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Orphelines

Publié le par GéHa

Orphelines

"Orphelines" de Franck Bouysse - Moissons noires

Présentation de l'éditeur :

Une ambiance sombre et pesante s'est installée dans la ville.
Un criminel tapi dans l'ombre observe et s'amuse avec deux flics qui le poursuivent. Crime après crime, Bélony et Dalençon voient ce meurtrier leur glisser entre les doigts;
La noirceur de son âme ne fait aucun doute depuis qu'un corps de femme massacré a été découvert...

Première page :

Depuis deux jours, le cœur d'Emma avait régulièrement ralenti son rythme, puis s'était finalement arrêté sans que personne ne trouve opportun de changer quoi que ce soit à cet ordre des choses-là. Parce que, au fond, rien n'avait changé. La même immobilité. La vie en moins.

Et pourtant, après la nouvelle de la mort de sa femme, Bélony avait eu le sentiment de se retrouver seul au monde. Plus qu'un sentiment. La confrontation brutale avec un espoir détruit.

Il avait acheté une concession suffisamment grande dans un cimetière, au nord de la ville, pour pouvoir y loger à trois. Mathilde, sa fille, avait été la première à descendre les marches, tuée sur le coup dans l'accident de voiture qui venait aussi de coûter la vie à sa femme, après des années de coma; lui, ce serait pour plus tard. Cet ordre-là. Réunis. Qu'est-ce qui pouvait bien être réuni dans le néant? Sûrement pas la douleur. Alors, quoi ?

Ce que j'en pense :

C’est un bon roman noir qui se laisse lire, avec ce qu’il faut de noirceur, de mystère et de suspens. Mais ce livre est un peu décevant quand on a lu d’autres titres de l’auteur, comme « Grossir le ciel », « Glaise » ou « Né d’aucune femme ». Contrairement à ceux-ci, dans « Orphelines » la forme prend largement le dessus sur le fond : excès de phrases très courtes, phrases nominales, utilisation superflue de verbes à l’infinitif…On suit donc l’intrigue mais sans la force et la profondeur auxquelles Bouysse nous avait habitué.

Orphelines

Orphelines

 

 

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Black Coffee

Publié le par GéHa

Black Coffee

"Black Coffee" de Sophie Loubière - Pocket

Présentation de l'éditeur :

Narcissa, Oklahoma, juillet 1966. Un jour de grand beau temps, un homme fut pris d'un coup de folie. Il égorgea une femme dans une maison et poignarda une petite fille dans le jardin. Il laissa pour morte une mère de famille et son fils, puis repartit à bord d'une Ford Mustang, couvert de sang. Été 2011. Une Française, Lola Lombard, part à la recherche du père de ses deux enfants, volatilisé sur la route 66. Sa seule piste : un cahier que son mari lui aurait envoyé et qui pourrait bien être la preuve de l'existence d'un des plus ahurissants criminels que les États-Unis aient connu... et dont le chemin traversait déjà la petite ville de Narcissa à l'été 1966

Première page :

Juillet 1966

Narcissa, Oklahoma 

Courbées sur la route, les branches de genévrier offraient leurs aiguilles bleutées aux rayons du soleil avec pudeur. Revêtement de fortune pour une voie en désuétude, de la caillasse ocre tapissait le chemin. La East Road 150 croisait la South 540 un peu avant Narcissa : on avait bâti là une maison en bois, au toit sombre et aux murs gris. Enveloppée d’arbustes et de buissons, elle ronronnait dans la tiédeur du jour. Fichée de l’autre côté de la route, une boîte aux lettres en tôle ondulée clouée sur un bâton cuisait en son ventre un prospectus vantant les mérites d’une nouvelle huile pour friture.

Ce que j'en pense :

Ce récit (un peu long, 600 pages) est très bien maitrisé. L’autrice nous tient en haleine jusqu’au final. Et, ce qui ne gâte rien, l’écriture est magnifique, les personnages sont bien campés et assez crédibles. Sophie Loubière sait nous faire découvrir de l’intérieur cette route mythique qui traverse une grande partie des États-Unis. Je pense que je vais me procurer assez rapidement la suite : « White coffee ».

