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L'écart

Publié le par GéHa

L'écart

"L'écart" de Amy Liptrot - Pocket

Présentation de l'éditeur :

Dans l'oubli hypnotique des nuits londoniennes, une jeune femme noie sa solitude grâce à l'alcool. Mais au bout de dix ans de fêtes tristes, dix ans d'excès, dix ans perdus, elle est épuisée. Elle retourne alors sur son île natale, au sein de cet archipel des Orcades isolé au nord de l'Écosse. Elle échange la bouteille assassine pour la Thermos de café, la contemplation de la faune interlope pour celle des étoiles et des nuages. Elle se découvre assoiffée de grand large, de grand air, de grande beauté.
Et si le fragile râle des genêts, cet oiseau en voie d'extinction aussi farouche qu'elle, était plus fort qu'il n'y paraît ?

Première page :

Sous les pales vrombissantes d’un hélicoptère prêt à décoller, une jeune femme en chaise roulante serre son nouveau-né dans ses bras tandis qu’un infirmier la conduit vers un homme également en fauteuil, entravé dans une camisole de force, qui arrive en sens inverse sur l’unique piste de l’aéroport.

Tous deux âgés de vingt-huit ans, ils sortent du petit hôpital local, le seul de l’archipel, où ils ont été pris en charge quelques heures auparavant. La femme vient de donner naissance à son premier enfant. L’homme, qui criait et gesticulait de manière incontrôlable, a dû être sanglé et mis sous calmants.

Situées au nord de l’Écosse, entre la mer du Nord et l’océan Atlantique, les îles Orcades sont constamment battues par les vents et frappées par les flots. Quoique très isolées, elles sont dotées de bonnes infrastructures : on y trouve un hôpital, un aéroport, un cinéma, deux établissements d’enseignement secondaire, un supermarché.

Ce que j'en pense :

Ce n’est pas un roman mais plutôt un témoignage autobiographique couplé à un documentaire sur l’archipel écossaise des Orcades. On passe de la dépendance à l’alcool et de sa façon de s’en libérer à de l’ornithologie, de l’astrologie, de la géographie… en passant par le dépliant touristique ! Il n’y a aucune construction romanesque et cela peut sembler un peu décousu. On peut quand même dire que ce livre est bien écrit et que de belles choses sont décrites mais cela ne m’a pas touché profondément. Je suis resté sur le bord.

L'écart

 

 

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Mort de l'écrivain Hubert Mingarelli

Publié le par GéHa

Dans les romans de Mingarelli les hommes sont souvent en errance et il ne se passe pas grand-chose. C’est, pour moi, tout l’intérêt de ce genre de livre : laisser de l’espace au silence, à la suspension, à l’intériorité. Ses livres étaient apaisants et reposants. Certains de ses livres ont pour moi une grande force : "La beauté des loutres", "Une rivière verte et silencieuse", "La dernière neige", "La promesse".

 

Sa dernière interview : 

 

 

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Là où chantent les écrevisses

Publié le par GéHa

Là où chantent les écrevisses

"Là où chantent les écrevisses" de Delia Owens - Seuil

Présentation de l'éditeur :

Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur " la Fille des marais " de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n'est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent.
A l'âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l'abandonne à son tour.
La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie.
Lorsque l'irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même..

Première page :

1969

Un marais n’est pas un marécage. Le marais, c’est un espace de lumière, où l’herbe pousse dans l’eau, et l’eau se déverse dans le ciel. Des ruisseaux paresseux charrient le disque du soleil jusqu’à la mer, et des échassiers s’en envolent avec une grâce inattendue – comme s’ils n’étaient pas faits pour rejoindre les airs – dans le vacarme d’un millier d’oies des neiges.

Puis, à l’intérieur du marais, çà et là, de vrais marécages se forment dans les tourbières peu profondes, enfouis dans la chaleur moite des forêts. Parce qu’elle a absorbé toute la lumière dans sa gorge fangeuse, l’eau des marécages est sombre et stagnante. Même l’activité des vers de terre paraît moins nocturne dans ces lieux reculés. On entend quelques bruits, bien sûr, mais comparé au marais, le marécage est silencieux parce que c’est au cœur des cellules que se produit le travail de désagrégation. La vie se décompose, elle se putréfie, et elle redevient humus : une saisissante tourbière de mort qui engendre la vie.

