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Des vents contraires

Publié le par GéHa

Des vents contraires

Des vents contraires - Olivier Adam
Editions de l'Olivier

Présentation de l'éditeur :

Depuis que sa femme a disparu sans jamais faire signe, Paul Andersen vit seul avec ses deux jeunes enfants. Mais une année s'est écoulée, une année où chaque jour était à réinventer, et Paul est épuisé. Il espère faire peau neuve par la grâce d'une retour aux sources et s'installe alors à Saint-Malo, la ville de son enfance.
Mais qui est donc Paul Andersen ? Un père qui, pour sauver le monde aux yeux de ses enfants, doit lutter sans cesse avec sa propre inquiétude et contrer, avec une infinie tendresse, les menaces qui pèsent sur leur vie. Dans ce livre lumineux aux paysages balayés par les vents océaniques, Olivier Adam impose avec une évidence tranquille sa puissance romanesque et son sens de la fraternité.

Les premières lignes :

"Les enfants quittaient la classe un à un, abandonnaient leurs coloriages et se levaient de leurs chaises miniatures pour se pré­cipiter dans les bras de leurs parents sous le regard bienveillant de l'institutrice, une fille timide et fluette à qui je n'avais rien eu à reprocher en presque trois mois. En guise d'adieu, Manon l'avait embrassée sur les lèvres et l'instit n'avait pas bronché, les yeux brillants elle nous avait souhaité bonne chance : aller vivre au bord de l'eau elle nous enviait. J'ai rejoint Manon dans le fond de la pièce, au beau milieu des étals de légumes en plas­tique elle serrait Hannah contre son cœur, elles s'accrochaient l'une à l'autre, inquiètes de se perdre. C'était une gamine pâlotte dont j'ignorais si elle était seulement douée de parole. Je l'avais pourtant accueillie deux ou trois fois à la maison, elles avaient joué tout l'après-midi, planquées sous le tamaris dont les branches tombaient si bas qu'elles faisaient une cabane, je ne les avais vues qu'à peine, le temps de leur servir un verre de lait un bout de pain un morceau de chocolat pour le goûter, elles avaient avalé ça assises à la table en fer rouillée, peinture blanche écaillée par endroits. "

Mon avis :

Un univers gris/noir (comme toujours chez Olivier Adam) mais bordé de tendresse. L'écriture traduit à merveille les émotions et les états d'âme des personnages ainsi que les paysages bretons (St Malo).

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Dans les veines ce fleuve d'argent

Publié le par GéHa

Dans les veines ce fleuve d'argent

Dans les veines ce fleuve d'argent
Dario Franceschini - traduit de l'italien par Chantal Moiroud
L'Arpenteur / Gallimard
Présentation de l'éditeur :
A l'heure où sa vie approche de son automne, Primo Bottardi décide de revenir sur les lieux de sa jeunesse et de retrouver un ami qui lui avait posé quarante ans plus tôt une question à laquelle il n'avait pas su répondre. Son périple le ramène au bord du Pô, parmi les pêcheurs d'esturgeons, dans une atmosphère de brume et d'eau qui change la plaine en un mirage infini. La présence immémoriale du fleuve imprègne les faits et gestes des hommes. Elle nourrit leur vie, s'insinue dans leurs rêves et les saisit parfois de crainte ou d'effroi, jusqu'à la tragédie finale qui confère au récit les accents définitifs du mythe.
On a pu parler à propos de ce roman de " réalisme magique". La lenteur du voyage, le pittoresque des personnages, la douceur des rencontres et le sortilège de maints épisodes contrastent avec la silencieuse et obscure pression du destin que l'on sent peser sourdement et qui révélera enfin son visage dans une scène inoubliable et foudroyante.

Les premières lignes :

"Il avait toujours confondu le silence avec le froid. Pendant les nuits moites d'été il regardait les lèvres de Marie qui bougeaient, sans un bruit, au rythme des mots de son livre, et il commençait à trembler sous les draps rêches de coton blanc.