Black Coffee

Black CoffeeBlack Coffee

 

 

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Mort de l'écrivain Luis Sepulveda

Publié le par GéHa

Mort de l'écrivain Luis Sepulveda

L'écrivain chilien Luis Sepùlveda est décédé à l'âge de 70 ans, du Covid-19. Auteur du roman à succès "Le Vieux qui lisait des romans d'amour", son œuvre était marquée par l'expérience de l'exil et ses combats pour les droits de l'Homme.

"La littérature permet d'être la voix d'anonymes qui n'ont pas la possibilité de se faire entendre" soutenait Luis Sepúlveda sur France Culture en 2012.

Né en 1949 à Ovalle au Chili, Luis Sepúlveda s'est engagé dès l'âge de 12 ans dans les Jeunesses communistes. Il sera emprisonné pendant deux ans et demi sous la dictature d'Augusto Pinochet. Libéré en 1977 grâce à l'intervention d'Amnesty International, Luis Sepúlveda s'engage pour la défense des communautés indiennes et voyage dans toute l'Amérique latine : Colombie, Equateur, Pérou, Nicaragua… Sa rencontre avec les Indiens Shuars en 1978 dans le cadre d'une mission sur "l'impact de la colonisation sur les populations amazoniennes" avec l'Unesco, inspirera le thème et les paysages de son premier roman.

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Le monde d'après selon Thomas Vinau

Publié le par GéHa

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L'archipel des larmes

Publié le par GéHa

L'archipel des larmes

"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe - Calmann Lévy

Présentation de l'éditeur :

Une nuit de février 1944, à Stockholm, une mère de famille est retrouvée morte chez elle, clouée au sol. Trente ans plus tard, plusieurs femmes subissent exactement le même sort.

Dans les années 80, le meurtrier récidive mais ce n’est qu’aujourd’hui que des indices refont surface.

Britt-Marie, Hanne, Malin…

À chaque époque, une femme flic se démène pour enquêter, mais les conséquences de cette traque pourraient s’avérer dévastatrices.

L’Archipel des larmes, magistralement construit, nous fait traverser les décennies suédoises en compagnie de femmes hors du commun, avides de justice, et déterminées à arrêter ce monstre.

Première page :

Le garçonnet, qui ne peut pas avoir plus de cinq ans, est affublé de nippes et ses cheveux sales grouillent de poux.

— Où habite ta tante ? essaie encore Elsie.

Le garçon ne répond pas. Il pince les lèvres et baisse les yeux sur ses chaussures élimées.

Sa mère, Sara la folle, est en train de cuver son vin à la maison d’arrêt, au département des femmes. Il n’a pas de père. Ça, ils le savent tous, aussi bien Elsie que les agents qui ont traîné Sara au commissariat de police de la rue Mäster Samuelsgatan il y a moins d’une heure.

Deux hommes en civil longent l’étroite allée qui mène aux appartements des policiers célibataires attenants au commissariat. Elle reconnaît vaguement l’un d’entre eux. On murmure qu’il travaille pour les services de la Sûreté générale, chargés d’identifier les menaces qui pèsent sur la nation. Mais on ne peut en parler tout haut, même ici, au commissariat.

Les hommes disparaissent, laissant derrière eux une légère odeur de cigarette. Le petit racle le sol de ses semelles et Elsie soupire. Elle a tout essayé – la douceur, la prévenance, le lait chaud. Le garçon a même goûté les gâteaux aux amandes que les agents ont rapportés ce matin de la boulangerie rue Drottninggatan. En vain.

La vue de l’enfant lui fait penser à la famille qui aurait pu être la sienne.

Elle avait un fiancé, Axel. Un homme du Norrland, grand comme un ours avec un cœur d’or. ...