Le matin du 30 octobre 1969, le corps de Chase Andrews fut retrouvé dans le marécage, qui, sans surprise, l’aurait englouti en silence….

Ce que j'en pense :

C’est un roman dépaysant au vrai sens du terme. Il nous amène au cœur d’un pays marécageux, sauvage, plein de mystère et de merveille. C’est une histoire de solitude et de survie d’une enfant (puis d’une femme) qui a apprivoisé son environnement dans un environnement humain hostile. Livre très agréable, à l’écriture simple et poétique avec juste ce qu’il faut de romance amoureuse et d’intrigue policière mais avec, à la fin, un peu trop de scène de tribunal (les américains ne peuvent pas s’en empêcher !).

Là où chantent les écrevisses

Là où chantent les écrevissesLà où chantent les écrevisses

 

 

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Jour de courage

Publié le par GéHa

Jour de courage

"Jour de courage" de Brigitte Giraud - Flammarion

Présentation de l'éditeur :

Lors d’un exposé en cours d’histoire sur les premiers autodafés nazis, Livio, 17 ans, retrace l’incroyable parcours de Magnus Hirschfeld, ce médecin juif-allemand qui lutta pour l’égalité hommes-femmes et les droits des homosexuels dès le début du XXe siècle. Homosexuel, c’est précisément le mot que n’arrive pas à prononcer Livio : ni devant son amie Camille, dont il voit bien qu’elle est amoureuse de lui, ni devant ses parents. Magnus Hirschfeld pourrait-il parler pour lui ? Sous le regard interdit des élèves de sa classe, Livio accomplit alors ce qui ressemble à un coming out.
Deux histoires se mêlent et se répondent pour raconter ce qu’est le courage, celui d’un jeune homme prêt à se livrer, quitte à prendre feu, et celui d’un médecin qui résiste jusqu’à ce que sa bibliothèque de recherche soit brûlée vive. À un siècle de distance, est-il possible que Magnus Hirschfeld et Livio se heurtent à la même condamnation ?

Première page :

"Il y avait eu cette matinée, pendant laquelle Livio avait longuement pris la parole. Il avait bravé le regard de tous, debout pendant une heure sur l’estrade, et n’avait pas dévié de son cap quand il avait raconté l’existence et le combat de Magnus Hirschfeld, dont personne dans la classe n’avait entendu parler. Mais cela lui importait peu, il avait été brillant et ncroyablement gonflé, comme s’il n’avait plus rien à perdre. Ses yeux étaient cernés de la nuit sans sommeil qu’il venait de passer, il avait décidé de bousculer chacun et de rompre avec cette image de garçon convenable qui lui collait à la peau. On ne l’avait jamais vu si déterminé, si libre. Alors que les recherches pour retrouver Livio viennent de prendre fin, on doit admettre qu’il lui fallait tout dire. …"

Ce que j'en pense :

L’autrice a beaucoup de talent pour décrire les tourments d’un jeune qui découvre son homosexualité. C’est habile de mêler ces deux histoires à presque 100 ans d’écart. C’est émouvant, juste et efficace comme toujours chez Brigitte Giraud. En refermant le livre on se dit, avec une pointe de tristesse, que peu de choses ont vraiment changé dans la famille, dans la société pour accepter les différences.

Jour de courage

Jour de courageJour de courageJour de courage

 

 

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La meute

Publié le par GéHa

La meute

"La meute" de Thomas Bronnec - Les Arènes

Présentation de l'éditeur :

Un vieux président défait qui n’arrive pas à raccrocher et prépare son retour à l’occasion des prochaines élections : François Gabory. Face à lui, Claire Bontems, une jeune ambitieuse qui tente de faire main basse sur la gauche radicale en passant par-dessus les appareils politiques, aidée par Catherine Lengrand, la soeur de François Gabory.

