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Changement

Publié le par GéHa

J'aimais bien le titre de ce blog  "En marge(s)",  il me semblait cependant trop proche d'un certain mouvement politique omniprésent actuellement. 

Moi aussi je suis pour le changement mais je reste "Dans les marges"

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Preuve vivante

Publié le par GéHa

Preuve vivante

"Preuve vivante" de John Harvey - Rivages/noir

Présentation de l'éditeur :

"Adipeux, bientôt chauve, plus très jeune, la poitrine ouverte par une blessure qui recommençait à saigner, l'inconnu ne savait pas du tout vers quoi il courait, seulement à quoi il essayait d'échapper ". Deux représentants. Un supporter de football italien. Et maintenant, cet inconnu vêtu en tout et pour tout d'une chaussette au pied gauche. Tous ont été sauvagement attaqués après avoir été abordés par une fille. En ce début d'été à Nottingham, Charlie Resnick est bien sollicité. Non seulement il doit résoudre cette affaire d'agressions, mais on lui demande aussi d'assurer la protection de Cathy Jordan, auteur du festival Coups de feu dans le noir.
La romancière a reçu des lettres de menaces et, de toute évidence, le corbeau est un lecteur assidu de son œuvre.

Première page :

"L'homme qui descendait Alfreton Road en courant au milieu de la chaussée, à trois heures cinq en ce dimanche matin, était « complètement à poil et les couilles à l'air ». pour reprendre les termes employés par Mark Divine. Une description poétique, de la part de Divine, mais pas scrupuleusement exacte. Sur son pied gauche, l'homme portait une chaussette Ralph Lauren bleu nuit en laine et coton mélangés, pointure 42. ornée d'un petit joueur de polo de couleur rouge. Et il saignait. Un mince filet de sang séché, d'une teinte trop pâle pour être assorti au logo Lauren, adhérait à son flanc. Il semblait provenir d'une plaie ouverte sous sa poitrine flasque.

L'asphalte écorchait les pieds de l'inconnu, lui torturait les genoux. Il ahanait comme un soufflet de forge, sa respiration rauque lui déchirait la poitrine. Dix ans de promesses non tenues - cesser de fumer, aller à la piscine, se remettre à jouer au squash - ne l'avaient guère préparé à cette épreuve.

Pourtant, il courait toujours. Il passa sans ralentir devant le Forest Inn. le Queen Hôtel…"

Ce que j'en pense :

Cet épisode des enquêtes de Ressnick est moins passionnant que les précédents. L'intrigue semble un peu éclatée et manque de souffle. On retrouve toujours avec plaisir les personnages mais il n'y a plus trace de la femme rencontrée par le policier lors de l'épisode précédent…Dommage !

Preuve vivante

 

 

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Les coquins

Publié le par GéHa

Les coquins

"Les coquins" de Marion Fayolle - Magnani

Présentation de l'éditeur :

Marion Fayolle signe avec Les Coquins un recueil de dessins érotiques dans lequel les hommes mangent des glaces-seins, les femmes ont peur du loup, ou se reposent entre deux branches-sexes.
L’auteur nous raconte, avec humour et étrangeté les rapports entres hommes et femmes à travers des jeux d’associations et des métamorphoses tantôt gourmandes, tantôt sportives, sinon animales...

Extrait :

Les coquins

Les coquins

Ce que j'en pense :

C'est impertinent, plein d'humour, très inventif et … universel. C'est coquin dans le meilleur sens du terme. Pas de pornographie dans ce petit livre à offrir de toute urgence.

Les coquins

Les coquinsLes coquinsLes coquins

 

 

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Les amours suspendues

Publié le par GéHa

Les amours suspendues

"Les amours suspendues" de Marion Fayolle - Magnani

Présentation de l'éditeur :

Un homme marié ne peut s'empêcher de regarder les femmes et de leur plaire, de se sentir désiré par elles. Il charme les femmes mais arrête tout systématiquement avec elles au moment où leur amour pourrait s'accomplir. Il fige les sentiments à l'instant même où l'attirance est la plus grande. Cet homme se protège ainsi contre les souffrances et les déceptions qui pourraient anéantir la beauté et le réconfort qu'il trouve dans ces relations platoniques. Cet homme conserve précieusement toutes ses relations inaccomplies – ses amours suspendues – dans une chambre secrète ; ses amours suspendues prennent la forme de femmes congelées, statufiées. Souvent, il prend plaisir à s'enfermer avec les souvenirs de ces femmes qu'il a aimées. Il se souvient avec émotion de chacune d'elles : la femme rouge et fatale, la femme violette et maternelle, la femme jaune et souffrante. Jusqu'au jour où cet homme marié est quitté par celle avec qui il partage sa vie. Il ne l'a pas vu venir et se retrouve dans une très grande tristesse. Il se réfugie dans sa chambre secrète et décide de décongeler toutes ces amours suspendues, de redonner vie à toutes ces femmes dans une tentative désespérée pour retrouver le bonheur perdu...

