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>>> Alexandrin ou l'artr de faire des vers à pieds

Publié le par GéHa

Présentation de l’éditeur :

Alexandrin tire des bords, entre ville et campagne, et file les vers en échange de menue monnaie. Une vie qui ne rime presque à rien, jusqu'à sa rencontre avec un jeune garçon qui a fui sa famille. Rimes spontanées et slam naturel. «Plus qu’un exercice, c’est une discipline, pour que les mots glissent il faut que l’esprit chemine». Une rencontre poétique qui laisse une empreinte certaine.

Extrait :

 

Ce que j’en pense :

Il y a beaucoup de poésie dans cet album, dans le récit, dans les dessins  et dans les dialogues. Il y a aussi de magnifiques rencontres, des moments plein de douceur et, au final, on se rend compte que la poésie résiste à tout et est toujours présente même si on ne la voit pas.

 

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>>> Le soleil et ses fleurs

Publié le par GéHa

Présentation de l’éditeur :

c'est la recette de la vie

disait ma mère

lorsqu'elle me tenait dans ses bras quand je pleurais

pense à ces fleurs que tu plantes

dans le jardin chaque année

elles vont t'apprendre

que les gens eux aussi

doivent se faner

tomber
pourrir
se redresser

pour fleurir

rupi kaur

Extrait :

 

Ce que j’en pense :

C'est de la poésie simple, à la portée de tout le monde. On ne peut pas reprocher à cette autrice d'avoir fait découvrir la poésie à des millions de personnes. C'est vrai que parfois cela parait très léger, même futile et parfois un peu creux. Plusieurs de ses textes, souvent les plus sombres, m'ont beaucoup touché mais l'ensemble me parait inégal.

 

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>>> L'économie pour les 99%

Publié le par GéHa

Présentation de l’éditeur :

L’économie est-elle au service de ceux qui font tourner la société « les 99% » ? Ou sert-elle « le 1% », une infime partie déjà riche ?

En partant à la rencontre des salariés d’une raffinerie, d’agriculteurs ou encore de la jeunesse engagée pour le climat, Thomas Porcher nous invite à réfléchir au fonctionnement de l’économie dans notre société et aux dérives du libéralisme. Y a-t-il d’autres modèles possibles ? Est-il utopique de vouloir plus de justice écologique et sociale ?

S’appuyant sur les épisodes marquants de l’histoire de l’économie et sur des exemples concrets, l’auteur donne des clés pour se réapproprier un débat trop souvent confisqué. Mieux encore, il partage dix principes d’autodéfense économique pour les 99 % d’entre nous.

Illustrée par Ludivine Stock et scénarisée par Raphaël Ruffier-Fossoul, cette bande dessinée rend l’économie concrète et accessible à toutes et tous.

Extrait:

 

Ce que j’en pense :

On aurait pu craindre qu’une telle BD soit trop didactique ou trop « politique ». C’est vrai qu’il y a des moments où il faut prendre son temps. C’est vrai également que l’auteur prend partie pour une certaine forme d’économie et donc de politique. Y a-t-il des économistes qui ne prennent pas partie ?  Pour moi cette BD est très bien réalisée, avec ce qu’il faut d’humour et de pédagogie.

 

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>>> De nos blesssures un royaume

Publié le par GéHa

 

Présentation de l’éditeur :

7 jours, 1000 kilomètres. Agnès, danseuse, tourne un jour le dos à sa vie. Elle part. Un périple lent, un itinéraire sans logique apparente. Dans quel but ? Dans son sac, il y a un livre. Il est la raison de ce voyage qui la conduit à l'autre bout de l'Europe. Continuer à vivre exige parfois d'étranges détours. Dans ce nouveau roman, on retrouve la sensibilité de Gaëlle Josse. Elle signe ici un texte bouleversant et lumineux sur la quête de soi. C'est aussi une déclaration d'amour aux livres, à la littérature, et à toutes les vies de papier qui nous rendent un peu plus vivants

Première page :

Paris, vendredi 23 juin 2023

Dans la salle, le public la réclame. Elle. Il la veut. Maintenant. Elle prend une longue inspiration, ferme les yeux quelques instants. D’une main elle écarte les pans du rideau en velours sombre et se glisse dans l’ouverture, puis elle s’avance vers le devant de la scène. Lumière. Elle salue. Son buste plonge vers le sol et elle laisse les applaudissements rouler sur ses épaules. Son dos blanc, ses bras blancs, ses pieds nus émergent d’une robe bleu nuit qui s’enroule autour d’elle. Puis elle se redresse, recule de trois pas et saisit les mains des deux danseurs les plus proches, elle reprend sa place dans la longue guirlande qu’ils dessinent sur toute la largeur de la scène.