Le choc de deux ambitions. Le choc de deux générations. Le choc de deux visions de la gauche. Et dans cette guerre sans merci, les rumeurs sexuelles, hypertrophiées par les réseaux sociaux. Dans cette ère où les fake news entrent par effraction dans le débat public, la frontière entre la vérité et le mensonge s’estompe aussi rapidement que les souvenirs. Et si, dans la France post « balance ton porc », le clivage politique n’opposait plus la droite et la gauche, ni les patriotes et les mondialistes, mais les hommes et les femmes ?

Première page :

À pleine vitesse, les essuie-glaces ne peuvent rien contre les gouttes kamikazes qui cognent le pare-brise. Dans l'habitacle, personne ne parle. La visibilité ne dépasse pas dix mètres. En face, les lumières habillent des formes indistinctes. Les plus hautes sont les plus faibles aussi. Des camions par grappes, qui transportent des voitures depuis les usines alentour. L'allure du véhicule ne faiblit pas.

À l'arrière, François Gabory sourit. C'est reparti. Seul contre tous, ou presque. Devant lui, la nuit noire et, irrégulièrement disséminés, les panneaux de signalisation sur le bas-côté, illuminés par ces phares blancs qui jouent les éclaireurs.

Coulevon.

Genevrey.

Visoncourt.

Les noms de communes s'enchaînent. En sourdine, le brouhaha de la radio. Peut-être France Inter. Il les aimait bien ces humoristes-là. …

Ce que j'en pense :

On voit bien que l’auteur connaît ce milieu où politiques et journalistes nagent comme des poissons dans l’eau. On croit reconnaître quelques éléments de l’actualité, on peut même se risquer à mettre de vrais noms derrière les personnages. On se dit que ce livre est une belle peinture de notre société et de nos mœurs politiques actuelles. Mais je pense que l’auteur se disperse auprès de trop nombreux personnages. j’aurai préféré qu’il se centre sur l’un des principaux protagonistes.

La meute

La meute

 

 

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De pierre et d'os

Publié le par GéHa

De pierre et d'os

"De pierre et d'os" de Bérengère Cournut" - Le Tripode

Présentation de l'éditeur :

Dans ce monde des confins, une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune femme inuit de sa famille. Uqsuralik se voit livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Elle n’a d’autre solution pour survivre que d’avancer, trouver un refuge. Commence ainsi pour elle, dans des conditions extrêmes, le chemin d’une quête qui, au-delà des vastitudes de l’espace arctique, va lui révéler son monde intérieur.
Deux ans après son roman Née contente à Oraibi, qui nous faisait découvrir la culture des indiens hopis, Bérengère Cournut poursuit sa recherche d’une vision alternative du monde avec un roman qui nous amène cette fois-ci dans le monde inuit. Empreint à la fois de douceur, d’écologie et de spiritualité, De pierre et d’os nous plonge dans le destin solaire d’une jeune femme eskimo. 

Première page :

"C'est la troisième lune depuis que le soleil a disparu derrière la ligne d'horizon — et la première fois de ma vie que j'ai si mal au ventre. Me décoller du corps chaud de ma sœur et de mon frère, me dégager des peaux qui nous recouvrent, descendre de la plate-forme de glace.

Sous son dôme, ma famille ressemble à une grosse bête roulée sur elle-même. D'ordinaire, je respire comme tous du même grognement de mon père, mais cette nuit une douleur me déchire et m'extraie. Enfiler un pantalon, des bottes, une veste - me glisser hors de la maison de neige.

L'air glacé entre dans mes poumons, descend le long de ma colonne vertébrale, vient apaiser la brûlure de mes entrailles. Au-dessus de moi, la nuit est claire comme une aurore. La lune brille comme deux couteaux de femme assemblés, tranchants sur les bords. Tout autour court un vaste troupeau d'étoiles.

La lumière faible et bleutée qui tombe du ciel révèle sous moi un liquide sombre et visqueux. J'approche mon nez de la neige : on dirait que mon ventre délivre du sang et des foies d'oiseaux. Qu'est-ce encore que cela ?"