Extrait :

Les amours suspendues

Pour découvrir d'autres illustrations : 

http://cargocollective.com/marionfayolle/Les-amours-suspendues

Ce que j'en pense :

Livre très original. On reconnaît bien le dessin de Marion Fayolle toujours élégant, léger et sensuel. C'est une BD magnifiquement chorégraphiée où il ne manque que la musique J ! Jeune auteure à suivre et bravo à la maison d'édition qui a fait un très beau travail.

Les amours suspendues

Les amours suspenduesLes amours suspenduesLes amours suspendues

 

 

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Digues du ciel

Publié le par GéHa

Digues du ciel

"Digues du ciel" de Alexis Gloaguen - Maurice Nadeau

Présentation de l'éditeur :

Digues de ciel est le récit de voyages dans les grandes villes du Canada et des Etats-Unis - d'Halifax à Vancouver, de New York à la banlieue de Los Angeles, en passant par le Colorado et le Kentucky. Textes écrits au présent et dans la rue, notations sur les lieux, la vie ordinaire et sa part de merveille. C'est aussi une réflexion "en situation" sur ce qui, dans ces paysages urbains, suscite l'écriture et sur la place de la poésie dans le monde moderne. L'auteur est fasciné par la découpe de ces "digues de ciel", par le profil de ces immeubles dont la solidité retient l'invisible comme l'encadrement d'un miroir. Mais, en-deçà de l'architecture, il est tout autant attentif à la vie des plus humbles, à l'envers du décor, à ce "tissu conjonctif" qui, entre les monuments emblématiques, fait une ville. Il y a là un va-et-vient permanent entre l'intériorité du regard et un hyperréalisme de la description. Ce livre prend la suite des Veuves de verre (Maurice Nadeau, 2010) dont on retrouve, portées plus loin encore, l'âpreté et les fulgurances.

Première page :

"Je suis amoureux de la vie et las des faux-semblants. Je bondis d’aise au moindre signe d’allégresse : dans la rue, dans la chair des musiques, dans le regard des autres, dans les traversées d’esprit. Je prends la plume pour le plaisir de la laisser vagabonder comme en accords écrasés au long d’un manche de guitare.

Les galets ouvragés sur les passages piétonniers, les architectures de vieilles briques fleurant presque l’huile de morue mènent à la patine et à l’atmosphère des pubs. On les trouve en de vieux immeubles aux fenêtres hautes qui me rappellent la part secrète des villes de France. J’écris… Pourrai-je me relire ? Le pur plaisir, jeté sur les pages, aura-t-il postérité ? Peu importe : on sait la fausseté des feuillets imprimés – photocopies améliorées, prétextes à vantardises, automnes de l’ego —, destinés à décliner au long des géologies du temps, si étrangères à l’homme en fin de compte, même s’il en est par excellence le capteur.

De manoirs guillerets en bustiers de verre et d’acier : Halifax est une cité moderne qui a su greffer son architecture sur les racines vives de son passé. Le passage est insensible. Le rêve des baleiniers mène sans rupture à la ville d’avenir, comme dans la postérité d’un sortilège."

Ce que j'en pense :

Drôle de livre ! Au début on pense qu'il va être exceptionnel, avec une très belle écriture. Et puis, au fil des pages cela s'effiloche. Ce qui paraissait profond devient creux. Le style poétique s'apparente à du "sous Bobin" (et même très en dessous!).