« Tu me fais mélanger les lignes », disait Maria en feuilletant les pages qui la séparaient de la fin. Puis elle se remettait à lire à voix basse et Primo, réchauffé par le bruit des paroles de sa femme, pouvait glisser dans ses rêves couleur rouille.

La première fois que cela lui était arrivé il était encore enfant, c'était à l'époque des cigarettes du train de marchandises.

Un matin de mai, les habitants de Cantarana se retrouvèrent en contrebas des rails de chemin de fer, à contempler les wagons renversés de deux trains qui s'étaient heurtés à l'aube. Soudain, quel­qu'un s'était mis à hurler :"

Mon avis :

Un premier roman à l'écriture étonnante (les adjectifs, en particulier, sont inattendus). C'est une quête où le fleuve a une forte présence (réelle et symbolique).

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Lorraine connection

Publié le par GéHa

 

Lorraine connection

Lorraine connection - Dominique Manotti
Rivages/Noir

Quatrième de couverture :

A Pondange en Lorraine, l'usine Daewoo fabrique des tubes cathodiques de téléviseurs. C'est la seule source d'emplois dans cette région sinistrée. Lorsqu'un énième accident se produit, l'usine se met en grève. Mais alors que les grévistes s'organisent pour passer la nuit sur place, l'usine prend feu. L'incendie est-il lié au mouvement d'occupation ? Pourquoi Eric, l'un des employés qui disait avoir vu les incendiaires est-il victime d'un accident malencontreux ? A y regarder de plus près, Daewoo Pondange paraît être au coeur d'enjeux stratégiques et de troublantes zones d'ombre. Meurtres, coups fourrés, manipulation, chantage, les adversaires qui s'affrontent ici ne reculent devant rien.

Les premières lignes:

Une pièce confinée entre quatre parois de tôle grise, traversée de part en part par un convoyeur sur lequel reposent deux rangées d'écrans de télévision et leurs lampes, sous la lumière blanche de rampes de néons, d'où pendent ici et là des fils électriques. Deux lignes de quatre filles se font face, de part et d'autre du convoyeur. Il fait très frais, on va vers l'automne, et quand elles ont pris leur poste, ce matin, il faisait encore nuit. Aussi, bien que toutes les filles se connaissent, et se sentent presque intimes dans ce lieu clos, où l'on travaille quasiment en équipe, cadences et primes collectives, personne n'a envie de parler, car aller vers les nuits longues et les jours courts rend plutôt cafardeux

Mon avis :

Sujet intéressant; enquête bien documentée... mais il manque quelque chose dans la conduite de l'intrigue pour en faire un bon polar.

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Le petit livre rouge

Publié le par GéHa

Le petit livre rouge

Le petit livre rouge - Philippe Brasseur
Collection OFF-Pastel - L'école des loisirs

Quatrième de couverture :
C'est l'histoire du petit chaperon rouge qui va chez sa mère-grand lui porter... un livre.
Si, comme dans le conte bien connu, la grand-mère et le petit chaperon rouge en sortent indemnes, cette histoire, hélas, finit mal... pour le livre.
Ames sensibles et amoureux des livres, s'abstenir !

Le petit livre rouge


Mon avis :
Sur les pages de gauche, le discours des parents, des pédagogues, sur le respect du aux livres. Sur les pages de droite, une petite fille qui en fait voir de toutes les couleurs à ce petit livre rouge.
Beaucoup d'humour. Des illustrations efficaces.


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Le livre à venir

Publié le par GéHa

Le livre à venir

La librairie "Le livre à venir"
21 rue de la Tonnelle à Saumur


Une librairie indépendante vient de s'ouvrir à Saumur.
Patrick Cahuzac et Albane Gellé en sont les initiateurs.
Dans la librairie vous trouverez un secteur Jeunesse de près de 2000 références (sur les 8000 proposées), de la littérature française et étrangère (3500 titres), du roman policier (800 titres) et un rayon beaux-arts et sciences humaines (700 ouvrages).