Ce que j'en pense :

C’est un livre qui promettait beaucoup mais qui, au final, me déçoit un peu. C’est plus un livre d’anthropologue qu’un véritable roman. C’est vrai qu’on apprend énormément sur la vie et les croyances des Inuits et c’est souvent intéressant…Mais j’avoue que toutes ces histoires de chamanisme ont fini par me lasser. De plus, la partie poétique n’est pas toujours de grande qualité. (Il serait très drôle de voir comment des « vegans » pourraient lire ce livre et survivre dans ces régions :-)).

De pierre et d'os

De pierre et d'os

 

 

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Ecrire serait l'épicentre du jour

Publié le par GéHa

Ecrire serait l'épicentre du jour

"Ecrire serait l'épicentre du jour" de Marie-Hélène Lafon et Claire Angelini - Créaphis

Présentation de l'éditeur :

Un dialogue, deux écritures. Des moments d’été.
Dans le Cantal, Marie-Hélène Lafon les note par le menu, dans un vrai-faux journal en treize fragments. Un motif par fragment et une poignée de motifs, un panier d’osier, un hélicoptère, des chaises-longues, un paysan-maçon, un blaireau, un mot, surgis jour après jour de l’inépuisable réel.
Dans le Jura, Claire Angelini saisit dans neuf dessins des morceaux de ce même été et propose une vision graphique, à la fois observation et interprétation.
Les étés débordent, les vies débordent, sont mêlées, emmêlées. Les coutures de l’autobiographie craquent. 
Le 14 juillet 2016, sur la promenade des Anglais, troue la quiétude paisible et attentive des mots
et des signes graphiques.
Il les imbibe de sang.
Le livre devient.
Le rouge est mis.

Extraits :

Ecrire serait l'épicentre du jour

 

 

 

 

 

 

Les mouches sont à la page, elles ne quittent guère l’écran de mon ordinateur, plus encore que la page du carnet ; elles glissent à la surface des mots ; s’immiscent, insistent, caracolent, en redemandent, persévèrent, récidivent. Elles arpentent le vaste monde et choisissent finalement d’atterrir sur le dos de ma main droite, ou sur mon large front bombé qui permet et promet maints riants ébats. Elles sont bonnes filles et s’offrent sans mégoter à la fatidique accolade de la tapette, rose ou rouge, que brandissent mes visiteurs exaspérés ou délicats de l’épiderme.

 

Ce que j'en pense :

C'est un bel objet mais un peu décevant. J'ai lu beaucoup de textes de Marie Hélène Lafon qui étaient bien supérieurs à ceux ci. Les dessins à l'encre de Chine de Claire Angelini, en revanche, sont impressionnants.

Ecrire serait l'épicentre du jour

Ecrire serait l'épicentre du jour

 

 

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Nos mères

Publié le par GéHa

Nos mères

"Nos mères" de Antoine Wauters - Verdier

Présentation de l'éditeur :

Dans un pays du Proche-Orient, un enfant et sa mère occupent une maison jaune juchée sur une colline. La guerre vient d’emporter le père. Mère et fils voudraient se blottir l’un contre l’autre, s’aimer et se le dire, mais tandis que l’une arpente la terrasse en ressassant ses souvenirs, l’autre, dans le grenier où elle a cru opportun de le cacher, se plonge dans des rêveries, des jeux et des divagations que lui permet seule la complicité amicale des mots.
Soudain la guerre reprend. Commence alors pour Jean une nouvelle vie, dans un pays d’Europe où une autre mère l’attend, Sophie, convaincue de trouver en lui l’être de lumière qu’elle pourra choyer et qui l’aidera, pense-t-elle, à vaincre en retour ses propres fantômes.
Ce texte, cruel et tendre à la fois, est avant tout le formidable cri d’un enfant qui, à l’étouffement et au renoncement qui le menacent, oppose une affirmation farouche et secrète de la vie. C’est ce dur apprentissage, fait d’intuition et de solitude, qui lui ouvrira plus tard des perspectives insoupçonnées.