Digues du ciel

 

 

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Lumière froide

Publié le par GéHa

Lumière froide

"Lumière froide" de John Harvey - Rivages/Noir

Présentation de l'éditeur :

Pour l'inspecteur principal Resnick et son équipe, la déferlante des crimes et délits enregistrés en cette période de Noël ne sort guère de la routine : un chauffeur de taxi roué de coups, une femme ivre arrêtée pour désordre sur la voie publique, et un gamin dont les blessures suspectes sont peut©être le fait de violences paternelles. Dans l'ensemble, la PJ de Nottingham a la situation bien en main. Jusqu'au coup de téléphone de Dana Matthieson dont la colocataire a disparu. Resnick et ses collègues auront bientôt la preuve concrète que Nancy a été enlevée. Pour le Nouvel An, une première cassette leur parvient, et Resnick comprend qu'ils ont affaire, sans aucun doute, à un terrifiant psychopathe. Dans cette sixième enquête, on découvre une nouvelle facette de Charlie Resnick, homme solitaire et secret, lorsque le criminel qu'il traque menace, non plus une inconnue, mais une femme qui lui est proche et qui lui inspire des sentiments contradictoires.

Première page :

"Se dégageant de sous le corps endormi de Gary, elle se glissa en douceur jusqu'au bord du lit. Chaque nuit, invariablement, Gary se collait contre Michelle, l'immobilisait de son bras et de toute la masse de sa cuisse, reposant lourdement sur elle. Depuis qu'ils avaient emménagé dans cette maison, c'était encore pire. Il ne pouvait pas dormir sans elle. Retenant son souffle, Michelle attendit que cesse le grincement ténu du sommier. Le lino craquelé était froid sous ses pieds. Gary soupira, et quand Michelle se retourna, elle vit son visage, si jeune dans la lumière pauvre, sa bouche ouverte. Elle remarqua la façon dont l'une de ses mains agrippait le drap, les plis tourmentés de son front au-dessus des yeux, et elle fut bien aise de ne rien savoir de ses rêves.

Enfilant une paire de chaussettes de Gary et l'un de ses sweaters par-dessus son propre T-shirt, elle quitta la chambre.

Les enfants avaient une chambre à eux près du palier étroit, mais depuis quelques semaines, il y faisait trop froid. Leur haleine se figeait dans la pièce en petits nuages blancs, …"

Ce que j'en pense :

Toujours autant de plaisir à retrouver les personnages de Harvey, et, en particulier l'inspecteur Resnick. On a même l'impression que l'écriture, comme le bon vin, se bonifie en vieillissant. Le volet social de ce roman, qui se passe dans une Angleterre thatcherisée, est très prégnant.

Lumière froide

Lumière froideLumière froideLumière froide

 

 

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Point cardinal

Publié le par GéHa

Point cardinal

"Point cardinal" de Léonor de Récondo - Sabine Weispieser

Présentation de l'éditeur :

Sur le parking d’un supermarché, dans une petite ville de province, une femme se démaquille méticuleusement, tristement. Enlever sa perruque, sa robe de soie, rouler ses bas sur ses chevilles : ses gestes ressemblent à un arrachement. Bientôt, celle qui, à peine une heure auparavant, volait quelques instants de joie et dansait à corps perdu sera devenue méconnaissable. Laurent, en tenue de sport, a remis de l’ordre dans sa voiture et dissimulé dans le coffre la mallette contenant ses habits de fête. Il s’apprête à retrouver femme et enfants pour le dîner. Petit garçon, Laurent passait des heures enfermé dans la penderie de sa mère, détestait l’atmosphère virile et la puanteur des vestiaires après les matchs de foot. Puis il a grandi, a rencontré Solange au lycée, il y a vingt ans déjà. Leur complicité a été immédiate, ils se sont mariés, Thomas et Claire sont nés, ils se sont endettés pour acheter leur maison. Solange prenait les initiatives, Laurent les accueillait avec sérénité. Jusqu’à ce que surviennent d’insupportables douleurs, jusqu’à ce qu’il ne puisse plus réfréner ses envies incontrôlables de toucher de la soie, et que la femme en lui se manifeste impérieusement. De tout cela, il n’a rien dit à Solange. Sa vie va basculer quand, à la faveur de trois jours solitaires, il se travestit pour la première fois chez eux. À son retour, Solange trouve un cheveu blond… Léonor de Récondo va alors suivre ses personnages sur le chemin d’une transformation radicale. Car la découverte de Solange conforte Laurent dans sa certitude : il lui faut laisser exister la femme qu’il a toujours été. Et convaincre son entourage de l’accepter. La détermination de Laurent, le désarroi de Solange, les réactions contrastées des enfants – Claire a treize ans, Thomas seize –, l’incrédulité des collègues de travail : l’écrivain accompagne au plus près de leurs émotions ceux dont la vie est bouleversée. Avec des phrases limpides, des mots simples et d’une poignante justesse, elle trace le difficile chemin d’un être dont toute l’énergie est tendue vers la lumière. Par-delà le sujet singulier du changement de sexe, Léonor de Récondo écrit un grand roman sur le courage d’être soi.

