Eklablog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Pascal Garnier a rejoint le "Grand loin"

Publié le par GéHa


Pascal Garnier, écrivain de romans sombres, courts et stylés, est décédé le 5 mars,

à l'âge de 61 ans. Il va beaucoup nous manquer.

En mai prochain, son éditeur, Zulma, rééditera trois romans

sous le titre Les Insulaires et autres romans noirs.

- Nouvelles

__________


Voir les commentaires

La douane volante

Publié le par GéHa

- Nouvelles

"La douane volante" - François Place
Gallimard jeunesse

Présentation de l'éditeur :

Bretagne, 1914.
La guerre menace. Une nuit, la charrette de la mort s'arrête devant la maison de Gwen le Tousseux, le jeune orphelin. C'est lui que vient chercher l'Ankou, pour l'emmener au pays dont on ne revient jamais... Quand Gwen se réveille, il est passé de l'autre côté, dans un monde comme surgi du passé. Dans ce pays étrange, effrayant mais fascinant, dominé par la douane volante, il va vivre des aventures extraordinaires.
Gwen l'Egaré parviendra-t-il à retrouver sa terre natale ou son destin sera-t-il à jamais lié à Jorn, le redoutable officier de la douane volante? Une fresque magnifique, entre roman fantastique et récit initiatique, dans laquelle François Place révèle toute la dimension de son talent d'écrivain. Avec Gwen le Tousseux, laissez-vous emporter au-delà des frontières du réel et du temps.

Première page :

La Bretagne, c'est ce grand bout de granit qui termine la France, à l'extrême pointe du continent : Finis Terrae, disent les savants. L'océan vient s'y fracasser. Les gens qui vivent là ont toujours eu de l'eau salée dans les veines. Moi, je n'avais pas quatorze ans quand j'ai embarqué pour ma première campagne de pêche. C'était au plus fort de l'hiver, et peu importe la coque de noix sur laquelle j'ai frotté mes sabots, peu importent les jours et les nuits à vider le poisson, les mains plongées dans l'eau glacée, peu importe les coups et les humiliations, peu importe la méchanceté crasse de ce maudit équipage et de son capitaine à moitié fou, peu importe, finalement, puisque j'en suis revenu vivant. Tremblant comme une feuille et claquant des dents, mais vivant. Sitôt débarqué, on m'a couché sur un lit d'algues au fond d'une carriole, avec pour toute compagnie un tas de poissons aux yeux ronds, et roule ! Mes poumons cherchaient l'air comme une vieille baudruche crevée.

Ce que j'en pense :

Très bon roman pour ados (et bien au delà!) à l'écriture classique. L'auteur nous transporte dans un temps et dans un lieu imaginaire mais pas si éloigné du réel. Roman fantastique, roman initiatique où différents thèmes sont abordés : la mort, la guerre, la mer, la médecine...

__________

Voir les commentaires

La centrale

Publié le par GéHa

- Nouvelles

"La centrale" - Elisabeth Filhol
P.O.L.

Présentation de l'éditeur :

« Quelques missions ponctuelles pour des travaux routiniers d'entretien, mais surtout, une fois par an, à l'arrêt de tranche, les grandes manoeuvres, le raz-de-marée humain. De partout, de toutes les frontières de l'hexagone, et même des pays limitrophes, de Belgique, de Suisse ou d'Espagne, les ouvriers affluent. Comme à rebours de la propagation d'une onde, ils avancent. Par cercles concentriques de diamètre décroissant. Le premier cercle, le deuxième cercle... Le dernier cercle. Derrière les grilles et l'enceinte en béton du bâtiment réacteur, le point P à atteindre, rendu inaccessible pour des raisons de sécurité, dans la pratique un contrat de travail suffit. Ce contrat, Loïc l'a décroché par l'ANPE de Lorient, et je n'ai pas tardé à suivre. »

Première page :