L'Association Littérature et Poétiques, animée par Albane Gellé, poursuivra ses rencontres mensuelles avec des écrivains dans ce nouveau lieu.

 

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Mon voisin

Publié le par GéHa

Mon voisin

Mon voisin - Milena Agus
éditions Liana Levi - traduction Françoise Brun

Présentation de l'éditeur :

Glisser dans la baignoire en changeant le rideau de douche, faire croire à un accident, confier le petit à une famille normale... Pour se libérer de la pesanteur de la vie, elle s'amuse à imaginer le suicide parfait. Mais le jour où le voisin entre dans sa vie, son regard sur le monde change. Dans un Cagliari écrasé de soleil, Miléna Agus met en scène des personnages hors normes, enfants en mal d'amour, adultes en quète d'un peu de douceur.

Extrait :

"Le voisin, elle l'avait rencontré un jour alors qu'avec son petit elle rentrait de promenade. Il était très beau. Et ensuite, toujours à la même heure. Elle arrêtait la poussette et le fixait sans retenue. Mais lui ne les voyait pas, même quand la rue était vide.
Il habitait la maison de l'autre côté du mur, et maintenant,quand elle emmenait son fils faire un tour, elle passait toujours par là. Ensuite ils montaient par les ruelles en pente, encaissées entre les murs, et débouchaient dans la lumière aveuglante de l'Esplanade, une avenue où on aperçoit tout Cagliari. Ils s'installaient sous un palmier, en surplomb de leur petit immeuble décrépit, qui était le plus moche, mais le plus beau aussi, parce qu'il y avait le jardin de la maison d'en face, avec sa végétation enchevêtrée qui formait un tapis sous son balcon à elle, au premier étage, la tenant comme suspendue en l'air quand elle s'y penchait.
La maison du voisin restait cachée même de à-haut, de l'Esplanade, les frondaisons des arbres recouvraient tout, et là où elles s'éclaircissaient par instant émergeaient le blanc, le rose, le jaune des arbres fruitiers. Du mur descendaient, s'ouvrant un chemin entre les tessons de bouteille, les branches de lierre et les grappes violettes de glycines. Elles ne se lassait pas de rester là, émerveillée, espérant toujours entendre la voix de ce voisin si beau. Mais seuls les oiseaux chantaient."

Mon avis :

En une cinquantaine de pages cette nouvelle nous fait ressentir la mélancolie, la tristesse mais aussi la douceur, la légèreté, la chaleur. L'écriture restitue à merveille ces sensations et sentiments.

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Comme les fleurs d'amandier ou plus loin

Publié le par GéHa

Comme les fleurs d'amandier ou plus loin

Présentation de l'éditeur :
Ni patrie ni exil que les mots, mais passion du blanc pour la description des fleurs d'amandier. Ni neige ni coton. Qui sont-elles donc dans leur dédain des choses et des noms ? Si quelqu'un parvenait à une brève description des fleurs d'amandier, la brume se rétracterait des collines et un peuple dirait à l'unisson : Les voici, les paroles de notre hymne national !

Mahmoud Darwich poursuit dans ce recueil une recherche commencée il y a au moins dix ans, aux frontières de la poésie et de la prose. Mais au-delà de toute préoccupation technique, demeurent ses choix premiers : en poésie, toute idée, toute pensée doit passer par les sens ; toute poésie est d'abord orale, et par là musique ; et elle s'arme de fragilité humaine pour résister à la violence du monde.

Extrait :

QUAND TU CONTEMPLES

Quand tu contemples une rose

qui a blessé un mur et que tu te dis:

J'ai bon espoir de guérir du sable,

ton cœur verdit...

 

Quand, par une journée belle comme une icône,

tu accompagnes une femme au cirque

et que tu es convié à la danse des chevaux,

ton cœur rougit...

 

Quand tu comptes les étoiles, que tu te trompes

après la treizième et que tu t'assoupis

comme l'enfant

dans la bleuité de la nuit,

ton cœur blanchit..