Première page :

"Mathilda conduit jusqu'au rond-point, puis se gare sur le parking du supermarché. Presque personne à cette heure-ci. Elle choisit une place loin de l’entrée, éteint le moteur, insère le disque dans la fente du tableau de bord. À l’ombre de la grande enseigne, la musique surgit, le volume à son maximum.

Oh Lord who will comfort me ?

Mathilda cale un miroir sur le volant, se regarde, se trouve belle et triste à la fois, observe son menton, son nez, ses lèvres. C’est le moment du dépouillement, le pire de tous.

Elle sort de la voiture, ouvre le coffre. Sous la moquette, la roue de secours a disparu pour abriter une mallette. Elle la saisit en tremblant. Combien de temps encore ? Mathilda se rassoit, la mallette en aluminium lui glace les cuisses. Elle actionne les petits clapets, qui se soulèvent avec un bruit sec. Elle prend une lingette démaquillante, se frotte doucement les yeux,…"

Ce que j'en pense :

C'est l'histoire d'une "transformation" vue de l'intérieur. L'auteure aurait pu tomber facilement dans le cliché ou le voyeurisme, ce n'est pas le cas. Son écriture est à la fois très simple mais délicate et sensible. Un très bon livre sur le thème, souvent méconnu, de la transidentité.

Point cardinal

Point cardinalPoint cardinalPoint cardinal

 

 

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On ne réveille pas un chien endormi

Publié le par GéHa

On ne réveille pas un chien endormi

"On ne réveille pas un chien endormi" de Ian Renkin - Le livre de poche policier

Présentation de l'éditeur :

John Rebus est de retour officiellement à la Criminelle. Seul bémol : il a été rétrogradé sergent et doit travailler sous les ordres de son ancienne disciple Siobhan Clarke. Ils sont tous les deux en train d’enquêter sur une affaire a priori simple d’accident de voiture lorsqu’ils apprennent que le ministère public a décidé d’exhumer du passé de Rebus une histoire vieille de trente ans. À l’époque, l’équipe dont il faisait partie avait été accusée de falsification de preuves dans une affaire criminelle. Le service des plaintes, l’hypercorrect Malcolm Fox en tête, est saisi du dossier. Rebus est sur la corde raide. Il ne sait pas s’il peut faire confiance à Fox et, pourtant, il va avoir besoin de son aide. Quand on réveille un vieux chien aigri, il vaut mieux être bien préparé...
Un grand Rebus sur fond de référendum sur l’indépendance de l’Écosse.

Première page :

"- Et on va où comme ça ?

- On roule, c'est tout.

- Oui, mais on roule jusqu'où ?

Rébus se tourna vers l'homme qu'il avait ramassé devant une agence de paris sur Clerk Street. Un dénommé Peler Meikle, dont la moitié de la vie d'adulte s'était passée derrière les barreaux de diverses prisons écossaises et anglaises, comme en témoignaient sa pâleur et sa contenance typiques d'un ex-taulard. Son visage avait besoin d'un bon coup de rasoir et ses yeux enfoncés dans leurs orbites étaient réduits à deux pupilles noires sur le qui-vive. Après quelques feux tricolores, ils longèrent la Commonwealth Pool avant de s'engager dans Holyrood Park.

- Ça fait un bail, dit Rébus. Qu'est-ce que tu deviens par les temps qui courent ?

- Pas de quoi vous faire des cheveux, vous autres.

- A ton avis, est-ce que j'ai l'air de m'en faire ?

- Vous avez la même tronche que le jour où vous m'avez envoyé au tapis en 1989.

- Ça remonte à si loin que ça ? fit Rébus d'un air faussement surpris en secouant la tête un peu trop fort."

Ce que j'en pense :

C'est bien mené, de façon assez classique, avec plusieurs histoires qui s'imbriquent (plus ou moins). Mais on ne s'attache pas complètement au personnage de Rebus car il est montré de manière un peu trop schématique.

