>>>> Marcher dans tes pas
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Présentation de l’éditeur :
" Je suis sur ta clavicule, sur ton poignet, dans tes mains. Je suis dans tes cheveux, sur ton sein, dans tes yeux. Je regarde ta bouche, tes mouvements, ta robe. Je te connais sans te connaître, Enriqueta. "
La vie d'Enriqueta bascule le 18 août 1936, quand, en quelques minutes, elle doit fuir la maison familiale d'Irun menacée par les franquistes. Ce jour-là, elle perd tout.
Quarante ans plus tard, sa petite-fille, Léonor, naît française. Pourtant, lorsqu'une loi espagnole permet aux descendants d'exilés politiques d'obtenir la nationalité perdue, elle décide de la demander. Pourquoi tourner et retourner une terre emplie de fantômes ? Et qui était au juste Enriqueta ?
Tissant souvenirs d'enfance, imaginaire romanesque et regard poétique, Léonor de Récondo se fraie un chemin vers celles et ceux que la guerre civile a voulu effacer. Un livre pour dire l'amour. Et ne jamais oublier.
Première page :
Il fait chaud dans cette cuisine, si chaud. C'est le matin et déjà, tu transpires sur ton fourneau. Tu es inquiète depuis la mi-juillet. Maintenant, tu fronces les sourcils au-dessus de la casserole.
De là où je suis aujourd'hui, un siècle plus tard — je me répète un siècle, sans y croire tout à fait —, je te vois.
Je vois le mouvement de ton front, ce sillon, cette ride d'inquiétude, qui ne se détendra plus. Sauf pour rire parfois. Mais le rire est aussi une déchirure du visage, un coup de canif à la tristesse. Je suis sur ta clavicule, dans tes yeux.
Ce que j’en pense :
C’est une biographie plus qu’un roman. Le récit est touchant et plein d’humanité. On suit les questionnements de l’autrice sur l’exil, sur l’histoire familiale, les racines, la guerre, la langue (espagnol, français, basque)… et finalement sur son identité. L’histoire alterne passé et présent de manière très habile. Des pauses poétiques très émouvantes viennent donner une autre respiration au texte.
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