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Avis de naissance ...

Publié le par GéHa

CARTE MÉMOIRE

textes de Gabriel ARNAUD - peintures et gravures de Claire FAUCHARD

 « Lorsque le frêne fut coupé, il y eut comme une évidence : garder une trace, une empreinte ». Cette empreinte, palingénésie de l’arbre, est la matière sur laquelle travaille Claire Fauchard. Gabriel Arnaud vient poser l’épure de ses mots sur cette écorce du temps, ce temps que l’on prend pour déverrouiller son regard, pour qu’il s’arrête devant ce qu’il a l’habitude de rencontrer.

 

Avis de naissance ...

56 pages - Quadrichromie - 15X15 cm - Broché - ISBN 978-2-912360-96-0 - 12 euros

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Pour se procurer le livre :

http://www.soc-et-foc.com/CAT_detail.php?id=101

ou rubrique "Contact" dans la marge de droite de ce blog.

 

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Face à face

Publié le par GéHa

Face à face

"Face à face" de Gunnar Staalesen - folio policier

Présentation de l'éditeur :

Curieuse manière de commencer une enquête : découvrir l'identité et les préoccupations d'un client venu mourir dans votre salle d'attente. Varg Veum plonge rapidement dans le passé, à la recherche d'étudiants marxistes-léninistes qui partageaient une maison à Bergen. A la fin des années 1970, l'arrivée d'Hildegunn, une jeune femme séduisante, a bouleversé le fragile équilibre du groupe. Que s'est-il passé pour qu'elle se suicide quelques mois plus tard ? Pourquoi cette histoire ressurgit-elle aujourd'hui alors que tous sont devenus des notables et préféreraient que certaines histoires restent secrètes ?

Première page :

"Il y avait un mort dans ma salle d'attente.
La fin du mois d'octobre approchait, j'étais de retour d'une mission qui m'avait conduit jusqu'à Ølve, l'un de ces endroits du Vestland qui fait penser que Dieu a donné de la confiture aux cochons et n'a jamais récupéré le pot. Ils étaient quand même assez débonnaires, à Ølve, puisqu'ils lui avaient érigé une église, malgré tout. Le pasteur y rassemblait les fidèles un dimanche de temps à autre, quand son planning le menait dans ces contrées. À moins qu'on ne doive dire «la menait», ce qui, dans cette ville, était invariablement source de scepticisme. Ma mission avait été un véritable cas d'école. Il s'agissait de quelques bornes frontalières qui se déplaçaient toutes seules la nuit. J'en avais passé deux dans une étable décrépite, dans l'espoir de prendre le criminel en flagrant délit. Le succès avait été au rendez-vous. Mais l'origine de ces manipulations sur les bornes remontait si loin dans la longue histoire des deux fermes voisines que j'avais proposé à mon employeur de s'adresser au directeur du Musée des antiquités nationales. Je m'étais donc contenté de l'avance versée..."

Ce que j'en pense :

Bon petit polar, une intrigue bien ficelée, de l'humour (comme toujours chez Staalesen). L'auteur nous emmène à la suite de son héros, de fausse piste en fausse piste jusqu'au grand déballage final.

Face à face

Face à face

 

 

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Entre ciel et terre

Publié le par GéHa

Entre ciel et terre

"Entre ciel et terre" de Jon Kalman Stefansson - folio

Présentation de l'éditeur :

« Certains mots sont probablement aptes à changer le monde, ils ont le pouvoir de nous consoler
et de sécher nos larmes. Certains mots sont des balles de fusil, d’autres des notes de violon. Certains sont capables de faire fondre la glace qui nous enserre le coeur et il est même possible de les dépêcher comme des cohortes de sauveteurs quand les jours sont contraires ». Parfois à cause des mots, on meurt de froid. Comme pour Barour, pêcheur à la morue islandais, il y a un siècle. Trop occupé à retenir des vers du Paradis Perdu de Milton, il oublie sa vareuse en partant en mer. De retour sur la terre ferme, son meilleur ami entame un périlleux voyage pour rendre à son propriétaire le livre funeste. Pour savoir aussi s’il veut continuer à vivre. Entre ciel et terre, d’une force hypnotique, nous offre une de ces lectures trop rares dont on ne sort pas indemne. Une révélation…

Première page :

