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Pereira prétend

Publié le par GéHa

Pereira prétend

"Pereira prétend" de Pierre-Henry Gomont (d'après Tabucchi) - Sarbacane

 Présentation de l'éditeur :

Lisbonne, Portugal, en pleine dictature salazariste, fin juillet 1938. Dans une ville enveloppée d’un « suaire de chaleur », un journaliste vieillissant, le doutor Pereira, veuf, obèse, cardiaque et tourmenté, rédige chaque jour depuis plus de trente ans la page culturelle du quotidien très conservateur, le Lisboa. Dans cette vie endormie, déboule un certain Francesco Monteiro Rossi… et, de façon tout à fait inattendue, Pereira l’engage. Mais le jeune pigiste, au lieu d’écrire les sages nécrologies que Pereira lui a commandées, lui remet des éloges aussi sulfureux qu’impubliables de Lorca et autres Maïakovski, ennemis avérés du régime fasciste.

Et là encore, au lieu de congédier ce dangereux collaborateur, le doutor Pereira le garde, se prend peu à peu d’amitié pour lui, puis pour sa mystérieuse et belle compagne, qui se révèle être une fervente combattante révolutionnaire, au service des républicains espagnols. Devenue une oeuvre emblématique de la résistance au totalitarisme et à la censure, Pereira prétend raconte la prise de conscience d’un homme confronté à la dictature. Ou quand un homme décide de se battre la plume au poing !

Extrait :

Pereira prétend

Pereira prétend

 Ce que j'en pense :

L'album suit fidèlement le roman de Antonio Tabucchi paru en 1994. Les trouvailles graphiques, le dessin, les couleurs apportent une grand force à cette histoire. J'ai particulièrement apprécié tous ces petits bonhommes qui accompagnent le héros et qui représentent ses doutes, ses réflexions. C'est donc un très bel album qui nous parle d'engagement politique dans cette très belle ville de Lisbonne.

Pereira prétend

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Une ambition dans le désert

Publié le par GéHa

Une ambition dans le désert

"Une ambition dans le désert" de Albert Cossery - éditions Joëlle Losfeld

Présentation de l'éditeur :

Samantar, le héros de ce livre, déjoue le projet monstrueux du cheikh Ben Kadem, premier ministre de l'émirat de Dofa, qui organise des attentats pseudo-révolutionnaires dans son propre État pour attirer l'attention des grandes puissances, peu intéressées par un pays sans richesses à exploiter. Ben Kadem illustre les ravages du désir de puissance. Samantar, c'est la philosophie, la flemme et la beauté. L'action se passe à Bagdad.
Comme toujours, Albert Cossery fait œuvre de visionnaire en anticipant sur la guerre du Golfe.

Première page :

"C'est pendant qu'il faisait l'amour à Gawhara — une fillette âgée d'à peine une quinzaine d'années, mais douée d'une sensualité prodigieuse — que Samantar jugea opportun d'éclaircir le mystère de ces attentats à la bombe qui se succédaient depuis quelque temps dans la ville, provoquant, par leurs bruyants éclats, les sarcasmes d'une populace avide de festivités, fussent-elles meurtrières. Au commencement, ces pétarades saugrenues ne l'avaient que médiocrement inquiété ; sous tous les climats il y avait toujours des gens à qui la paix répugnait et qui nourrissaient des espoirs insensés de révolte. Il n'y avait donc attaché aucune attention particulière, comptant sur la lassitude inhérente à toute forme de labeur, pour que cessât cette manifestation de violence, aussi inutile que dérisoire. Mais contrairement à cette logique universellement admise, les attentats s'étaient poursuivis et sur un rythme fortement accru, comme si les instigateurs de cette parodie révolutionnaire disposaient de munitions inépuisables. Ces engins de fabrication artisanale n'avaient fait jusqu'à présent aucune victime, mais seulement détruit quelques biens immobiliers de minime importance,…"

Ce que j'en pense :

C'est un livre plaisant,, assez caustique sur les émirats du golfe persique. Il peut paraître assez "démonstratif " et répétitif mais l'auteur a vraiment une écriture et une vision du monde très originale.

Une ambition dans le désert

Une ambition dans le désert

 

 

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Au revoir Monsieur Friant

Publié le par GéHa

Au revoir Monsieur Friant

"Au revoir Monsieur Friant" de Philippe Claudel - Stock

Présentation de l'éditeur :

Pont de Fer, pont des Voleurs, pont de Neufcourt, pont de Rosières... 
Être au-dessus de l'eau tout en conservant les pieds secs. Le beau privilège. Passe l'eau, et repasse, et nous autres comme couchés sur elle dans son lit de bronze miroitant parsemé de chevelures d'algues. 
Est-ce la vie alors que contemplent en dessous de leur bras noués les amoureux innombrables qu'attirent les ponts sur les rivières ?

