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L'histoire de l'amour

Publié le par GéHa

L'histoire de l'amour

"L'histoire de l'amour" de Nicole Krauss
folio

Présentation de l'éditeur :

A New York, la jeune Alma ne sait comment surmonter la mort de son père. Elle croit trouver la solution dans un livre que sa mère traduit de l'espagnol, et dont l'héroïne porte le même prénom qu'elle. Non loin de là, un très vieil homme se remet à écrire, ressuscitant la Pologne de sa jeunesse, son amour perdu, le fils qui a grandi sans lui. Et au Chili, bien des années plus tôt, un exilé compose un roman. Trois solitaires qu'unit pourtant, à leur insu, le plus intime des liens : un livre unique, L'histoire de l'amour, dont ils vont devoir, chacun à sa manière, écrire la fin. Cet admirable roman, hanté par la Shoah, offre une méditation déchirante sur la mémoire et le deuil. Mais c'est avant tout un hymne à la vie, écrit dans une langue chatoyante et allègre, l'affirmation d'un amour plus fort que la perte, et une célébration, dans la lignée de Borges, des pouvoirs magiques de la littérature. Il impose d'emblée Nicole Krauss comme une romancière de tout premier plan. Prix du meilleur livre étranger 2006

Première page :

"LES DERNIERS MOTS SUR TERRE

Quand ils rédigeront ma nécrologie. Demain. Ou le lendemain. On y lira : LEO GURSKY LAISSE DERRIÈRE LUI UN APPARTEMENT PLEIN DE MERDE. Je suis étonné de ne pas avoir été enterré vivant. L'endroit n'est pas bien grand. Je dois me battre pour préserver un passage entre le lit et les toilettes, les toilettes et la table de la cuisine, la table de la cuisine et la porte d'entrée. Si je veux me rendre des toilettes à la porte d'entrée, impossible, je suis obligé de passer derrière la table de la cuisine. J'aime bien imaginer tout cela comme un terrain de base-ball : le lit est le marbre, les toilettes la première base, la table de cuisine la deuxième, la porte d'entrée la troisième; si l'on sonne à la porte alors que je suis couché sur le lit, je dois faire le tour par les toilettes et par la table de la cuisine avant d'atteindre la porte. S'il s'agit de Bruno, je le laisse entrer sans dire un mot avant de rejoindre le lit en courant, tandis que le rugissement de la foule invisible résonne à mes oreilles."

Ce que j'en pense :

Plusieurs récits et plusieurs voix s'enchainent, s'imbriquent et peuvent, au début, donner l'impression de naviguer dans un labyrinthe; mais la lecture en est finalement très facile. On se sent très proches des personnages. Il y a de l'amour, de l'émotion, de l'amitié, de la solitude, de l'humour... et une très belle écriture. Seul bémol : l'abondance de termes hébreux et yiddish sans qu'il y ait de lexique.

  

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Furari

Publié le par GéHa

Furari

"Furari " de Jirô Taniguchi

Casterman

Présentation de l'éditeur :

En japonais, Furari signifie "au gré du vent"... tout comme semblent se dérouler ces longues marches dans Edo, l'ancien Tokyo. Mais le promeneur, inspiré d'un personnage historique, ne laisse pourtant rien au hasard. Géomètre et cartographe, il arpente la ville, mesurant les distances, comptant chacun de ses pas, afin de dresser la première carte moderne du Japon. 
Sensible à tous les détails qui forment le charme pittoresque d'Edo au début du XIXe siècle, Jirô Taniguchi nous propose de partager une nouvelle fois son goût pour les déambulations enrichissantes.

Extrait :

 

Furari

Ce que j'en pense :

 Cette BD nous invite à ouvrir les yeux et à déambuler de façon poétique à travers des paysages merveilleusement bien dessinés. Seul bémol : les interjections (en oh, ah, hi....) beaucoup trop fréquentes finissent par devenir ridicules.