Trois salariés sont morts au cours des six derniers mois, trois agents statutaires ayant eu chacun une fonction d’encadrement ou de contrôle, qu’il a bien fallu prendre au mot par leur geste, et d’eux qui se connaissaient à peine on parle désormais comme de trois frères d’armes, tous trois victimes de la centrale et tombés sur le même front. Un front calme. Depuis le début des années soixante et le raccordement du premier réacteur au réseau, le site n’a cessé de s’étendre par tranches successives, comme une agriculture extensive, dans une boulimie de terrain, sept tranches au total, d’une technologie graphitegaz pour les trois plus anciennes qui sont aujourd’hui en cours de démantèlement, et le sol remis à nu par endroits et reconverti en aires de stockage. Un grillage électrifié boucle le périmètre. En deçà, c’est le silence. Ce qui frappe au premier abord, c’est ça. Hors le trafic routier et le bruit continu des aéroréfrigérants, la perception d’un silence malgré tout sur toute l’étendue du site quand on en fait le tour. Je sors, elle est devant moi.

Ce que j'en pense :

Ce roman et (parfois) documentaire nous fait pénétrer dans les coulisses des centrales nucléaires en suivant des intérimaires nomades qui cherchent à "gérer" la dose maximale autorisée. Le style est tout à fait adapté au sujet.

__________

Voir les commentaires

In nomine Patris

Publié le par GéHa

- Nouvelles

"In nomine Patris" - Francis Zamponi
Babel noir

Présentation de l'éditeur :

Printemps 1962. Pendant les derniers jours de la lutte sanglante que mènent les plus inconditionnels de l'Algérie française, deux lycéens plongent aveuglément dans l'action clandestine, avec la bénédiction de leur aumônier, le père Antonin. Mais l'OAS, qui multiplie attentats et assassinats, est déjà le jouet de nombreuses manipulations... Trente-sept ans plus tard, le même religieux est impliqué dans le décès d'un mineur handicapé mental dont il avait la charge. Son procès, et ses à-côtés les moins catholiques, sont alors l'occasion d'un amer et poignant déballage.

Première page :

"En traversant le hall du palais de justice, j'avais à tout hasard discrètement appuyé sur la porte de la cour d'assises. Elle s'était entrouverte. Je m'étais glissé, sur la pointe des pieds, dans l'immense salle déserte et obscure. Adossé à la barre des témoins j'examinais une allégorie du XIXe siècle accrochée au-dessus du fauteuil du président. Au centre du tableau, une femme grassouillette et dépoitraillée brandissait une épée sanglante au-dessus de la tête d'un misérable en haillons.

Dans mon dos, une voix m'a fait sursauter.

—     Un beau symbole, hein ! Une femme, la justice poursuivant un homme, le crime. Tout un programme !

Gêné, je me suis retourné vers l'importune qui m'avait interpellé. Je me suis approché d'elle.

—  La porte était ouverte. Excusez-moi d'être entré mais je suis..."

Ce que j'en pense :

Un sujet original, rarement traité par les romanciers mais l'écriture et l'intrigue laissent à désirer.

__________

Voir les commentaires

J'irai au pays des licornes

Publié le par GéHa

- Nouvelles

"J'irai au pays des licornes" - Jean François Chabas
L'école des loisirs - Médium

Présentation de l'éditeur :

La rue, ses menaces et ses combats, Jean-François Chabas connaît bien. Mais c’est la situation de la Thaïlande contemporaine qui a été le déclic de ce roman. Là-bas, les combats d’enfants sont légaux et les fortunes gagnées grâce aux paris, colossales. Avec amertume, poésie, réalisme et pudeur, c’est la face sombre de sa Boxe du Grand Accomplissement que l’auteur nous livre ici, ainsi que sa façon, subtile, originale, de parler de l’antisémitisme.

Première page :

"Un jour, j'irai au Pays des licornes. Des douces licornes blanches, qui marcheront au pas, autour de moi. Je verrai leurs naseaux frémir, et j'entendrai leur souffle; il sera pour moi une caresse.

Je lèverai les yeux vers un ciel limpide. Je marcherai sur une herbe vert tendre. De grands arbres s'étendront dans la plaine, mais clairsemés. Car j'en ai soupé, des sombres forêts.

Au Pays des licornes, il y aura des papillons.

J'ai remarqué que les papillons adorent l'odeur de la lessive. Plusieurs fois, quand je lavais mon linge dans une bassine dont je sortais une main pas encore rincée, un papillon est venu se poser sur mes doigts. Mais ici, il y a seulement une petite espèce jaune pâle, qu'on appelle des Citrons.