"C’était en ces années où, probablement, nous étions encore vivants. Mois de mars, un monde blanc de neige, toutefois pas entièrement. Ici la blancheur n’est jamais absolue, peu importe combien les flocons se déversent, que le froid et le gel collent le ciel à la mer et que le frimas s’infiltre au plus profond du cœur où les rêves élisent domicile, jamais le blanc ne remporte la victoire. Les ceintures rocheuses des montagnes s’en délestent aussitôt et affleurent, noires comme le charbon, à la surface de cet univers immaculé. Elles s’avancent, saillantes et sombres, au-dessus de la tête de Bárður et du gamin au moment où ceux-ci s’éloignent du Village de pêcheurs, notre commencement et notre fin, le centre de ce monde.

Et ce centre du monde est dérisoire et fier. Ils avancent à vive allure — juvéniles jambes, feu qui flambe —, livrant également contre les ténèbres une course tout à fait bienvenue puisque l’existence humaine se résume à une course contre la noirceur du monde, les traîtrises, la cruauté, la lâcheté, une course qui paraît si souvent tellement désespérée, mais que nous livrons tout de même tant que l’espoir subsiste."

Ce que j'en pense :

Très beau roman, poétique, entre rêve et réalité, et l'humour, comme chez beaucoup d'auteurs nordiques, est bien présent. Évidemment c'est triste, mélancolique, froid, dur, glacial mais l'écriture est tendre et lumineuse. Très belle découverte de la littérature islandaise.

Entre ciel et terre

Entre ciel et terreEntre ciel et terreEntre ciel et terre

 

 

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En ce lieu enchanté

Publié le par GéHa

En ce lieu enchanté

"En ce lieu enchanté" de René Denfeld - éditions Fleuve

Présentation de l'éditeur :

La dame n'a pas encore perdu le son de la liberté. Quand elle rit, on entend le vent dans les arbres et l'eau qui éclabousse le trottoir. On se souvient de la douce caresse de la pluie sur le visage et du rire qui éclate en plein air, de toutes ces choses que dans ce donjon, nous ne pouvons jamais ressentir. Dans le couloir de la mort, enfoui dans les entrailles de la prison, le temps s'écoule lentement. Coupés du monde, privés de lumière, de chaleur, de contact humain, les condamnés attendent leur heure. Le narrateur y croupit depuis longtemps. Il ne parle pas, n'a jamais parlé, mais il observe ce monde " enchanté " et toutes les âmes qui le peuplent : le prêtre déchu qui porte sa croix en s'occupant des prisonniers, le garçon aux cheveux blancs, seul, une proie facile. Et surtout la dame, qui arrive comme un rayon de soleil, investie d'une mission : sauver l'un d'entre eux. Fouiller les dossiers, retrouver un détail négligé, renverser un jugement. À travers elle naissent une bribe d'espoir, un souffle d'humanité. Mais celui à qui elle pourrait redonner la vie n'en veut pas. Il a choisi de mourir. La rédemption peut-elle exister dans ce lieu où règnent violence et haine ? L'amour, la beauté éclore au milieu des débris ? 

Première page :

"Ce lieu est un endroit enchanté. Les autres ne le voient pas ainsi, mais moi si.
Je vois tous les parpaings, tous les couloirs, tous les passages. Je vois les portes qui s'ouvrent sur les escaliers secrets et les escaliers qui mènent aux tours de pierre et les tours qui mènent aux fenêtres et les fenêtres qui s'ouvrent sur l'air libre et pur. Je vois la chambre où les lianes laiteuses des médecins serpentent sur le sol en attendant que le garde appuie sur les boutons rouges pour les remplir. Je vois les terriers secrets du sous-sol où les bidons rouillés dissimulent les urnes des morts et où les urnes répandent leurs cendres sur le sol jusqu'à ce que la rivière déborde et les emporte pour nourrir la terre et les graminées qui s'inclinent sous le ciel. Je vois les oiseaux de nuit duveteux choir du firmament. Je vois les chevaux d'or courir dans les profondeurs de la terre, et la chaleur qui s'échappe de leurs échines vibrer comme du métal en fusion. Je vois où se cachent les petits hommes avec leurs minuscules marteaux, et je vois gesticuler les grisegoules tandis que le four poursuit son lent travail.
Il se passe ici toutes sortes de choses merveilleuses - difficile d'imaginer choses plus enchantées."