Ils saluent, encore, et encore. Ils sont tous la, sur ces planches qu’ils ont investies une heure et demie plus tôt…

Ce que j’en pense :

Bien sûr ce sont deux très belles histoires d’amour. On retrouve l’écriture agréable de Gaëlle Josse, mais c’est à mon avis beaucoup moins poétique que dans plusieurs de ses autres romans. Pour moi ce livre n’arrive pas à la cheville de son précédent roman : « A quoi songent-ils, ceux que le sommeil fuit ? » . Je suis resté un peu à la surface des émotions que ces deux récits entremêlés auraient pu m’apporter.

 

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>>> Je veux regarder longtemps leurs visages

Publié le par GéHa

Présentation de l’éditeur :

"C'EST UN TEXTE sur les enfants d'Izieu, ou plutôt sur une photo d'eux que je découvre par hasard et qui me dévore le coeur. "

Première page :

Je veux regarder longtemps leurs visages. Leurs sourires en coin, leurs clins d'oeil. Celui-là avec la langue tirée, cet autre les yeux fermés. Leurs grimaces sont pleines de soleils. Ils sont éblouis. Je veux prendre le temps d'étudier leurs détails. Bras bronzés, crasse de chaleur, cheveux en bataille, coiffés, ou relevés en arrière. Deux ou trois ont le crâne rasé, les plus jeunes — têtes à poux peut-être. Certains sont torse nu, d'autres en maillots ou débardeurs, la petite au centre, coincée entre une fillette habillée d’un pull et une autre en robe à carreaux avec un col, est en culotte.

Ce que j’en pense :

Presque tout est dit dans la présentation qu’en fait Thomas Vinau. Il veut être avec ces enfants, dévoiler leur beauté, un à un. Très beau livre publié par « La fosse aux ours », en espérant que cette maison d’édition puisse continuer son travail.

 

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>>> Guerre et pluie

Publié le par GéHa

 

Présentation de l’éditeur :

Enrôlé à vingt-huit ans dans l’armée croato-bosniaque lors de l’agression de la Bosnie par l’armée fédérale ex-yougoslave, Velibor Colic a connu l’épouvante où sombraient les hommes, mais aussi les animaux, les arbres, les champs, les jardins, les maisons, tout ce monde de beauté paisible qui avait été le sien jusque-là. Il a consacré dès lors son énergie à trouver le moyen de déserter.

Guerre et pluie est un récit à la fois halluciné et drolatique. La description de cet univers d’effroi, où aucune loi n’existe, où un soldat peut jeter une grenade sous une vache pour rire, où un autre peut voler à un vieillard son appareillage respiratoire pour le revendre, est tempérée par la douceur merveilleuse des souvenirs d’avant — en particulier des souvenirs amoureux, évoqués avec une délicatesse et une poésie qui subjuguent. Un grand livre, où résonne terriblement, aujourd’hui, l’écho de la guerre en Ukraine.

Première page :

Je regarde par la fenêtre. L’été arrive tôt. Nous sommes fin juin, la ville de Bruxelles s’est débarrassée du brouillard et du froid et s’est allongée sous le soleil. La lumière du jour frappe la rue vide avec une force folle, se brise et rebondit en centaines de petits fragments qui vont mourir dans un parc voisin, pour s’y transformer en chlorophylle.

Cette lumière est l’âme de toute chose. Et ces fragments sont sûrement les petits anges dont parlent les livres saints.

L’été. Et pourtant rien n’est habituel. Depuis plus d’un an, une maladie, un virus inquiétant et inconnu de nous, gens ordinaires, circule sur toute la planète. Notre capitalisme triomphant s’est arrêté, effrayé par quelque chose qui ne se contrôle pas. Nous savions déjà qu’un seul Dieu ne suffit pas pour expliquer ce monde, maintenant nous découvrons que la science ne suffit pas non plus. Nous avons soudain perdu notre contrôle illusoire sur la vie et la mort. Le virus, maître maléfique, nous tue un par un.

Nous appelons cela de l’injustice, mais le virus s’en fiche.

Une collection de petites morts. Rien de spectaculaire, ni comète ni tsunami, ni incendie ni bombe atomique.

Ce que j’en pense :

Roman auto biographique et témoignage poignant sur l’absurdité et l’horreur absolue de la guerre. C’est parfois très cru. On ne sait jamais vraiment pour qui et pourquoi tous ces hommes se font la guerre. L’auteur ne cache rien de ses peurs de ses lâchetés et donc de son humanité. La plume de Velibor Colic est souvent âpre, violente mais retrouve souvent un côté tendre, doux et poétique quand il parle de femme ou de littérature.