 

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Allumer le chat

Publié le par GéHa

Allumer le chat

"Allumer le chat" de Barbara Constantine
calmann-lévy

Présentation de l'éditeur :

« Il se plante devant la porte ouverte, jambes écartées, poings sur les hanches. Il hume l'air. La nuit s'annonce douce et tranquille. Mais d'un coup, ses sourcils se froncent, une ombre passe, et sans se retourner

   Passe-moi le fusil, j'vais allumer le chat ! Il n'a pas bu pourtant, juste quelques verres de rouge au dîner, autant dire rien.
   Et pourquoi tu veux l'allumer, dis ?
   Quand il me regarde, j'ai l'impression qu'il se fout de ma gueule. Alors, là, j'en ai marre Je vais lui régler son compte à ce salopard ! »
 
« Bonne nouvelle ! Les Deschiens ont fait un enfant à Queneau et le chat se porte bien. Allumer le chat, c'est un feu d'artifices. » Daniel Picouly

Extrait :

 "Mine fait du pain perdu. Rémi reste derrière elle, tenant le bas de sa robe. Il est certainement timide en temps normal, mais là en plus il ne la ramène pas, parce que sa mère l'a un peu briefé, « Ton grand-père Raymond est un peu méchant, il pique des joues quand on l'embrasse et il veut toujours tuer les chats avec son fusil. » Tu parles que le môme il est à l'aise...

 Mine touille les œufs, ça fait bouger ses fesses sous sa robe, il aime bien. Elle est gentille, Mine. C'est la seule qui n'ait pas reculé brusquement en voyant les plaques rouges sur son visage. Sa mère prend toujours un air dégoûté et dit qu'elle n'a pas le temps, quand il s'approche pour faire un câlin... Son père, lui, tourne la tête de l'autre coté et court se laver les mains dès qu'il le touche... Alors il se cache dans la buanderie, ..."

Ce que j'en pense :

C'est un livre loufoque, plein d'humour mais l'histoire comporte sans doute trop de personnages pour qu'on s'y attache vraiment. Lecture plaisante mais sans doute vite oubliée.

 

 

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La traversée des terres froides

Publié le par GéHa

La traversée des terres froides

"La traversée des terres froides" de Jean Pierre Spilmont
La fosse aux ours

Présentation de l'éditeur :

Florence 1347 : Frans Heins, artisan tisserand banni de la terre flamande depuis plus de trente ans pour avoir mené, à Gand, une révolte contre les échevins de la ville, entreprend pour son neveu le récit de sa vie de proscrit. " Je te dirai ma vie d'alors. Je te dirai la très longue étape qui fut la mienne au cœur des Terres-Froides de Savoie et du Dauphiné, à l'époque où dans la ville de Vienne le concile décidait du sort de l'ordre des Templiers. J'ai côtoyé les lépreux et partagé leur désespoir... " Un hymne à la liberté et à la tolérance.

Première page :

 "Je n’ai rien oublié, Guillaume. Rien ni personne, malgré ces années passées loin de vous, loin de ces Flandres que j’ai tant aimées.

Tu as fait preuve d’une grande patience pour retrouver une trace que je n’ai au demeurant jamais cherché à brouiller, encore moins à effacer.

Tu me demandes aujourd’hui de te dire comment j’ai vécu durant cette longue absence.

Que ton désir soit respecté. Sache, pourtant, que je ne me suis jamais voulu chroniqueur de mon existence. Vivre, survivre parfois, exigeait assez d’énergie, de prudence, voire de folie, pour qu’il m’ait été permis d’apporter autre chose que d’immédiates réponses aux multiples sollicitations d’une destinée quelque peu hasardeuse.

La maladie qui depuis quelques mois sévit à Naples, à Gênes et à Venise, ne tardera pas à venir jusqu’à nous. Certains y voient déjà un signe de la colère de Dieu, d’autres guettent les astres et les comètes. Là, on fuit. Ici on accuse les lépreux. Un peu partout on brûle les juifs que l’on tient pour responsables de ce nouveau fléau."

Ce que j'en pense :

Spilmont sait nous faire sentir une atmosphère, un climat et donner vie à ses personnages. Une écriture forte et lumineuse qui dit l'essentiel Un chant d'espoir.

   

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Vrouz

Publié le par GéHa

Vrouz

"Vrouz" de Valérie Rouzeau
La table ronde

Présentation de l'éditeur :

Pour la première fois, Valérie Rouzeau se frotte au sonnet. Du crépitement de ses vers très libres jaillit une tristesse allègre ou une drôlerie rêveuse. Elle se tient au cœur du monde, en même temps qu’à sa marge. Sa vie chahute entre les lignes. Elle dit le plafond qui grince, le jeune homme pâle dans le métro, la visite chez le gynéco, les nuits blanches et les nuits noires. Elle s’empare du quotidien et fait violon de tout bois.