Ce que j'en pense :

Imaginez que vous n'ayez rien d’autre à lire pendant le confinement et que vous preniez ce livre. Bien sûr vous le terminerez. C’est le seul mérite que j’accorde à ce roman : m’avoir « occupé ». Pour le reste, c’est répétitif, très mal écrit (ou mal traduit… ou les deux). Les personnages n’ont aucune épaisseur et leurs histoires personnelles sont si semblables que cela en devient parfois proche du ridicule. Il ne suffit pas que l’auteure ait pour prénom Camilla et que ce soit un polar suédois ! A oublier !

L'archipel des larmes

 

  

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Une citation d'Erri de Luca

Publié le par GéHa

 

« Basta che ce sta ‘o sole, basta che ce sta ‘o mare… » Il suffit qu’il y ait le soleil, il  suffit qu’il y ait la mer. Ce n’est pas une thérapie reconnue, mais c’est bon pour l’âme de se mettre au balcon et de se laisser baigner de lumière. (Erri de Luca)

Chaque jour, durant cette période de crise, « Tracts » publie, sous forme numérique, des textes brefs et inédits d’auteurs déjà publiés dans la collection ou se sentant proches de celle-ci. Ces textes sont proposés gratuitement en téléchargement aux lecteurs 

https://tracts.gallimard.fr/fr/t/collection-544519

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Richesse oblige

Publié le par GéHa

Richesse oblige

"Richesse oblige" de Hannelore Cayre - Métailié

Présentation de l'éditeur :

Dans les petites communautés, il y en a toujours un par génération qui se fait remarquer par son goût pour le chaos. Pendant des années l’engeance historique de l’île où je suis née, celle que l’on montrait du doigt lorsqu’un truc prenait feu ou disparaissait, ça a été moi, Blanche de Rigny. C’est à mon grand-père que je dois un nom de famille aussi singulier, alors que les gens de chez moi, en allant toujours au plus près pour se marier, s’appellent quasiment tous pareil. Ça aurait dû m’interpeller, mais ça ne l’a pas fait, peut-être parce que notre famille paraissait aussi endémique que notre bruyère ou nos petits moutons noirs… Ça aurait dû pourtant…

Au XIXe siècle, les riches créaient des fortunes et achetaient même des pauvres afin de remplacer leurs fils pour qu’ils ne se fassent pas tuer à la guerre. Aujourd’hui, ils ont des petits-enfants encore plus riches, et, parfois, des descendants inconnus toujours aussi pauvres, mais qui pourraient légitimement hériter ! La famille de Blanche a poussé tel un petit rameau discret au pied d’un arbre généalogique particulièrement laid et invasif qui s’est nourri pendant un siècle et demi de mensonges, d’exploitation et de combines. Qu’arriverait-il si elle en élaguait toutes les branches pourries ?

Première page :

– Est-ce que tu crois que c’est une tenue correcte, ça, pour un enterrement ?

– Ben c’est mon plus beau survêt… Celui en velours ! Et toi, tu t’es vue ? On dirait… Mais, on s’en fout, non ?

Elle avait raison, Hildegarde, on s’en foutait. Nous avions l’air de deux shlagues, c’est vrai, mais quoi que nous choisissions de porter, de toute façon, tout le monde nous regarderait de travers. 

Il y avait Juliette, ma fille, en vert kaki, qui était dans sa période tenue de camouflage. Pistache et Géranium, nos deux clébards hideux sans laisse ni collier avec des nœuds autour du cou. Hildegarde en survêtement noir en velours, donc, pour faire chic, avec des Nike noires taille 46 sur lesquelles elle avait dû passer un vague chiffon pour enlever la poussière. Et enfin moi avec mes nouvelles orthèses japonaises en titane qui me permettaient de me passer de mes béquilles. Pour le moment ma démarche ressemblait peu ou prou au pas de l’oie, mais ça s’améliorait de jour en jour. C’est sûr que tout ça détonnait au cimetière du Trocadéro, là où les de Rigny avaient leur caveau entre la famille Dassault et la famille Bouygues. 

