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Mon désir le plus ardent

Publié le par GéHa

Mon désir le plus ardent

"Mon désir le plus ardent" de Pete Fromm - Gallmeister

Présentation de l'éditeur :

Maddy s’était juré de ne jamais sortir avec un garçon du même âge qu’elle, encore moins avec un guide de rivière. Mais voilà Dalt, et il est parfait. À vingt ans, Maddy et Dalt s’embarquent dans une histoire d’amour qui durera toute leur vie. Mariés sur les berges de la Buffalo Fork, dans le Wyoming, devenus tous deux guides de pêche, ils vivent leur passion à cent à l’heure et fondent leur entreprise de rafting dans l’Oregon. Mais lorsque Maddy, frappée de vertiges, apprend qu’elle est enceinte et se voit en même temps diagnostiquer une sclérose en plaques, le couple se rend compte que l’aventure ne fait que commencer.

Première page :  

Les coups d’oeil. Les regards ébahis. Les œillades furtives. Ils plongent Dalt dans une fureur biblique. À deux doigts du châtiment divin. Du calme mon grand, ce n’est pas pour moi. Une vieille chouette en fauteuil roulant, le bras secoué de spasmes ? Ils en ont vu d’autres. Allons, allons. Ce qui fait tourner les têtes, ce qui décroche les mâchoires, c’est Dalt en train de pousser le fauteuil. Dalt, l’inspiration originelle du David de Michel-Ange, maqué avec cette harpie ? Évidemment qu’ils nous fixent, évidemment qu’ils se posent des questions. Je m’en pose bien, moi.

Mais si je suis dans un bon jour, que les mots glissent facilement le long de mes synapses en loques, je leur dis :

— Et encore, ça, ce n’est rien. Vous devriez nous voir au lit.

Voilà qui leur en bouche un coin.

Je devrais avoir dépassé ce stade, mais je ne sais pas comment réagir autrement : défier le destin, faire comme si de rien n’était. Rien qui puisse nous séparer, jamais.

Tous ces inconnus ne voient que les tics, le fauteuil, le pauvre homme en sueur derrière, préposé aux poignées. Mais lorsque ma respiration flanche, qu’il me faut trouver une chose à laquelle me raccrocher pour me convaincre que nous aurons toujours la force d’avancer, je retourne à mon point d’ancrage : le lendemain de notre première nuit ensemble. Aujourd’hui encore, quand je me rappelle combien j’étais éblouie, combien j’osais à peine y croire, j’en ai le souffle court.

Ce que j'en pense :

J'avais commencé ce livre il y a quelques mois et je l'avais abandonné après une trentaine de pages : je n'étais pas touché par le personnage de Maddy, pas vraiment intéressé par ces histoires de rafting, un peu perturbé par le style et la façon de conduire l'histoire... Je l'ai repris et là, miracle! j'ai été captivé. Magnifique histoire d'amour... sans aucune niaiserie et avec une belle dose d'humour... malgré toutes les épreuves subies. C'est un livre que l'on n'oublie pas et qui donne beaucoup d'énergie et de force.... Donc, si comme moi vous êtes un peu déstabilisé par le début n'abandonnez surtout pas vous passeriez à côté d'un très bon roman.

Mon désir le plus ardent

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Marche blanche

Publié le par GéHa

Marche blanche

"Marche blanche" de Claire Castillon - Gallimard

Présentation de l'éditeur :

Hortense, une fillette de quatre ans, a disparu. Ses parents survivent au drame, entre enquête, espoir et résignation. Dix ans après, de nouveaux voisins emménagent dans la maison d’en face. Leur fille a quatorze ans, exactement l’âge qu’aurait Hortense, et une petite cicatrice sur la lèvre, comme celle de la fillette disparue… Il n’en faut pas plus à la mère pour reconnaître sa fille.

Un roman haletant, d’une grande justesse psychologique. Le style implacable de Claire Castillon impose de bout en bout la logique glaciale d’une mère délirante d’amour.