On ne réveille pas un chien endormi

 

 

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Une brève histoire du roman noir

Publié le par GéHa

Une brève histoire du roman noir

"Une brève histoire du roman noir" de Jean-Bernard Pouy - Points

Présentation de l'éditeur :

« Le roman noir se doit par essence de ne pas être rose, c’est la moindre des choses. Sa préoccupation essentielle, celle de dépeindre des êtres brisés et menacés par une société aveugle et corrompue, lui a confié toute une génération d’auteurs qui, eux-mêmes, pour diverses raisons, quelquefois personnelles, ne voyaient aucunement l’espoir se lever derrière les brouillards dépressifs de toutes sortes. »

Jean-Bernard Pouy, une des figures les plus remarquées du roman noir en France, est l’auteur d’une soixantaine de romans. On lui doit notamment La Belle de FontenayRN 86 et Spinoza encule Hegel.

Extrait :

"C'est toujours pareil, dans ce genre de daubes. Dans la vie, la vrai vie, quand un tueur va tuer, il tue, c'est tout basta c'est en général ce que, moi, je fais. Alors que dans les romans, à ce moment crucial, ça discute, ça parle, ça piapiate, et ratata qu'ils expliquent et blablabla qu'ils se justifient et planplanplan qu'ils se regorgent. Et c'est alors que la future victime trouve un truc, n'importe quoi, une enclume dans le tiroir, une corde dans les rideaux, une aiguille à tricoter dans une rainure de parquet, une poignée de sable dans la moquette. Et, hardi petit, c'est le tueur qui morfle.
On croit rêver."

Ce que j'en pense :

Je suis un inconditionnel de J B Pouy, j'aime sa subjectivité, son humour, sa connaissance du "milieu" de la "littérature noire".... Ce livre est foisonnant et nous propose une somme de références où nous n'en finiront pas de puiser.

Une brève histoire du roman noir

Une brève histoire du roman noirUne brève histoire du roman noir

 

 

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Des femmes en noir

Publié le par GéHa

Des femmes en noir

"Des femmes en noir" de Anne-Isabelle Lacassagne - Rouergue

Présentation de l'éditeur :

À la mort d’un vieux prêtre, les responsables de son diocèse découvrent qu’il s’agissait d’une femme. Sans que personne ne s’en doute, elle exerçait paisiblement sa vocation depuis des années. Abasourdi, consterné, l’évêque décide de diligenter une enquête, chargeant un prêtre plus jeune et la chancelière de l’évêché de comprendre comment, pourquoi et avec quelles complicités une telle supercherie a été possible. Le père Bernard-Marie, aussi ardent qu’austère, et Charlotte, la juriste qui aime son Église passionnément sans s’aveugler sur ses faiblesses, ont beau avoir des visions divergentes sur la juste manière d’affronter la vérité, ils vont ensemble sonder la vie de Pascal Foucher et rassembler les témoignages de tous ceux qui l’ont, sinon connu, du moins côtoyé. Mais si l’un aimerait instruire à charge, l’autre ne peut se défendre d’admirer le courage de celle qui a enfreint l’interdit.
Dans ce roman libre et singulier, Anne-Isabelle Lacassagne interroge avec humour et tendresse la vocation féminine mais aussi les rapports homme-femme dans l’Église d’aujourd’hui.

Première page :

"L'homme s'arrêta un moment avant de continuer à écrire. Le père Foucher l'avait laissé libre. Libre d'inventer, de mentir ou de dire la vérité, dans son intégralité ou par petits bouts. C'était une des choses qui le touchaient chez lui. Cette capacité du curé à faire confiance.

Il était particulier. Un peu trop. C'était bien là le problème.

Pourtant il avait aimé cela chez lui. Cette singularité. Cette liberté.

Ses choix n'avaient pas de logique, sinon ceux de ses propres désirs, comme des sentiers de braconnage dans sa tête. Le père Foucher aimait s'évader des chemins tout tracés. C'était sûrement pour cela qu'il l'avait choisi comme médecin traitant, lui le petit généraliste qui soignait surtout des grippes et des infections urinaires. Parce qu'il l'avait vu qui filait au cinéma quand cela se bousculait trop dans la salle d'attente. Le médecin, comme le prêtre, refusait parfois de faire ce qu'on attendait de lui. Il pratiquait la fugue, comme un art de vivre…"

Ce que j'en pense :

 Sujet original et intéressant. "L'enquête" permet d'aborder des sujets liés à l'église catholique, en particulier les "femmes-prêtres". Mais cela m'a paru un peu mou et certains personnages pas assez bien cernés, parfois peu crédibles (Bernard-Marie entre autres).

Des femmes en noir

Des femmes en noir

 

 

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