Vu que j’avais acheté l’encart le plus cher du Figaro pour annoncer en grande pompe le décès de tata, beaucoup de personnes étaient venues, mais aucune d’elles ne nous avait saluées. Mieux, il s’était créé entre ces gens et nous trois un vide, une sorte de cordon sanitaire …

Ce que j'en pense :

C’est un livre rempli d’une saine indignation. L’autrice ne se gène pas pour dire ce qu’elle a à dire sur ceux qui accaparent la richesse. Le personnage de Blanche est très sympathique et le parallèle entre les années 1870 et l’époque actuelle est intéressant. Entre autre, cela nous permet de découvrir le système du remplacement militaire. C’est un roman de rebelle, de rébellion avec, il faut le reconnaître, des parties un peu moins crédibles… un bon livre mais j’ai préféré « La daronne ».

Richesse obligeRichesse obligeRichesse oblige

 

 

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Cinq cartes brûlées

Publié le par GéHa

Cinq cartes brûlées

"Cinq cartes brûlées" de Sophis Loubière - fleuve noir

Présentation de l'éditeur :

Laurence Graissac grandit aux côtés de son frère, Thierry, qui prend toujours un malin plaisir à la harceler et à l'humilier. Du pavillon sinistre de son enfance à Saint-Flour, elle garde des blessures à vif, comme les signes d'une existence balayée par le destin. Mais Laurence a bien l'intention de devenir la femme qu'elle ne s'est jamais autorisée à être, quel qu'en soit le prix à payer. Le jour où le discret docteur Bashert, en proie à une addiction au jeu, croise sa route, la donne pourrait enfin changer...

Thriller psychologique d'une rare intensité, Cinq cartes brûlées va vous plonger au cœur de la manipulation mentale. De celle dont on ne revient jamais indemne.

Première page :

En lui se répandait une onde miraculeuse, une extase si intense que sa perception du temps et de l’espace en était modifiée. Il lui semblait qu’elle affectait aussi la chambre, en resserrait les murs, irradiant sol et plafond d’une prodigieuse clarté. Il jouissait, agrippé aux hanches de sa partenaire, debout contre le lit, dans ce mouvement alternatif et violent. Ses muscles se relâchèrent et il s’affala sur le matelas.

C’était presque aussi fort que la première fois, opéré avec moins de maladresse. Cette femme transcendait ses défaillances. Au creux de sa chevelure, il puisait l’ombre et la lumière, noyait ses doutes, ses certitudes.

— Tu as aimé ?

Leur premier rapport sexuel complet.

— Dis-moi, tu as joui ?… Un peu ?

Allongée près de lui, elle garda le silence. Lorsque les portes de l’ascenseur se refermaient sur eux tout à l’heure, elle lui avait glissé à l’oreille :

— Je t’ai apporté quelque chose.

Un cadeau. Il s’était senti crétin d’être venu les mains vides. Ils n’en étaient qu’à leur troisième rendez-vous et elle le surprenait avec un cadeau. En entrant dans la chambre d’hôtel, au miroir fixé à la porte coulissante de la penderie, son propre reflet l’avait frappé : à la place de son visage se dessinait une autre figure...

Ce que j'en pense :

 C'est très bien écrit, comme d'habitude chez Sophie Loubière. L'autrice nous fait pénétrer dans la vie d'une femme qui nous apparaît d'abord comme victime, avec des scènes parfois dérangeantes avec son frère. Puis, insidieusement, quelque chose nous questionne autour de son comportement, de ses rencontres.... jusqu'au final qui "boucle" le livre. C'est du bon travail mais qui me parait un peu froid (c'est sans doute voulu), et cela m'a empêché de "rentrer" complètement dans l'histoire.