Première page :

Prends-moi par les cordes ! Encore maman, allez ! Vas-y maman, n’arrête pas, je veux aller plus haut, pousse-moi mieux, continue, envoie-moi dans les nuages ! Aux Rousses, on a perdu une petite fille mais on a gagné un reporter poète qui commémore depuis dix ans sa disparition. À lire Michel Florent, Dans la région, le climat impose la géographie de l’histoire. Je traduis : ici impressionne, ici rebute. Il y a tant de brume. Les destins manquent de lumière pour fleurir, alors ils se fracassent. Ça ne gêne personne de s’appuyer sur la météo pour expliquer les drames. Pourtant, les gens continuent à s’installer aux Rousses. La preuve, une maison se libère en face de chez nous et aussitôt une famille débarque. Le camion de déménagement est immatriculé dans les Ardennes mais nos nouveaux voisins viennent peut-être d’ailleurs. On va leur demander, les inviter. C’est fatigant d’emménager, ça leur fera du bien de se sentir accueillis, dès ce soir. On ne va pas faire comme avec les précédents qu’on n’a pas vraiment essayé de connaître. Nous, c’est différent, on nous connaît déjà, sans avoir à nous parler. Ceux-là sont une chance. On ne sait rien de leur passé.

Ce que j'en pense :

C’est un livre assez « glaçant ». On est à la place de la narratrice, une mère qui a « perdu » son enfant. On la suit pas à pas dans un basculement vers la maladie mentale jusqu’au déroulement final que l’on a pressenti depuis un moment. C’est un livre qui comporte quelques longueurs mais qui se lit lentement, presque du bout des yeux, par peur de trop bien pénétrer l’univers mental de cette femme.

Marche blanche

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Orphelines

Publié le par GéHa

Orphelines

"Orphelines" de Franck Bouysse - Moissons noires

Présentation de l'éditeur :

Une ambiance sombre et pesante s'est installée dans la ville.
Un criminel tapi dans l'ombre observe et s'amuse avec deux flics qui le poursuivent. Crime après crime, Bélony et Dalençon voient ce meurtrier leur glisser entre les doigts;
La noirceur de son âme ne fait aucun doute depuis qu'un corps de femme massacré a été découvert...

Première page :

Depuis deux jours, le cœur d'Emma avait régulièrement ralenti son rythme, puis s'était finalement arrêté sans que personne ne trouve opportun de changer quoi que ce soit à cet ordre des choses-là. Parce que, au fond, rien n'avait changé. La même immobilité. La vie en moins.

Et pourtant, après la nouvelle de la mort de sa femme, Bélony avait eu le sentiment de se retrouver seul au monde. Plus qu'un sentiment. La confrontation brutale avec un espoir détruit.

Il avait acheté une concession suffisamment grande dans un cimetière, au nord de la ville, pour pouvoir y loger à trois. Mathilde, sa fille, avait été la première à descendre les marches, tuée sur le coup dans l'accident de voiture qui venait aussi de coûter la vie à sa femme, après des années de coma; lui, ce serait pour plus tard. Cet ordre-là. Réunis. Qu'est-ce qui pouvait bien être réuni dans le néant? Sûrement pas la douleur. Alors, quoi ?

Ce que j'en pense :

C’est un bon roman noir qui se laisse lire, avec ce qu’il faut de noirceur, de mystère et de suspens. Mais ce livre est un peu décevant quand on a lu d’autres titres de l’auteur, comme « Grossir le ciel », « Glaise » ou « Né d’aucune femme ». Contrairement à ceux-ci, dans « Orphelines » la forme prend largement le dessus sur le fond : excès de phrases très courtes, phrases nominales, utilisation superflue de verbes à l’infinitif…On suit donc l’intrigue mais sans la force et la profondeur auxquelles Bouysse nous avait habitué.

Orphelines

Orphelines

 

 

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Black Coffee

Publié le par GéHa

Black Coffee

"Black Coffee" de Sophie Loubière - Pocket

Présentation de l'éditeur :

Narcissa, Oklahoma, juillet 1966. Un jour de grand beau temps, un homme fut pris d'un coup de folie. Il égorgea une femme dans une maison et poignarda une petite fille dans le jardin. Il laissa pour morte une mère de famille et son fils, puis repartit à bord d'une Ford Mustang, couvert de sang. Été 2011. Une Française, Lola Lombard, part à la recherche du père de ses deux enfants, volatilisé sur la route 66. Sa seule piste : un cahier que son mari lui aurait envoyé et qui pourrait bien être la preuve de l'existence d'un des plus ahurissants criminels que les États-Unis aient connu... et dont le chemin traversait déjà la petite ville de Narcissa à l'été 1966