 

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>>> La petite fille

Publié le par GéHa

 

Présentation de l’éditeur :

À la mort de son épouse Birgit, Kaspar découvre un pan de sa vie qu’il avait toujours ignoré : avant de quitter la RDA pour passer à l’Ouest en 1965, elle avait abandonné un bébé à la naissance. Intrigué, Kaspar part à la recherche de cette belle-fille inconnue et remonte jusqu’à Svenja qui, restée en Allemagne de l’Est, a épousé un néonazi et élève dans cette doctrine une fille nommée Sigrun. Kaspar serait prêt à voir en elles les membres d’une nouvelle famille. Mais leurs différences idéologiques font obstacle : comment une adolescente aussi intelligente que Sigrun peut-elle soutenir des théories complotistes et racistes ? Comment l’amour pourrait-il naître dans ce climat de méfiance et de haine ?

Première page :

Il rentrait chez lui. Il était dix heures ; le jeudi, il ne fermait pas la librairie avant neuf heures, et quand à neuf heures et demie il avait abaissé les rideaux de fer des vitrines et de la porte, il prenait le chemin qui traversait le parc en une demi-heure, plus long qu’en empruntant les rues, mais après une longue journée cela lui faisait du bien. Le parc était ensauvagé, les parterres de rosiers envahis par le lierre, les haies de troènes n’étaient pas taillées. Mais cela sentait bon le rhododendron ou le lilas, le tilleul ou le vernis de Chine, l’herbe fauchée ou la terre humide. C’était son itinéraire, hiver comme été, que le temps fût beau ou mauvais. Quand il arrivait chez lui, il était débarrassé des soucis et des contrariétés de la journée.

Il habitait avec sa femme au premier, à l’étage noble d’un immeuble art nouveau, acheté peu cher des dizaines d’années plus tôt, et qui depuis lors avait pris de la valeur et leur garantissait d’avance une bonne retraite.

Ce que j’en pense :

Le sujet est intéressant et il est bien trop  abondamment décrit dans la quatrième de couverture ! On se dit que la confrontation entre ces deux Allemagnes et que la rencontre avec cette petite fille venue de la RDA promettent de bons moments. Je dois dire qu’il y en a des bons moments dans ce livre, mais ils sont vraiment rares. J’avoue que je me suis ennuyé en lisant ce roman. Je n’ai ressenti aucune empathie pour les personnages. C’est longuet, assez plat dans l’écriture et souvent démonstratif.

 

 

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>>> Postface

Publié le par GéHa

Présentation de l’éditeur :

ELLE est avocate, LUI est artiste-peintre. Bien que leur relation soit interrompue par la mort de l’homme, le couple continue à dialoguer, durant 52 semaines, le temps d’un deuil. S’ouvre le champ des réminiscences et des réflexions des protagonistes dans leurs mondes bouleversés.

La mort, malgré la confusion qu’elle crée, est un terrain de contemplation sur l’amour, la création, la vie… Le style de ce roman-dialogue oscille entre une narration réaliste et une prose poétique et onirique.

Première page :

Semaine 2 : ELLE

Je ne sais pas ce que tu deviens, j’ignore ce qui nous relie depuis notre désunion. Il me faut mûrir une réponse.

Je me suis isolée et il m’est impossible de refaire surface. Je suis comme un automate dont le ressort s’est bloqué. Une marionnette qu’aucune main ne vient animer.

J’ai décidé de revenir aux endroits de notre commune connivence. J’ai foncé jusqu’à l’océan. Les mouettes ricanent. Sardoniques et funestes, elles se moquent de la promeneuse esseulée, qui déambule au-dessus de la plage. J’aperçois au loin les pêcheurs à pied, mouches agglutinées, absorbés dans leur quête de coquillages. C’est la grande marée.

Le décor désuet évoque les années trente. Avec ses cabines de plage aux couleurs vives, les enfants en marinière et les parents en maillot à rayures qui ne dévoilaient de la nudité que ce que la décence de l’époque permettait. Fantômes sépia de cartes postales oubliées dans des tiroirs de commode.

La belle saison se fait attendre, les mâts n’arborent pas leurs oriflammes tricolores et le marchand de glaces ne relève pas son rideau de fer. Il faudra patienter pour les seaux et les draps de bain….

Ce que j’en pense :

L’idée du couple qui continue à dialoguer après la mort est intéressante. J’ai été séduit par le cheminement, le questionnement et les réflexions de la femme, mais pour l’homme je suis la plupart du temps passé à côté. Et c’est un peu la même chose pour l’écriture. Autant le style de la femme est agréable, fluide et poétique, autant le style de l’homme m’a paru plutôt lourd et parfois affecté.

 

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>>> Cadmium

Publié le par GéHa

 

Présentation de l’éditeur :

À travers l'histoire vraie de l'intoxication de son troupeau, l'auteur nous livre un récit sur les grandes mutations paysannes avec l'inexorable disparition de ce monde paysan, dévoré par l'agro-industrie, dans un consentement presque total. La mort rôde, les poisons s'accumulent, la terre subit, mais elle survivra aux hommes.