Première page :

"J'ai passé une partie de mon enfance au bord du Grand Canal. Pas celui de Venise mais celui de Dombasle. On ne le trouve sur aucune peinture. Il n'a rien de pittoresque ni de somptueux. C'est un canal ordinaire, comme il y en a tant, bordé çà et là par de grands arbres dont les racines fouillent les berges et les crèvent parfois. C'est un chemin liquide qui sort de la petite ville pour aller dans la campagne, sous des nuages blancs, et finit par se perdre dans le ciel sans drame ni grand éclat.
Ma grand-mère vivait dans une petite maison au bord de cette eau faussement dormeuse. Elle était éclusière. Ce métier d'homme lui allait comme un gant. Le canal alors était parcouru par de lourdes péniches…"

Ce que j'en pense :

Philippe Claudel, dans son style habituel, rend un très bel hommage à sa grand-mère et fait par la même occasion un éloge de la peinture d'Émile Friant (on aurait aimé avoir quelques reproductions de ses œuvres dans ce court récit).. C'est un livre délicat, intelligent, avec un doux parfum d'enfance, à déguster.

Au revoir Monsieur Friant

Au revoir Monsieur FriantAu revoir Monsieur Friant

 

 

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Le crépuscule des idiots

Publié le par GéHa

Le crépuscule des idiots

"Le crépuscule des idiots" de Krassinsky - Casterman

Présentation de l'éditeur :

Diou existe-t-il ?

" Certains humains sont bêtes comme des singes, dit-on. Mais il est des singes qui sont sots comme des humains. "
Une satire mordante sur les errements des prophètes et religions de tout poil.

Extrait :

Le crépuscule des idiots

Ce que j'en pense :

Une très belle satire de TOUTES les religions, sujet très sensible actuellement. Graphiquement c'est très réussi.  Il y a bien sûr de l'humour mais c'est surtout une magnifique réflexion sur les relations entre pouvoir (des hommes surtout) et religion. Ces (presque) 300 pages se lisent très vite.

Le crépuscule des idiots

Le crépuscule des idiotsLe crépuscule des idiotsLe crépuscule des idiots

 

 

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La langue des bêtes

Publié le par GéHa

La langue des bêtes

"la langue des bêtes" de Stéphone Servant - Rouergue

Présentation de l'éditeur :

Il était une fois un vieux chapiteau de cirque à l'orée d'une forêt sombre et profonde : c'est là que vit la Petite avec sa famille, une ancienne troupe de saltimbanques. Depuis très longtemps ils ne donnent plus de spectacle, mais ils tissent autour de la gamine un cocon protecteur d'histoires et de légendes.
Un jour, un chantier gigantesque vient tout bouleverser : le campement va être rasé et la Petite est envoyée à l'école du village. Elle va alors faire appel aux forces obscures de la forêt pour tenter de sauver les siens.

Dans la lignée du Coeur des louves, son précédent roman, Stéphane Servant nous raconte une fable envoûtante. Au travers du regard décalé d'une enfant sauvage, fille d'une funambule et d'un ogre, il nous convie à croire à la magie des histoires.

Première page :

"Les renards arrivent avec la nuit.
La Petite les entend avant de les voir.
Leurs pattes comme des marteaux d'orfèvre font sonner l'écrin brun des bois.
Un minuscule tambour fouetté par les doigts têtus de l'automne naissant.
Au-delà des carcasses de voitures, là-bas, à la lisière de la forêt, les brindilles claquent, les carapaces craquent. Partout, les lapereaux frissonnent. Et les renards tremblent bien plus qu'eux.
La Petite le sent. Leur peur se diffuse dans l'air comme un parfum un peu écoeurant. La peur monte malgré elle le long de ses reins, tire sur le fin duvet de sa nuque, irrite son nez.
Elle se blottit près de la caravane du Père, silencieuse, le corps tendu.
Elle respire. Profondément. Se remplit de vide et de nuit.
Ils arrivent. Les renards arrivent. Elle les entend, bien avant de les voir."

Ce que j'en pense :

Un roman magnifiquement écrit, sur le pouvoir des histoires et des rêves. C'est rempli de références à des contes et des légendes. On entre dans un univers mystérieux, fantastique, parfois inquiétant, où se mélange violence et tendresse ; mais ce livre est quand même toujours en prise avec la modernité. Dommage qu'il soit un peu trop long.

