>>> "Les habitantes" de Pauline Peyrade
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Présentation de l’éditeur :
L’histoire se déroule entre la fin du printemps et celle de l’été, dans un hameau et ses alentours, au cœur de collines couvertes de forêts, de champs et de routes. Emily vit seule avec sa chienne Loyse dans la maison héritée de sa grand-mère. C’est là qu’elle a grandi, quand son père est parti fonder une nouvelle famille. Elle y mène une existence en marge, rythmée par les promenades rituelles, les baignades à l’étang, le travail chez Aude dans la ferme voisine. Un jour, des lettres arrivent, lui signifiant la mise en vente imminente de la maison.
Première page :
Il y a environ cent soixante millions d’années, la terre d’ici baignait dans une mer tiède et peu profonde, peuplée de coraux. Des souches diverses grandissaient les unes près des autres, en bouquets multicolores. À leur mort, certaines devenaient poussière ou plancton. D’autres, aux squelettes calcaires, se changeaient en pierre. Avec le temps, leurs corps minuscules, accumulés, ont formé des falaises. Certaines affleurent, ouvrent les pentes douces des collines, troublent le confort des forêts. La plus grande s’écoule sur une vallée discrète, à peine marquée, quelques dizaines de mètres creusés jusqu’à une petite clairière inondée, cachée dans un pli, abreuvée par une source. Les blocs qui la composent ressemblent à des animaux étranges, dinosaures, baleines bleues sculptées de tatouages, bas-reliefs à moitié gommés, anémones géantes, poulpes à cent tentacules.
Ce que j’en pense :
On retrouve l’écriture très particulière de son livre précédent « L’âge de détruire ». C’est un style très descriptif, pointilliste, assez froid, fait de phrases plutôt courtes. Ce type d’écriture convenait merveilleusement au premier livre mais m’a paru problématique pour ce roman. Il y avait trop de distance prise avec l’héroïne, et par le fait même avec le lecteur.
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