Première page :

Juillet 1966

Narcissa, Oklahoma 

Courbées sur la route, les branches de genévrier offraient leurs aiguilles bleutées aux rayons du soleil avec pudeur. Revêtement de fortune pour une voie en désuétude, de la caillasse ocre tapissait le chemin. La East Road 150 croisait la South 540 un peu avant Narcissa : on avait bâti là une maison en bois, au toit sombre et aux murs gris. Enveloppée d’arbustes et de buissons, elle ronronnait dans la tiédeur du jour. Fichée de l’autre côté de la route, une boîte aux lettres en tôle ondulée clouée sur un bâton cuisait en son ventre un prospectus vantant les mérites d’une nouvelle huile pour friture.

Ce que j'en pense :

Ce récit (un peu long, 600 pages) est très bien maitrisé. L’autrice nous tient en haleine jusqu’au final. Et, ce qui ne gâte rien, l’écriture est magnifique, les personnages sont bien campés et assez crédibles. Sophie Loubière sait nous faire découvrir de l’intérieur cette route mythique qui traverse une grande partie des États-Unis. Je pense que je vais me procurer assez rapidement la suite : « White coffee ».

Black Coffee

Black CoffeeBlack Coffee

 

 

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Mort de l'écrivain Luis Sepulveda

Publié le par GéHa

Mort de l'écrivain Luis Sepulveda

L'écrivain chilien Luis Sepùlveda est décédé à l'âge de 70 ans, du Covid-19. Auteur du roman à succès "Le Vieux qui lisait des romans d'amour", son œuvre était marquée par l'expérience de l'exil et ses combats pour les droits de l'Homme.

"La littérature permet d'être la voix d'anonymes qui n'ont pas la possibilité de se faire entendre" soutenait Luis Sepúlveda sur France Culture en 2012.

Né en 1949 à Ovalle au Chili, Luis Sepúlveda s'est engagé dès l'âge de 12 ans dans les Jeunesses communistes. Il sera emprisonné pendant deux ans et demi sous la dictature d'Augusto Pinochet. Libéré en 1977 grâce à l'intervention d'Amnesty International, Luis Sepúlveda s'engage pour la défense des communautés indiennes et voyage dans toute l'Amérique latine : Colombie, Equateur, Pérou, Nicaragua… Sa rencontre avec les Indiens Shuars en 1978 dans le cadre d'une mission sur "l'impact de la colonisation sur les populations amazoniennes" avec l'Unesco, inspirera le thème et les paysages de son premier roman.

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Le monde d'après selon Thomas Vinau

Publié le par GéHa

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L'archipel des larmes

Publié le par GéHa

L'archipel des larmes

"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe - Calmann Lévy

Présentation de l'éditeur :

Une nuit de février 1944, à Stockholm, une mère de famille est retrouvée morte chez elle, clouée au sol. Trente ans plus tard, plusieurs femmes subissent exactement le même sort.

Dans les années 80, le meurtrier récidive mais ce n’est qu’aujourd’hui que des indices refont surface.

Britt-Marie, Hanne, Malin…

À chaque époque, une femme flic se démène pour enquêter, mais les conséquences de cette traque pourraient s’avérer dévastatrices.

L’Archipel des larmes, magistralement construit, nous fait traverser les décennies suédoises en compagnie de femmes hors du commun, avides de justice, et déterminées à arrêter ce monstre.

Première page :

Le garçonnet, qui ne peut pas avoir plus de cinq ans, est affublé de nippes et ses cheveux sales grouillent de poux.

— Où habite ta tante ? essaie encore Elsie.

Le garçon ne répond pas. Il pince les lèvres et baisse les yeux sur ses chaussures élimées.

Sa mère, Sara la folle, est en train de cuver son vin à la maison d’arrêt, au département des femmes. Il n’a pas de père. Ça, ils le savent tous, aussi bien Elsie que les agents qui ont traîné Sara au commissariat de police de la rue Mäster Samuelsgatan il y a moins d’une heure.

Deux hommes en civil longent l’étroite allée qui mène aux appartements des policiers célibataires attenants au commissariat. Elle reconnaît vaguement l’un d’entre eux. On murmure qu’il travaille pour les services de la Sûreté générale, chargés d’identifier les menaces qui pèsent sur la nation. Mais on ne peut en parler tout haut, même ici, au commissariat.