La langue des bêtes

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Album

Publié le par GéHa

Album

"Album" de Gudrun Eva Minervudottir - Pocket

Présentation de l'éditeur :

Que sont nos souvenirs d’enfance ? Un album de photographies, une suite d’instantanés. Une succession d’images passionnantes, banales, insolites et spectaculaires, en noir et blanc ou en couleurs.
Au fil des pages se dévoile le quotidien d’une fillette islandaise, à la fois singulier et universel : les étés à la ferme, les cauchemars de spaghettis, les montagnes comme des dragons, Derrick à la télé…
La mémoire remonte ainsi, flash après flash, avec son cortège de lieux imprécis, de sensations fugaces, de personnages hors champ. Les souvenirs s’animent, les parfums s’élèvent, un écrivain naît.

Première page :

"C’est ma mère qui était là. Et sa mère à elle. Bien que leurs visages fussent flous, il ne m’échappa pas à quel point maman avait l’air fatigué et grand-mère folle de joie, débordant littéralement de gaieté. J’ai dit quelque chose et elles ont répondu complètement à côté. Ma mère m’a prise dans ses bras et j’essayais de l’étreindre, mais mes bras s’agitaient indépendamment de moi dans tous les sens et je ne pouvais même pas baisser les yeux pour voir si j’avais des pieds. Je n’étais plus sûre d’être une personne. J’étais peut- être un phoque."

Ce que j'en pense :

L'enfance islandaise de l'auteure en une centaine de fragments, d'instantanés. On y trouve ce mélange un peu bizarre qui fait l'enfance : de l'humour, de la tendresse, de la fragilité, du mystère, de l'inquiétude, de la poésie … Livre très original qui montre qu'en Islande il n'y a pas que des auteurs de romans policiers.

Album

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En douce

Publié le par GéHa

En douce

"En douce" de Marin Ledun - Ombres noires

Présentation de l'éditeur :

Sud de la France. Un homme est enfermé dans un hangar isolé. Après l'avoir séduit, sa geôlière, Émilie, lui tire une balle à bout portant. Il peut hurler, elle vit dans son chenil, au milieu de nulle part. Elle lui apprend que cinq ans plus tôt, alors jeune infirmière, elle a été victime d'un chauffard. L'accident lui a coûté une jambe. Le destin s'acharne. La colère d'Émilie devient aussi puissante que sa soif de vengeance. En douce est un roman dévastateur, où l'injustice se heurte à la force de vie d'une héroïne lumineuse.

Première page :

"Le 14 juillet 2015, à vingt-trois heures, les terrasses des bars-restaurants et les lampadaires de Begaarts-plage s'éteignirent. Les étoiles apparurent comme par enchantement.

Simon Diez portait un jean et une chemise blanche. Trente-sept ans, cheveux coupés court, mains calleuses et muscles saillants. Sa carrure était impressionnante.

Il avait repéré la femme dès son arrivée sur la place d'où serait tiré le feu d'artifice. Il l'avait aussitôt reconnue. Elle jouait au Solitaire et au Bingo tous les vendredis marin, à l'heure où il buvait une pression au comptoir du bar-tabac de la rue du Général-Leclerc avant de prendre son service à la société de travaux forestiers pour laquelle il travaillait depuis plus de quatre ans. Un sourire incrédule se dessinait sur ses lèvres lorsqu'elle perdait. Elle boitait et son parfum était légèrement vanillé.

C'était tout ce qu'il avait besoin de savoir. Bang I Bang ! Bang !

Simon capta son regard de braise à l'instant précis où les premières fusées grimpèrent en sifflant dans les airs avant d'exploser au-dessus de l'océan Atlantique. Vingt-cinq mille visages ébahis s'Illuminèrent simultanément d'or et d'argent."

Ce que j'en pense :

C'est un livre agréable à lire mais c'est tout. Je m'attendais à plus de la part de cet auteur dont j'ai apprécié les précédents livres. On a du mal à comprendre les motivations et la psychologie de l'héroïne. On espère mieux les saisir au fil des pages et au final on est déçu. J'attends le prochain livre de Ledun pour effacer celui-ci.

En douce

 

 

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Lire aux cabinets

Publié le par GéHa

Lire aux cabinets

"Lire aux cabinets" de Henry Miller - Allia

Présentation de l'éditeur :

A tous ceux qui se plaignent de ne pas avoir le temps de lire, Henry Miller fait quelques suggestions pleines de bon sens : lisez dans les transports en commun ou, mieux encore, aux cabinets ! N'est-ce pas là un endroit calme où personne en vous dérangera ? Après tout, puisque nous sommes obligés d'y aller, pourquoi ne pas profiter au mieux du temps que nous y passons ? Pourtant, à bien y réfléchir, ce n'est peut-être pas une si bonne idée... Miller s'invite dans notre intimité et se livre à quelques réflexions désopilantes en mêlant souvenirs et anecdotes sur les cabinets... de lecture.

