>>> Apaiser nos tempêtes
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Présentation de l’éditeur :
Les parcours d'Anna et de Cerise n'ont rien de commun. Promise à une brillante carrière, Anna étudie la photographie à l'Université de Washington ; lycéenne, Cerise habite en Californie sous l'emprise totale de sa mère. Lorsque chacune des jeunes femmes tombe enceinte par accident, Anna avorte, et Cerise garde l'enfant. Dix ans plus tard, leur choix aura déterminé le cours de leur vie. D'espoirs en déceptions, de joies en drames, Anna et Cerise, bientôt réunies par le hasard, apprennent à être mères, et à être femmes. Dans ce roman d'une portée universelle et d'une rare force émotionnelle, Jean Hegland raconte le monde au féminin dans ce qu'il a de plus fondamental : le rapport à l'enfant. Au-delà du choix de donner ou non la vie, elle dit combien le fait d'élever nous construit et transforme notre existence.
Première page :
Après tout
Un arbre se dresse sur un versant de colline battu par les vents. Seul entre les cieux qui s’assombrissent et la terre caillouteuse, il tend vers le haut ses branches noueuses, qui sont en pleine floraison. Un soleil bas embrase les nuages lourds, réchauffe son tronc brisé, enflamme ses milliers de fleurs.
L’arbre a presque été fendu en deux – peut-être par la foudre, peut-être par le vent, ou par le poids de ses fruits lors d’un automne trop fécond, il y a longtemps. Une moitié gît au sol à présent, stérile. Mais la moitié vivante se tient fière, parée de fleurs blanches si nombreuses qu’elles semblent en suspens dans l’air lourd. Même les plus petites branches en sont recouvertes, et sur la photo, chaque pétale luit, telle la flamme d’une bougie.
C’est ce nuage efflorescent et lumineux qui attire d’abord le regard. Piégée sous le ciel menaçant, l’improbable multitude de fleurs retient le spectateur lové dans l’instant. La contempler peut le transformer, et de spectateur le muer en témoin – puis, peut-être, en complice.
Ce que j’en pense :
Ce sont deux beaux portraits de femmes et de mères, avec tous les questionnements qui vont avec : quelle vie professionnelle, quelle attitude face à la maternité, à l’avortement, comment faire face au deuil, à la précarité… Autant de sujets qui sont traités dans ce roman. Il y a de superbes passages. L’écriture est fluide, agréable mais le récit m’a paru un peu longuet. On sait que Anna et Cerise vont se rencontrer mais on attend trop longtemps que cela arrive et lorsque cela se produit il me semble que c’est un peu trop tard et on croit un peu moins à leur amitié. J'ai préféré son livre précédent "Dans la forêt".
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