 

Quand tu marches et que tu ne trouves pas

le songe

allant devant toi comme l'ombre,

ton cœur jaunit...


Mon avis
:

Le dernier recueil du poète palestinien. Une poésie à la fois accessible et savante sur les choses simples de la vie.



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Terre-Mère homicide volontaire?

Publié le par GéHa

Terre-Mère homicide volontaire?

Présentation de l'éditeur
" De quoi manque le plus notre monde ? D'humain !... "
Humain, humanisme, humanitaire.... autant de termes qui ont la même racine qu'humus, cette vitamine indispensable à la mince couverture qui, à la surface de notre planète, assure notre survie.
Cette terre nourricière qu'on est en train d'épuiser, d'assécher, d'empoisonner...
Parce que 20% de la population du globe est prisonnière de l'équation : croissance = production + consommation + profit, jusqu'à l'épuisement des ressources, alors que les 80% qui restent n'ont pas accès aux besoins vitaux les plus élémentaire.

Biographie de l'auteur:
Voilà plus de 40 ans que Pierre Rabhi, agroécologue et fondateur de terre et Humanisme, à la parole et l'engagement mondialement reconnus, dénonce et agit, pour que l'on sorte du cycle suicidaire du "toujours plus".
II en appelle aux consciences, et particulièrement à celle des plus jeunes, pour que l'homme se réconcilie avec la nature, réapprenne à respecter et à protéger notre " terre-mère " Pour que chacun cultive, là où il vit, une "oasis d'humain dans ce désert d'inhumanité ". Tant qu'il est encore temps !

Mon avis :
Dans ce livre très facile à lire, Pierre Rahbi explique des évidences bonnes à rappeler et à mettre sur sa table de chevet... Il remet les choses à leur place et démontre l'absurdité de notre système non pas de consommation mais de surconsommation.



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L'été de Garmann

Publié le par GéHa

L'été de Garmann

Présentation de l'éditeur:
C 'est la fin de l'été, les trois vieilles tantes arrivent comme chaque année avec leur arthrose et leur gâteau meringué. Demain Garmann va entrer au CP. Il a peur. Mais il fait cette découverte incroyable : les adultes aussi ont peur !

Cet album extraordinaire aborde avec poésie, humour et tendresse, quelques grandes questions de la vie.

L'été de Garmann

Mon avis :

C'est un album magnifique, curieux, déjanté, créatif... certainement un chef d'oeuvre. Les illustrations, réalisées à partir de dessins, photographies, peintures,collages, sont d'une grande force.

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Décomposition

Publié le par GéHa


Décomposition


La quatrième de couverture
C'est un conte de fées qui commence mal, très mal
. L'histoire d'une fille un peu paumée qui voulait croire au prince charmant. Erreur. la voilà avec un cadavre dans le coffre de sa mustang, le cadavre de Jack, le prince changé en crapaud, en salaud. La route va être longue jusqu'à Seattle où peut être l'attend son autre prince, le brave George, qu'elle n'aurait jamais dû plaquer. Et comme dans tous les contes, il y aura des rencontres : un flic soupçonneux, d'autres paumés, et même une poule, une vraie...


Les premières lignes :

"George était un type bien et je ne l'ai pas tué ; mais je lui ai brisé le cœur. Il m'a offert cette Mustang et quand j'arriverai enfin à Seattle je me garerai devant chez lui, il descendra les marches de sa véranda en courant, il se penchera par la vitre baissée et il m'embrassera. Tout sera alors parfait.

Mais avant d'arriver là-bas, il faut que je me débarrasse de Jack. Lui, ce n'était pas un type bien, et je l'ai tué.

C'est la première fois que je prends la route, et il est hors de question qu'il soit encore dans le coffre quand j'arriverai à bon port."

Mon avis :

Scénario et écriture très originaux. Un livre rempli d'odeurs (mauvaises!)

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