Les hommes disparaissent, laissant derrière eux une légère odeur de cigarette. Le petit racle le sol de ses semelles et Elsie soupire. Elle a tout essayé – la douceur, la prévenance, le lait chaud. Le garçon a même goûté les gâteaux aux amandes que les agents ont rapportés ce matin de la boulangerie rue Drottninggatan. En vain.

La vue de l’enfant lui fait penser à la famille qui aurait pu être la sienne.

Elle avait un fiancé, Axel. Un homme du Norrland, grand comme un ours avec un cœur d’or. ...

Ce que j'en pense :

Imaginez que vous n'ayez rien d’autre à lire pendant le confinement et que vous preniez ce livre. Bien sûr vous le terminerez. C’est le seul mérite que j’accorde à ce roman : m’avoir « occupé ». Pour le reste, c’est répétitif, très mal écrit (ou mal traduit… ou les deux). Les personnages n’ont aucune épaisseur et leurs histoires personnelles sont si semblables que cela en devient parfois proche du ridicule. Il ne suffit pas que l’auteure ait pour prénom Camilla et que ce soit un polar suédois ! A oublier !

L'archipel des larmes

 

  

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Une citation d'Erri de Luca

Publié le par GéHa

 

« Basta che ce sta ‘o sole, basta che ce sta ‘o mare… » Il suffit qu’il y ait le soleil, il  suffit qu’il y ait la mer. Ce n’est pas une thérapie reconnue, mais c’est bon pour l’âme de se mettre au balcon et de se laisser baigner de lumière. (Erri de Luca)

Chaque jour, durant cette période de crise, « Tracts » publie, sous forme numérique, des textes brefs et inédits d’auteurs déjà publiés dans la collection ou se sentant proches de celle-ci. Ces textes sont proposés gratuitement en téléchargement aux lecteurs 

https://tracts.gallimard.fr/fr/t/collection-544519

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Richesse oblige

Publié le par GéHa

Richesse oblige

"Richesse oblige" de Hannelore Cayre - Métailié

Présentation de l'éditeur :

Dans les petites communautés, il y en a toujours un par génération qui se fait remarquer par son goût pour le chaos. Pendant des années l’engeance historique de l’île où je suis née, celle que l’on montrait du doigt lorsqu’un truc prenait feu ou disparaissait, ça a été moi, Blanche de Rigny. C’est à mon grand-père que je dois un nom de famille aussi singulier, alors que les gens de chez moi, en allant toujours au plus près pour se marier, s’appellent quasiment tous pareil. Ça aurait dû m’interpeller, mais ça ne l’a pas fait, peut-être parce que notre famille paraissait aussi endémique que notre bruyère ou nos petits moutons noirs… Ça aurait dû pourtant…

Au XIXe siècle, les riches créaient des fortunes et achetaient même des pauvres afin de remplacer leurs fils pour qu’ils ne se fassent pas tuer à la guerre. Aujourd’hui, ils ont des petits-enfants encore plus riches, et, parfois, des descendants inconnus toujours aussi pauvres, mais qui pourraient légitimement hériter ! La famille de Blanche a poussé tel un petit rameau discret au pied d’un arbre généalogique particulièrement laid et invasif qui s’est nourri pendant un siècle et demi de mensonges, d’exploitation et de combines. Qu’arriverait-il si elle en élaguait toutes les branches pourries ?

Première page :

– Est-ce que tu crois que c’est une tenue correcte, ça, pour un enterrement ?

– Ben c’est mon plus beau survêt… Celui en velours ! Et toi, tu t’es vue ? On dirait… Mais, on s’en fout, non ?

Elle avait raison, Hildegarde, on s’en foutait. Nous avions l’air de deux shlagues, c’est vrai, mais quoi que nous choisissions de porter, de toute façon, tout le monde nous regarderait de travers. 