Première page :

"Bonne qu'à ça ou rien

Je ne sais pas nager pas danser pas conduire

De voiture même petite

Pas coudre pas compter pas me battre pas baiser

Je ne sais pas non plus manger ni cuisiner

(Vais me faire cuire un œuf)

Quant à boire c'est déboires

Mourir impossible présentement

Incapable de jouer ni flûte ni violon dingue

De me coiffer pétard de revendre la mèche

De converser longtemps

De poireauter beaucoup d'attendre un seul enfant

Pas fichue d'interrompre la rumeur qui se prend

Dans mes feuilles de saison."

Ce que j'en pense :

On retrouve le rythme de Valérie Rouzeau (depuis "Pas revoir") ; et les jeux avec la langue, l'humour, cette façon particulière de montrer le quotidien et de parler de soi tout en portant attention aux autres.

   

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Le parloir

Publié le par GéHa

Le parloir

"Le parloir" de Eric Sanvoisin
Gründ

Présentation de l'éditeur :

"Dans un parloir on se regarde toujours avant de se parler". Yan vient d'avoir dix-huit ans. Il est incarcéré depuis une semaine. Et depuis une semaine, il n'a pas prononcé un mot. Il attend. Il attend que le temps passe. Mais le temps ne passe pas.

Première page :

"Maison d'arrêt

Vendredi 31 octobre,

9 h 30

— 7216..., parloir dans deux heures !

Le surveillant referme la porte de la cellule.

Yan vient d'avoir dix-huit ans. Il est incarcéré depuis une semaine. Et depuis une semaine, il n'a pas prononcé un mot. Il attend. Il attend que le temps passe. Mais le temps ne passe pas."

Ce que j'en pense :

Ce très court roman peut être lu par des ados (à partir de 15 ans). Le quotidien de la prison y est très bien décrit. Intense, juste, avec une intrigue très bien menée.

  

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Marre du rose

Publié le par GéHa

Marre du rose

"Marre du rose" texte Nathalie Hense, illustration Ilya Green
Albin Michel jeunesse

Présentation de l'éditeur :

Les propos vifs et vivifiants d’une petite fille qui refuse d’être enfermée dans des goûts qui ne sont pas les siens.

Affirmé, questionneur, drôle, le texte est égayé par des images qui font exploser les couleurs et qui donnent à l’héroïne une belle présence enfantine.

Extrait :

"D'habitude, les filles, elles aiment le rose, seulement moi, le rose, ça me sort par les yeux ! Et c'est pareil pour les princesses, les tralalas de princesses, les rubans et aussi les poupées. Mais quand en plus c'est rose, là, ça me sort par les trous de nez."

Marre du rose

Ce que j'en pense :

L'héroïne de cette histoire n'apprécie pas l'étiquette de "garçon manqué" qu'on lui colle sous prétexte qu'elle n'aime pas les mêmes choses que les filles de son âge.

 Un texte intelligent, très loin des clichés avec de superbes illustrations de Ilya Green (de "Bou et les trois zours"). C'est un très bel album pour enfants à partir de 4/5 ans.

      

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Chroniques de Jérusalem

Publié le par GéHa

Chroniques de Jérusalem

"Chroniques de Jérusalem" de Guy Delisle
éditions Delcourt

Présentation de l'éditeur :

Guy Delisle et sa famille s’installent pour une année à Jérusalem. Pas évident de se repérer dans cette ville aux multiples visages, animée par les passions et les conflits depuis près de 4000 ans. Au détour d’une ruelle, à la sortie d’un lieu saint, à la terrasse d’un café, le dessinateur laisse éclater des questions fondamentales et nous fait découvrir un Jérusalem comme on ne l’a jamais vu.

Première page :

 Chroniques de Jérusalem

Ce que j'en pense :

Je m'attendais à une BD reportage alors qu'il s'agit d'un journal et donc, le début m'a paru un peu décousu . J'ai un peu tiqué devant le côté "faussement naïf" de l'auteur. Mais, au fil des pages, on pénètre vraiment le quotidien de cette ville, de ce pays, de ces peuples. 

  

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Le sel

Publié le par GéHa

Le sel

"Le sel" de Jean-Baptiste Del Amo
Gallimard

Présentation de l'éditeur :

"Quand tout sera terminé, vous douterez de moi, du souvenir qu'il vous restera de moi. Les choses sont ainsi, les vivants défigurent la mémoire des morts, jamais ils ne sont plus loin de leur vérité. "

Jean-Baptiste Del Amo est né à Toulouse. Il est actuellement pensionnaire de la villa Médicis à Rome. Le sel est son deuxième roman.