Ce que j'en pense :

C'est tragique et poétique; souvent dur, noir, violent et parfois lumineux. Tous les personnages sont parfaitement campés : le directeur, les gardiens, les détenus et surtout le "prêtre déchu" et "la dame". Le sujet était difficile mais l'auteure s'en sort magnifiquement.

En ce lieu enchanté

En ce lieu enchantéEn ce lieu enchantéEn ce lieu enchanté

 

 

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Partir, éloge de la bougeotte

Publié le par GéHa

"Partir, éloge de la bougeotte" de Daniel Herrero - La table ronde

Présentation de l'éditeur :

Dans ma famille, on n'était pas des voyageurs. On avait plutôt tendance à s'ancrer au port, à prendre racine dans la sécheresse de la terre : les seuls voyages jamais entrepris s'appelaient exil ou déménagement, et comme on ne connaissait pas les vacances, partir n'était qu'une source d'ennuis, jamais une réjouissance. A l'étroit dans une culture familiale sédentaire, j'ai ressenti l'urgence du départ à l'adolescence. Tout à coup, à quatorze ans, je me suis mis à bouillonner. Alors que rien ne m'y prédisposait, je voulais partir.

Première page :

"L'année de mes quatorze ans, j'ai vu pour la première fois les fesses d'une fille et la face d'un douanier. De ces deux chocs mémorables, un seul sera conté ici.

Alors que mes premiers dévergondages se fomentent au fond des salles obscures des cinémas de mon quartier, et que je vagabonde chaque dimanche sur les stades du Var, je n'ai encore jamais franchi les limites de ma France natale. Sur mes cartes de géographie, les frontières sont représentées par des croix rouges, ce qui signifie forcément que quiconque tente de passer est immédiatement crucifié. En l'occurrence, ma première destination sera l'Espagne franquiste, terre de terreur, aux portes de laquelle on ne doit pas manquer de garrotter les gens. Alors que je plie bagage, un escadron d'images de verre pilé, de fils barbelés et d'instruments de torture assaille ma caboche d'adolescent …"

Ce que j'en pense :

C'est plus un livre sur Herrero qu'un livre sur le voyage, mais pourquoi pas ! Un livre de chroniques assez inégales, souvent trop courtes et un peu superficielles,  mais quelques unes sont assez émouvantes.

Partir, éloge de la bougeotte

 

 

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Palestine

Publié le par GéHa

Palestine

"Palestine" de Hubert Haddad - Zulma

Présentation de l'éditeur :

Quelque part en Cisjordanie, entre la Ligne verte et la « ceinture de sécurité », une patrouille israélienne est assaillie par un commando palestinien. Un soldat tombe sous le feu, un autre est enlevé par le commando bientôt en pleine déroute… Blessé, sous le choc, l’otage perd tout repère, en oublie son nom. C’est, pour lui, la traversée du miroir. 
Seul survivant, sans papiers, en vêtements civils et keffieh, le jeune homme est recueilli, soigné puis adopté par deux Palestiniennes. Il sera désormais Nessim, frère de Falastìn, étudiante anorexique, et fils d’Asmahane, veuve aveugle d’un responsable politique abattu dans une embuscade. 
C’est ainsi que Nessim découvre et subit les souffrances et tensions d’une Cisjordanie occupée...

Première page :

"Sur le bord de La route longeant la barrière électronique, le première classe Cham regarde s'éloigner le car pour Tel-Aviv. Quelques minutes plus tôt, une fois armes et fourniment déposés au poste central, il est ressorti tout joyeux avec son ordre clé permission en poche. Ces trois semaines de liberté débutent par une journée perdue. Au lieu, clé remonter déclarer sa présence, désemparé, Cham descend d'un pas traînant jusqu'à l'observatoire d'angle où l'adjudant Tzvi attend la relève clans une guérite clé béton armé.

Ça tombe bien ! dit l'adjudant. On fera la ronde

Mais je suis en perm et j'ai pas d'armes !

T'inquiète, on a tout ce qu'il faut

C'est pas très légal clé mordre comme ça sur mon
capital farniente...

Et tu crois que c'est réglementaire de me laisser
seul au poste?

Le première classe Cham et l'adjudant Tzvi patrouillent maintenant clé l'autre côté de la clôture clé protection, fusil Galil en bandoulière. Tzvi fume une cigarette turque."