Laurent Pacheteau est un paysan retraité de 68 ans. Producteur de lait pendant trente-cinq ans dans le bocage vendéen, syndicaliste, militant associatif et culturel, il porte sur sa région et le monde paysan un regard bienveillant et critique. Participant à des ateliers d'écriture conduits par Claude Burneau, dans le cadre de l'association Arts Métiss', Laurent Pacheteau a d'abord écrit quelques nouvelles rurales.

Première page :

Juin 2025, l'autopsie

Crever sans prévenir ! Comme ça, sur la paille de la litière. C'est au petit matin. Je ne peux que constater. C'est trop tard pour la vache qui gît au milieu du troupeau de ruminants en attente de la traite. La tête en arrière, les yeux fixes et globuleux, la langue ressortie de la bouche et violacée, un filet de sang coagulé au coin de la gueule, les pattes raides, le ventre déjà bien gonflé. J'ai beau tourner autour de la bête en gesticulant et en jurant, rien n'y fait. Elle est bel et bien morte.

Le choc, je n'ai rien vu venir. Cette vache était en pleine forme hier soir, aucun bruit dans l'étable cette nuit, aucun beuglement. Ma chambre est côté nord de la maison, adossée à la stabulation du troupeau. Souvent je suis réveillé par des vaches en chaleur qui cavalent les voisines ou par les beuglements criards d'un vêlage. Ou par des règlements de compte à coups de cornes ; alors les plus faibles émettent des cris un peu étouffés en courant à travers la litière pour tenter d'échapper aux coups sur les flancs. Je sais quand il y a urgence à se lever. Mais le bruit de mort est souvent silencieux...

Ce que j’en pense :

Très bon livre nous montrant de façon implacable, quand on est « PAYSAN », qu’il est presque impossible de sortir du système de l’agriculture productiviste voulue par les grands groupes agro alimentaires et par la FNSEA. Laurent Pacheteau nous raconte son histoire. Souvent on sent poindre une grande colère mais aussi une empathie pour le monde animal. La lecture de « Cadmium » est très agréable : c’est poétique lorsque l’auteur va par exemple dans le bois du renard, c’est rigoureux quand il démonte le mécanisme de l’empoisonnement et c’est aussi agrémenté de mots familiers et de patois vendéen. A lire et à faire partager.

 

 

 

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>>> La mauvaise pente

Publié le par GéHa

Présentation de l’éditeur :

Lee, un petit voyou d’une vingtaine d’années, se réveille dans un motel sordide avec une balle dans le ventre, une valise pleine de dollars, et pas la moindre idée de ce qui a pu le mener jusqu’ici. À son chevet, Wild, médecin morphinomane en rupture de ban, son seul recours pour l’aider à quitter les lieux avant que la police ne débarque. Complices malgré eux, ils vont chercher refuge dans la maison de campagne d’un confrère de Wild. Une intimité maladroite s’installe entre ces deux hommes en cavale dont l’un est hanté par un séjour en prison et l’autre fuit un procès pour erreur médicale. Mais un troisième larron est à leurs trousses : Josef, un vieux gangster roumain superstitieux et violent, qui a pour mission de récupérer l’argent et de s’occuper de Lee. Une bonne fois pour toutes…

Première page :

Émergeant de profondeurs océaniques, Lee revint lentement à lui. Il lui semblait que c'était en rêve qu'il battait des paupières, face à ses genoux cagneux. La chambre se taisait, comme s'apprêtant à l'accueillir. Telle une grossière figurine d'argile, rigide et très ancienne, il était couché dans ce lit, et il clignait des yeux.

Enfant, s'il avait peur, la nuit, il s'efforçait de respirer de façon à ne pas attirer l'attention de la chose tapie dans l'obscurité. Tout doucement. Comme si on pouvait se cacher des fantômes qui hantaient les chemins, à la recherche d'enfants à dévorer. À une certaine époque — il avait quatorze ans —, il se réveillait même parfois avec la sensation que sa chambre tout entière, arrachée de ses gonds, était propulsée à travers l'espace. À ce moment-là, Claire, sa soeur, se matérialisait à son chevet, plaçait fermement ses mains sur ses épaules et attendait que cessent ces pleurnicheries. Elle ne disait rien. Il n'y avait rien à dire, vu la situation.

Et, là encore, Lee s'efforçait de rester aussi immobile

Ce que j’en pense :

C’est un livre noir, très noir parfois. Il nous entraine dans la fuite de deux paumés qui savent bien comment tout cela finira. On les suit dans un environnement plutôt glauque, avec leurs colères, leurs peurs, leurs blessures jamais cicatrisées et leurs tentatives d’amitié. C’est très bien écrit, avec des digressions poétique, presque philosophiques.

 

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