Première page :

"Louise

Elle s'éveilla avec la certitude que les enfants dormaient encore. La perspective du dîner prit forme dans son esprit et, avec elle, la sensation de cette présence, celle des enfants dans leurs chambres à l'opposé du couloir, leurs corps réfugiés sous les couvertures.

Un jour filandreux se glissait par la fenêtre et se brisait à l'angle de la commode. L'aube baignait la chambre. De la maison, elle n'entendait pas le bruit des vagues, mais les cris des mouettes et des goélands lui parvinrent. Si les volets n'étaient pas rabattus et que le jour la trouvait allongée sur le flanc, le visage vers la fenêtre, l'une des premières images qu'elle percevait, sitôt qu'elle ouvrait les yeux, était le haut vol des oiseaux dans un carré de ciel sur le mur. Une traînée de nuages y hésitait parfois. Si les matins étaient gris, Louise y voyait comme un reflet de la mer, une écume qui pouvait être blanche ou même noire. Mais peu importent en réalité les entrées maritimes, les oiseaux ne cessent jamais de dominer la ville. Quoi qu'il arrive aux gens de la mer, ils éventrent le ciel indifféremment."

Ce que j'en pense :

Huis clos familial où les rancoeurs et les blessures remontent à la surface à coups de flashbacks. La lecture en devient vite lassante. Peu d'émotion avec ce livre finalement assez fade !

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Les ombres mortes

Publié le par GéHa

Les ombres mortes

"Les ombres mortes" de Christian Roux
Rivages Noir

Présentation de l'éditeur :

Geoffrey Martin, ce n'est pas son vrai nom. Sauf qu'il y a huit ans, quand sa voiture a percuté un arbre et qu'il a repris conscience, c'est celui qui figurait sur ses papiers. De faux papiers, d'après la police. Mais personne n'a pu en savoir plus car il a laissé sa mémoire dans l'accident. " Geoffrey " a donc commencé une nouvelle vie. Il a même rencontré le grand amour avec Josepha. Pourtant, il est hanté par un cauchemar récurrent et inexplicable : un œil détaché de son orbite vient rouler dans le caniveau et se perdre dans les égouts. Et puis, une nuit, c'est la réalité qui devient cauchemar quand i apprend que Josepha s'est suicidée. Il n'y croit pas, le lieutenant Lancelot non plus. Qui était Geoffrey Martin dans sa première vie ? Quel secret si lourd cachait-il, au point d'avoir effacé ses souvenirs ? Remarqué pour son premier roman Braquages, Christian Roux entraîne son lecteur dans un jeu de perpétuels rebondissements où le suspense fait sans cesse écho au tragique.

Première page :

"On m'appelait Geoffrey Martin depuis que, huit ans auparavant, par un beau et frais jour d'avril, on avait extirpé mon corps d'un monceau de ferraille encastré dans un arbre. On a dit que j'avais eu beaucoup de chance de m'en sortir non seulement vivant mais en plus entier. Ce n'était qu'en partie vrai. Il y avait tout de même une chose que j'avais perdue, probablement fichée dans le recoin d'une taule déchiquetée, peut-être même lacérée par elle avant de finir compressée dans un cube de métal : ma mémoire. Et avec elle, mon nom.

On m'a alors donné le nom et le prénom qui étaient inscrits sur mes papiers. Je ne les ai jamais aimés. Ce mélange d'anglais et de français, pour surprenant qu'il fut, ne m'évoquait rien ; en plus, à cause de lui, ma nouvelle vie a débuté dans un hôpital pénitentiaire : les papiers en question étaient faux et la police a préféré enquêter là-dessus avant de me relâcher. Parallèlement, une armée de médecins s'est acharnée sur mon cas, mais il leur a fallu se rendre à l'évidence : mon amnésie était bien réelle.

Au bout de six mois passés à subir une quantité astronomique d'interrogatoires policiers et médicaux qui ont bien failli me rendre définitivement fou Je me suis retrouvé sur un trottoir avec, cette fois, de vrais papiers en poche, l'adresse d'une association qui aidait les gens à obtenir le RMI et, bien calé au fond de mon crâne, un cauchemar dont, très vite, j'ai décidé de ne parler à personne."

Ce que j'en pense :

Polar bien ficelé, avec des personnages attachants mais les évènements sont assez prévisibles. Les analyses politiques qui viennent au fil du livre font plaisir aux lecteurs d'extrême gauche mais n'apportent pas grand chose à l'intrigue.

 

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