Ce que j'en pense :

Une façon originale d'aborder le conflit entre Israël et la Palestine. C'est bien documenté, avec une écriture poétique, lyrique, enfiévrée, très chargée en adjectifs…

Malheureusement le style occupe parfois tout l'espace du livre au point de frôler le ridicule (ex : "Rattrapé par la fièvre, il expectore d'étranges caillots reptiliens…")

Palestine

 

 

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Je mourrai pas gibier

Publié le par GéHa

Je mourrai pas gibier

"Je mourrai pas gibier" de Alfred, d'après le roman de Guillaume Guéraud (Rouergue)- Delcourt

Présentation de l'éditeur :

A la base, ça devait être une fête, vu que c'était le mariage de mon frère. Mais une fête à Mortagne, on ne sait jamais ce que ça veut dire.

Extrait :

Je mourrai pas gibier

Ce que j'en pense :

On reçoit cette BD comme un coup de poing. C'est direct, violent ; le trait est sec, coupant… un album sensible et bouleversant, qui nous fait comprendre comment on peut être amené à commettre l'irréparable.

Je mourrai pas gibierJe mourrai pas gibier

Je mourrai pas gibier

 

 

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Rouge-Gorge

Publié le par GéHa

Rouge-Gorge

"Rouge-Gorge" de Jo Nesbo - folio policier

Présentation de l'éditeur :

Rouge-Gorge, c'est le surnom d'un soldat mort qui continue pourtant de faire parler de lui. C'est aussi l'oiseau, discret comme le destin, qui vient à chaque porte, un jour, prendre son dû… Harry Hole, à la suite d'une bévue diplomatiquement grave, est muté à la surveillance des milieux néo-nazis de Norvège. Une seule consigne : faire le mort. Hole le voudrait qu'il n'y parviendrait pas. Surtout si sa meilleure amie est retrouvée littéralement brisée sur un chemin de neige. Surtout s'il découvre que l'un des fusils les plus rares au monde, spécifiquement utilisé par le terrorisme international, est arrivé sur le territoire… Le passé, prompt à rattraper le présent, refait surface avec une question lancinante : que s'est-il réellement passé cinquante ans plus tôt dans les tranchées de Leningrad ?

Première page :

"Un oiseau gris passa dans le champ de vision de Harry, qui tambourinait sur le volant. Temps ralenti. La veille au soir, quelqu'un à la télé avait parlé du temps ralenti. C'en était un exemple. Comme le 24 décembre au soir, lorsqu'on attend le Père Noël. Ou sur la chaise électrique, avant la décharge.

Il tambourina de plus belle.

Ils étaient garés sur le parking découvert, derrière les cabines du péage. Ellen augmenta d'un cran le volume de l'autoradio. Le reporter parlait d'une voix solennelle et recueillie :

« L'avion a atterri il y a cinquante minutes, et le Président a posé le pied sur le sol norvégien à 6 h 38 exactement. C'est le porte-parole de la commune de Jevnaker qui lui a souhaité la bienvenue. C'est une belle journée d'automne, ici à Oslo, un joli cadre norvégien à cette rencontre au sommet. Écoutons à nouveau ce que le Président a dit à la presse, il y a une demi-heure. »"

Ce que j'en pense :

Ce livre nous fait découvrir l'histoire de la Norvège dans les années 40 avec les volontaires norvégiens dans l'armée allemande. L'intrigue est très bien ficelée et nous balade sur deux époques avec 50 ans d'intervalle. On peut parfois se sentir perdu parmi tous les personnages mais tout prend sens petit à petit. Nesbo est vraiment une des meilleures références dans le polar nordique.

Rouge-Gorge

Rouge-Gorge

Rouge-Gorge

 

 

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Ici et là, ou bien ailleurs

Publié le par GéHa

Ici et là, ou bien ailleurs

"Ici et là, ou bien ailleurs" - 12 écrivains (de Foenkinos à Kaddour)- Gallimard

Présentation de l'éditeur :

Il était une fois douze écrivains donnant de leurs nouvelles, d'ici, de là-bas ou bien d'ailleurs. Les douze destinations furent multiples et surprenantes, proches ou lointaines, émouvantes, dépaysantes assurément.

