésil, Serena, personnage emblématique de l’œuvre de Ron Rash, revient dans les Great Smoky Mountains. Selon le contrat qui la lie à la compagnie de Brandonkamp, tous les arbres de la dernière parcelle qu’elle possède aux États-Unis doivent être abattus avant la fin de juillet. Il ne reste que trois jours. La pluie incessante qui fait de ce flanc de montagne un véritable bourbier, les serpents impitoyables, l’épuisement des bûcherons en sous-effectif rendent la tâche presque impossible. La « Lady Macbeth des Appalaches » sera-t-elle à la hauteur de sa sinistre réputation ?
Autour de ce diamant noir, six nouvelles âpres mais traversées d’éclairs d’un humour parfois grinçant disent la vie rude et privée d’horizon des enfants oubliés de l’Amérique que sont les habitants de cette contrée.
Première page :
Quand Serena Pemberton descendit de l'hydravion Com• modore, en juillet 1931, un modeste mais fervent contingent de reporters et de photographes l'attendait. À l'exception du pilote, elle était seule. Ceux qui l'accompagneraient au camp forestier, à la fois bêtes et gens, étaient arrivés par bateau la veille au soir. Ils avaient déjà pris place à bord du train qui les emmènerait de Miami en Caroline du Nord. Tous sauf Galloway, son exécuteur des basses besognes, qui s'était procuré une automobile pour conduire sa patronne à la gare. Tandis qu'on mettait en place l'échelle métallique mobile, il vint se poster à côté de la marche du bas. C'était un homme de petite taille, au corps maigre et nerveux, aux vêtements miteux; un moignon violacé dépassait de l'une de ses manches. Alors que les flashs des appareils photo crépitaient à quelques centimètres à peine de son visage, il ne cillait pas.
Au moment où Serena entamait la descente, la première question qu'on lui cria porta sur les rumeurs entourant la mort de son mari. Il sembla, l'espace d'un instant, qu'elle n’y répondrait pas…
Ce que j'en pense :
Le texte qui donne son nom au livre est trop long pour être une nouvelle et trop court pour être vraiment un roman. L’univers de Ron Rash a besoin de temps et d’espace pour s’épanouir et donner sa pleine mesure comme dans « Une terre d’ombre ». Les autres nouvelles sont bien réussies mais dans des genres très différents. Dans certaines on retrouve l’humour noir souvent piquant de l’auteur.

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