Première page :

"Il existe un aspect de la lecture qui vaut, je crois, qu’on s’y étende un peu, car il s’agit d’une habitude très répandue et dont, à ma connaissance, on a dit bien peu de choses… je veux parler du fait de lire aux cabinets. Quand j’étais jeune garçon, et que je cherchais un endroit où dévorer en paix les classiques interdits, je me réfugiais parfois aux cabinets. Depuis ce temps de ma jeunesse, je n’ai plus jamais lu aux cabinets. Quand je cherche la paix et la tranquillité pour lire, je m’en vais dans les bois. Je ne connais pas de meilleur endroit pour lire un bon livre que dans les profondeurs d’une forêt. De préférence auprès d’un torrent.

J’entends déjà les objections. “Mais nous n’avons pas tous votre chance ! Nous avons des emplois, nous nous y rendons et nous en revenons dans des tramways, des bus, des métros bondés; nous n’avons presque jamais une minute à nous.”

J’ai eu moi aussi un “emploi” jusqu’à ma trente-troisième année. C’est à cette époque-là de ma vie que j’ai lu le plus…."

Ce que j'en pense :

Il y a un peu de tout dans ce texte : de l'ironie, du sarcasme, de la réflexion, des souvenirs, des digressions. Tout cela en fait un (petit) livre un peu décousu mais pas incohérent. Évidemment on abordera ce livre différemment si on lit soi-même dans les cabinets et si on le prend trop au sérieux.

Lire aux cabinetsLire aux cabinets

 

 

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Littoral

Publié le par GéHa

Littoral

"Littoral" de Bertrand Belin - P.O.L.

Présentation de l'éditeur :

Trois marins pêcheurs, du côté de Quiberon, à un moment de l’Histoire qui pourrait être la Deuxième Guerre Mondiale, et l’Occupation – mais ça n’est pas si sûr…Le patron qui n’est jamais autrement appelé que « l’autre », un premier employé, le plus ancien, nommé « le troisième homme » et un jeune, « le plus jeune ». Leurs gestes quotidiens, la pêche, leurs relations tendues à cause de la personnalité violente de « l’autre », les vexations par exemple. La dernière journée : on croit que l’important c’est ce cormoran qui s’est pris dans les filets, mais non,...

Première page :

"Toujours est-il qu’il s’agit bien d’un cormoran. Un cormoran s’est pris dans le milieu du filet droit pendant la nuit. Il était comme une torpille à fureter dans le fond près de l’ancienne passe quand il s’est fichu la tête dans le rideau de mailles. Il a naturellement paniqué, a essayé de se dégager avec les ailes et les pattes mais n’est parvenu qu’à les emberlificoter de mieux en mieux jusqu’à ce qu’il en expire. Qui aurait pu dire ?"

Ce que j'en pense :

Tout petit livre de 80 pages (heureusement !), classé comme roman. Les premières pages me paraissaient intéressantes, avec une ambiance un peu mystérieuse, troublante. Cela me rappelait les meilleurs livres de Mingarelli… mais ça n'a pas duré... au final, la lecture m'a paru fade et l'écriture assez maniérée.

Littoral

 

 

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L'enjoliveur

Publié le par GéHa

L'enjoliveur

"L'enjoliveur" de Robert Goolrick - Editions Anne Carrière

Présentation de l'éditeur :

Par ce matin givré de février, mon entrevue avec la mort fut à peine remarquée, et ses rebondissements secrets ne devaient m’apparaître que des décennies plus tard. Or j’imagine que c’est précisément ce qui nous intéresse ici, si vous êtes prêts à traverser d’abord l’hiver glacial de mon anecdote bucolique. Les rebondissements, donc. Un rebondissement, pour être précis, aussi scintillant que l’enjoliveur de la Buick 1943 de ma grand-mère.

Première page :

"A l'époque dont je vous parle, nos grandes questions métaphysiques tournaient autour des tenues que nos mères nous forçaient à porter, comme ces tennis hideuses exposées en vitrine juste à côté de la paire de nos rêves, ou ces chemises achetées trois tailles trop grandes afin qu'on les "fasse durer", même si les manches devaient être reprises plusieurs fois. A cette époque, les enjoliveurs exerçaient sur nous une fascination infinie."

Ce que j'en pense :

C'est une nouvelle sur l'enfance dans les années 50. C'est un mélange d'humour et de gravité. Les jeux des enfants côtoient souvent l'indifférence des adultes et se heurtent parfois au monde réel. Rien de féroce dans ce livre mais beaucoup de nostalgie, de l'ironie, de la dérision et un peu d'amertume.

L'enjoliveur

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