Extrait (nouvelle de Marie Nimier)

"Dans quelques instants, la lumière de la cabine se rallumera. Elle se rallume. Ton voisin s'étire, son masque occultant remonté sur le front. Tu enlèves tes bouchons d'oreilles. Le steward a le teint frais, les cheveux coupés court dégageant un cou très fin et très long, comme s'il avait plus de vertèbres que le commun des mortels. De là-haut, sa tête s'incline vers toi, personnellement. Thé ? Café ? Il répétera l'opération, avec la même patience, la même gentillesse obstinée, autant de fois qu'il y aura de passagers en état de boire quelque chose. Non sans appréhension, tu tires sur l'opercule qui obstrue ton verre de jus d'orange. Résistance, insistance, levier... soulagement. Opération réussie sans éclaboussure. Tu finis le croissant, la confiture, le petit pain, tu laisses l'omelette même si tu n'aimes pas laisser. Tu n'as jamais aimé laisser. Ni partir. Ni arriver."

Ce que j'en pense :

C'est plutôt un livre de "mauvaises nouvelles" et parfois de "fausses nouvelles". Deux textes sont nettement au dessus du lot : "L'éveil" de Carole Martinez et "Quelqu'un t'attend" de Marie Nimier. Ces deux auteures nous font pénétrer dans un univers original et magnifiquement écrit. Mais deux sur douze c'est loin de la moyenne  -;)

Ici et là, ou bien ailleurs

 

 

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L'homme dans la vitrine

Publié le par GéHa

L'homme dans la vitrine

"L'homme dans la vitrine" de Kjelle Ola Dahl - Gallimard série noire

Présentation de l'éditeur :

Un matin d'hiver, Reidar Folke Jespersen, antiquaire à Oslo, va se poster dans un café non loin de chez lui.
Après quelques heures d'attente, il aperçoit son épouse qui va retrouver son amant. Ensuite, Jespersen quitte son poste d'observation pour se rendre chez ses frères pour un important rendez-vous d'affaires. La réunion se passe mal et les frères se séparent fâchés. Le lendemain matin, on retrouve le corps sans vie de Jespersen, placé nu dans un fauteuil de la vitrine de son magasin. Le commissaire Gunnarstranda arrive sur les lieux du crime avec l'inspecteur Frank Frolich.
Les indices dont ils disposent ne sont pas nombreux : une série de chiffres tracés au feutre sur le cadavre et des objets volés. L'enquête s'annonce d'autant plus difficile que de nombreuses personnes semblent très contentes de la disparition du vieil homme. Avec L'homme dans la vitrine, Kjell Ola Dahl signe un roman dense et complexe, une histoire d'amour et de vengeance sur laquelle plane l'ombre du passé et des heures les plus sombres de l'histoire norvégienne.

Première page :

"Reidar Folke Jespersen entama ce vendredi 13 de la même manière qu'il avait commencé tous les matins des cinquante dernières années de sa vie qui en comptait déjà soixante-dix-neuf, avec une bouillie d'avoine, dans la cuisine, seul dans la pénombre hivernale du matin, les bretelles pendantes dans son dos, avec les petits tintements rythmés de sa cuillère contre le fond de l'assiette creuse pour tout accompagnement musical de sa solitude. Reidar Folke Jespersen avait des cernes marqués sous ses yeux bleu vif, le menton couvert d'une barbe blanche taillée court et avec soin. Les mains qui tenaient la cuillère étaient épaisses et ridées, avec des veines saillantes qui disparaissaient sous les plis de ses manches de chemise. Ses avant-bras n'auraient pas paru déplacés chez un bûcheron ou un forgeron.

Il n'avait pas faim. Il n'avait jamais eu faim le matin, mais, en homme raisonnable et bien informé, il comprenait la nécessité pour l'estomac de travailler avec quelque chose de solide. Ainsi, il commençait chaque journée par une assiette de bouillie qu'il préparait lui-même. Si on lui avait demandé à quoi il pensait pendant ces minutes-là, il n'aurait su répondre. En mangeant, il se concentrait toujours pour compter le nombre de cuillerées …"

Ce que j'en pense :

L'intrigue est lente, et même un peu poussive. Le rythme s'accélère dans les dernières pages. L'auteur a voulu faire des efforts pour donner un peu d'épaisseur psychologique à ses deux enquêteurs mais c'est quand même un peu faible.

L'homme dans la vitrine

 

 

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