Le dernier porc
"Le dernier porc" de Horace Engdahl - serge safran
Présentation de l'éditeur :
Un homme dont le couple vient de voler en éclats, essaie de recoller les morceaux. Son monologue, théâtralisé, est une méditation sur la vie, le fait de vieillir, les rapports entre les individus. Et plus particulièrement ceux entre l’homme et la femme dans une société où non seulement la mort, mais aussi l’amour sont à crédit Où l’homme, perpétuellement sur la défensive, essaie de comprendre et de faire comprendre un point de vue selon lequel tous les hommes ne sont pas des violeurs potentiels et toutes les femmes des victimes. Loin d’être un pamphlet antiféministe, ce cri du cœur est une réflexion sur l’abandon, sur les rapports modernes régis par le souci de rentabilité, y compris au niveau affectif.
Extrait :
Il existe des personnes qui, en conversant, ont le don de la juste mesure. Ce n'est pas que je les admire, mais c'est incroyablement bien huilé. Ces gens-là sont comme des produits en conserve, avec un mode d'emploi au dos du paquet, concis et accessible à tous. Quand on les rencontre, on a l'impression de pouvoir les remettre dans le rayon en parfait état. Sans obligation d’achat. Cela vous rassure. La liberté consiste à ne pas être obligé d'appuyer sur un bouton pour commander le produit. Surtout quand il s'agit de relations humaines. L'amour est de nos jours un produit sans obligation d'achat. Et sans date limite pour le retour.
Ce que j'en pense :
C’est une belle réflexion sur la solitude, l’indifférence et la place de l’homme dans sa relation à la femme mais aussi dans la société. C’est très bien écrit, il y a des passages superbes. Mais je reste assez mitigé après avoir fermé ce livre, peut-être les sujets abordés sont trop nombreux et pas assez approfondis ?

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