Cinq cartes brûlées

Cinq cartes brûlées

 

 

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Chacun pour soi

Publié le par GéHa

Chacun pour soi

"Chacun pour soi" de Claude Bourgeyx - Le Castor Astral

Présentation de l'éditeur :

Mosaïque de vies, le livre présente des personnages du quotidien, qui s’interrogent et forcent à nous questionner. Dans la continuité de Des gens comme ça, Claude Bourgeyx expérimente, à travers les dialogues, les tourments de personnages faisant face à des événements tantôt tragiques, tantôt absurdes, souvent drôles. Alternants conversations troublantes et déclarations comiques, l’auteur se situe dans un univers entre Lewis Carroll et Topor, entre humour noir et non-sens, surréalisme et fantastique.

Première page :

LA VIE

- La vie, parfois, vous savez...

- Je ne suis pas sûr de savoir. Que faudrait-il donc que je sache ?

- Ce mélange de tragique et de légèreté...

- Oui, bien sûr.

- La vie, toujours tragiquement inachevée...

- Si vous pouviez être plus explicite, ça m'arrangerait.

- Les épreuves qu'elle inflige, les orages qui s'abattent...

- D'accord, mais où voulez-vous en venir ? Essayez au moins de faire une phrase complète.

- La vérité se niche souvent dans les points de suspension d'une phrase sans fin. Les points de suspension en disent long pour peu que l'on tende l'oreille.

- Si vous avez quelque chose à dire sur la vie, dites-le clairement. Là, je n'entends rien à ce que vous semblez vouloir me faire comprendre.

- Penser au temps vécu, nier sa fuite, essayer de cultiver l'instant. Difficile.

- Je vous en prie, épargnez-moi ce soliloque nourri d'un tissu de banalités....

Ce que j'en pense :

Une série de petites scènes dialoguées, entre absurde, ironie, férocité à l’humour souvent grinçant. Tous les textes ne sont pas au même niveau, si une bonne moitié nous fait rire (souvent jaune), les autres peuvent un peu tomber à plat et ne nous arrachent qu’une moue dubitative.

Chacun pour soi

Chacun pour soi

 

 

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Jacques et la corvée de bois

Publié le par GéHa

Jacques et la corvée de bois

 "Jacques e tla corvée de bois" de Marie-Aimée Lebreton - Buchet-Chastel

Présentation de l'éditeur :

Jacques est un jeune appelé du 35e régiment, un de ces hommes envoyés en Algérie dans les années 1959-1960 pour accompagner la transition après les années de guerre, se faire les dents et devenir des hommes, leur dit-on. Il laisse derrière lui son père, et surtout celle qu’il aime, Jeanne, qui reste tout près, en pensée, tout au long de son exil. Là-bas, en Algérie, Jacques retrouve son ami d’enfance, François, un jeune officier plein d’assurance, qui viendra, juste après la proclamation de l’indépendance, rappeler lors d’une cérémonie officielle le sens de l’engagement militaire et les valeurs patriotiques, comme pour mieux organiser l’occultation de l’horreur qui vient de se dérouler. Jacques ne reconnaît plus son ami, devenu un étranger pour lui. Que fera-t-il de son sentiment de trahison ?

Première page :

« Quelqu’un de bien », avait noté Mangano quand la commission lui avait demandé son avis. C’était à cause de son attitude réservée, des joues trop creuses, une déformation congénitale qui rendait son aspect singulier. À part ça, une bonne éducation, le sens du devoir et une attitude respectueuse à l’égard de toute forme d’autorité.

Ce n’était pas facile de recruter parmi les jeunes appelés. À ce stade, il valait mieux ne pas se tromper.

Ces derniers temps, l’armée française avait perdu beaucoup d’hommes et quand il avait accepté la mission, Mangano s’était juré de ne rien laisser passer.

Ce que j'en pense :

Ce livre aborde une période assez noire de l’histoire de France en Algérie. On rentre dans ce livre en suivant un jeune homme plutôt effacé et assez « taiseux ». La forme du récit, par petites touches très courtes, semble intéressante, au moins dans les premières pages. Mais l’intérêt faiblit au fil de l’histoire. De plus la lecture n’en ai pas toujours fluide et cela est du au style de l’autrice qui parait, à mon avis, souvent hésitant et même confus. Dommage !

Jacques et la corvée de bois

 

 

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