Extrait :

"Tout bas, nous, en attendant qu’elles rentrent, on plante dans le ciel les racines du rêve et on voit apparaître, au loin, puis tout près, la même petite fille triste.
La même magnifique petite fille.
Elle descend des séries d’escaliers devant chez Nisrine la marchande de jouets, les descend et les remonte les genoux couverts de bleus. Et dans son regard, malheur, on sait qu’il n’y a personne. Nulle part on ne l’attend.
Nos mères, toujours aux portes de nos pensées, nous disent que nous la rencontrerons bientôt, cette petite fille, à la fin de l’été c’est sûr, quand on se séparera, elles et nous, elles et moi. Car il faudra qu’on y arrive disent-elles, à se séparer, à ce que tu me quittes…
Mais nos mères ne pensent pas ce qu’elles disent et ce qu’elles disent, évidemment, en est la preuve, alors nous gardons le silence et nous sourions encore."

Ce que j'en pense :

Ce livre nous montre d’abord comment l’enfant peut résister à la guerre, à la solitude, au changement de pays (de mère !) en s’inventant des histoires, des personnages. Puis, grâce à l’amour et à l’écriture l’enfant grandit et peut affronter le monde. L’écriture de l’auteur est magnifique, à la fois poétique, lyrique mais aussi très concrète et sensuelle. Pour mieux apprécier ce livre et se laisser emporter par l’imaginaire de l’enfant il serait souhaitable de ne pas lire la quatrième de couverture qui en dit trop.

Nos mères

Nos mèresNos mèresNos mères

 

 

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Vous n'aurez pas ma haine

Publié le par GéHa

Vous n'aurez pas ma haine

"Vous n'aurez pas ma haine" de Antoine Leiris - Livre de poche

Présentation de l'éditeur :

Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre 2015, assassinée au Bataclan. Accablé par la perte, il n'a qu'une arme  : sa plume. À l'image de la lueur d'espoir et de douceur que fut sa lettre «Vous n'aurez pas ma haine», publiée sur Facebook quelques jours après les attentats, il nous raconte ici comment, malgré tout, la vie doit continuer.
C'est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu'il nous offre.

Première page :

"13 novembre, 22 h 37

Melvil s’est endormi sans un bruit, comme d’habitude lorsque sa maman n’est pas là. Il sait qu’avec papa les chansons sont moins douces et les câlins moins chauds, alors il n’en demande pas plus. Pour me tenir éveillé jusqu’à ce qu’elle revienne, je lis. L’histoire d’un romancier enquêteur qui découvre qu’un romancier assassin n’a en fait pas écrit le roman qui lui avait donné envie de devenir romancier. De retournement en retournement, je découvre que le romancier assassin n’a en fait tué personne. Tout ça pour ça. Mon téléphone posé sur la table de nuit retentit.

"Coucou, tout va bien? Vous êtes chez vous?"

Je n'ai pas envie d'être dérangé. Je déteste ces messages qui ne disent rien. Pas de réponse."

Ce que j'en pense :

Difficile de parler de ce livre tellement il est émouvant, fort et rempli d'amour. Lisez-le !

Vous n'aurez pas ma haine

Vous n'aurez pas ma haineVous n'aurez pas ma haineVous n'aurez pas ma haine

 

 

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Formica

Publié le par GéHa

Formica

"Formica" de Fabcaro - 6 pieds sous terre

Présentation de l'éditeur :

C’est dimanche, c’est le jour du repas en famille, tout le monde est ravi de se retrouver ensemble autour de la table. Alors que tout est prévu pour faire de ce rendez-vous un moment d’amour et de partage surgit tout à coup la question à laquelle personne n’avait pensé : De quoi on pourrait parler ? Formica est construit comme une pièce de théâtre, avec une unité de lieu et de temps, et découpé en trois actes. Tragique. Mais pas que...

Extrait :

Formica

Ce que j'en pense :

A offrir de toute urgence avant de participer à un repas de famille....Tout le monde n'aura pas le même sens de l'humour... C'est absurde, piquant, désopilant, surréaliste... mais toujours très juste pour se moquer de nos travers!

Formica

FormicaFormicaFormica

 

 

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