Il y avait Juliette, ma fille, en vert kaki, qui était dans sa période tenue de camouflage. Pistache et Géranium, nos deux clébards hideux sans laisse ni collier avec des nœuds autour du cou. Hildegarde en survêtement noir en velours, donc, pour faire chic, avec des Nike noires taille 46 sur lesquelles elle avait dû passer un vague chiffon pour enlever la poussière. Et enfin moi avec mes nouvelles orthèses japonaises en titane qui me permettaient de me passer de mes béquilles. Pour le moment ma démarche ressemblait peu ou prou au pas de l’oie, mais ça s’améliorait de jour en jour. C’est sûr que tout ça détonnait au cimetière du Trocadéro, là où les de Rigny avaient leur caveau entre la famille Dassault et la famille Bouygues. 

Vu que j’avais acheté l’encart le plus cher du Figaro pour annoncer en grande pompe le décès de tata, beaucoup de personnes étaient venues, mais aucune d’elles ne nous avait saluées. Mieux, il s’était créé entre ces gens et nous trois un vide, une sorte de cordon sanitaire …

Ce que j'en pense :

C’est un livre rempli d’une saine indignation. L’autrice ne se gène pas pour dire ce qu’elle a à dire sur ceux qui accaparent la richesse. Le personnage de Blanche est très sympathique et le parallèle entre les années 1870 et l’époque actuelle est intéressant. Entre autre, cela nous permet de découvrir le système du remplacement militaire. C’est un roman de rebelle, de rébellion avec, il faut le reconnaître, des parties un peu moins crédibles… un bon livre mais j’ai préféré « La daronne ».

Richesse obligeRichesse obligeRichesse oblige

 

 

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Cinq cartes brûlées

Publié le par GéHa

Cinq cartes brûlées

"Cinq cartes brûlées" de Sophis Loubière - fleuve noir

Présentation de l'éditeur :

Laurence Graissac grandit aux côtés de son frère, Thierry, qui prend toujours un malin plaisir à la harceler et à l'humilier. Du pavillon sinistre de son enfance à Saint-Flour, elle garde des blessures à vif, comme les signes d'une existence balayée par le destin. Mais Laurence a bien l'intention de devenir la femme qu'elle ne s'est jamais autorisée à être, quel qu'en soit le prix à payer. Le jour où le discret docteur Bashert, en proie à une addiction au jeu, croise sa route, la donne pourrait enfin changer...

Thriller psychologique d'une rare intensité, Cinq cartes brûlées va vous plonger au cœur de la manipulation mentale. De celle dont on ne revient jamais indemne.

Première page :

En lui se répandait une onde miraculeuse, une extase si intense que sa perception du temps et de l’espace en était modifiée. Il lui semblait qu’elle affectait aussi la chambre, en resserrait les murs, irradiant sol et plafond d’une prodigieuse clarté. Il jouissait, agrippé aux hanches de sa partenaire, debout contre le lit, dans ce mouvement alternatif et violent. Ses muscles se relâchèrent et il s’affala sur le matelas.

C’était presque aussi fort que la première fois, opéré avec moins de maladresse. Cette femme transcendait ses défaillances. Au creux de sa chevelure, il puisait l’ombre et la lumière, noyait ses doutes, ses certitudes.

— Tu as aimé ?

Leur premier rapport sexuel complet.

— Dis-moi, tu as joui ?… Un peu ?

Allongée près de lui, elle garda le silence. Lorsque les portes de l’ascenseur se refermaient sur eux tout à l’heure, elle lui avait glissé à l’oreille :

— Je t’ai apporté quelque chose.

Un cadeau. Il s’était senti crétin d’être venu les mains vides. Ils n’en étaient qu’à leur troisième rendez-vous et elle le surprenait avec un cadeau. En entrant dans la chambre d’hôtel, au miroir fixé à la porte coulissante de la penderie, son propre reflet l’avait frappé : à la place de son visage se dessinait une autre figure...

Ce que j'en pense :

 C'est très bien écrit, comme d'habitude chez Sophie Loubière. L'autrice nous fait pénétrer dans la vie d'une femme qui nous apparaît d'abord comme victime, avec des scènes parfois dérangeantes avec son frère. Puis, insidieusement, quelque chose nous questionne autour de son comportement, de ses rencontres.... jusqu'au final qui "boucle" le livre. C'est du bon travail mais qui me parait un peu froid (c'est sans doute voulu), et cela m'a empêché de "rentrer" complètement dans l'histoire.

Cinq cartes brûlées

Cinq cartes brûlées

 

 

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