Au Pays des licornes, on trouvera des papillons de toutes tailles, avec des couleurs qu'on n'imagine pas. Enfin si, je les imagine, la nuit, quand je n'arrive pas à dormir à cause des hématomes, d'une dent cassée, de la peur, et surtout de l'inquiétude quant à l'avenir..."

Ce que j'en pense :

Un roman qui aborde des sujets d'actualité (la rue, l'exploitation des enfants, l'antisémitisme...) avec réalisme, pudeur et poésie. La fin me laisse un peu perplexe (mais pouvait-il en être autrement ?).

__________

Voir les commentaires

Retour à Reims

Publié le par GéHa

- Nouvelles

"Retour à Reims" - Didier Eribon
Fayard

Présentation de l'éditeur :

Après la mort de son père, Didier Eribon retourne à Reims, sa ville natale, et retrouve son milieu d'origine, avec lequel il avait plus ou moins rompu trente ans auparavant. Il décide alors de se plonger dans son passé et de retracer l'histoire de sa famille. Évoquant le monde ouvrier de son enfance, restituant son ascension sociale, il mêle à chaque étape de ce récit intime et bouleversant les éléments d'une réflexion sur les classes, le système scolaire, la fabrication des identités, la sexualité, la politique, le vote, la démocratie... Réinscrivant ainsi les trajectoires individuelles dans les déterminismes collectifs, Didier Eribon s'interroge sur la multiplicité des formes de la domination et donc de la résistance. Un grand livre de sociologie et de théorie critique.

Didier Eribon est professeur à la faculté de philosophie, sciences humaines et sociales de l'université d'Amiens. Auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels Réflexions sur la question gay (Fayard, 1999), il a été le lauréat 2008 du prestigieux Brudner Prize, décerné chaque année par l'université Yale.

Première page :

"Longtemps, ce ne fut pour moi qu'un nom. Mes parents s'étaient installés dans ce village à une époque où je n'allais plus les voir. De temps à autre, au cours de mes voyages à l'étranger, je leur envoyais une carte postale, ultime effort pour maintenir un lien que je souhaitais le plus ténu possible. En écrivant l'adresse, je me demandais à quoi ressemblait l'endroit où ils habitaient. Je ne poussais jamais plus loin la curiosité. Lorsque je lui parlais au téléphone, une fois ou deux par trimestre, souvent moins, ma mère me demandait : « Quand viens-tu nous voir ? » J'éludais, prétextant que j'étais très occupé, et lui promettais de venir bientôt. Mais je n'en avais pas l'intention. J'avais fui ma famille et n'éprouvais aucune envie de la retrouver.

Je n'ai donc connu Muizon que tout récemment. C'était conforme à l'idée que j'en avais conçu : un exemple caricatural de « rurbanisation », un de ces espaces semi-urbains en plein milieu des champs, dont on ne sait plus très bien s'ils appartiennent encore à la campagne ou s'ils sont devenus, au fil des ans, ce qu'il convient d'appeler une banlieue..."

Ce que j'en pense :

Un très bon livre où se mêlent autobiographie et critique sociale. Il raconte sa victoire contre sa condition modeste, ses combats en tant que gay et finalement son respect et sa reconnaissance pour ce "monde" ouvrier dont il a eu honte pendant une grande partie de sa vie.

Belle leçon de sociologie et de politique


__________


Voir les commentaires

Sainte famille

Publié le par GéHa

- Nouvelles

"Sainte famille" - Jean Forton
éditions finitude

 

Présentation de l'éditeur :

Chez les Malinier, on ne badine pas avec la respectabilité. Voilà une belle famille bourgeoise, dans une ville de province : un père négociant, trois enfants promis à un bel avenir et une mère légèrement bigote, juste ce qu’il faut pour affirmer sa position sociale. Pourtant, derrière la façade, l’explosion est proche, il ne manque qu’une petite étincelle. L’arrivée d’un séduisant tartufe au cœur de cette sainte famille servira de détonateur et la débâcle sera à la hauteur de son cynisme.


Première page :

"Ce matin il faisait beau, Luc Malinier n’a pas eu le courage d’aller travailler, il est parti avec deux ou trois cahiers sous le bras, pour donner le change, mais au lieu de se rendre à la Faculté il est descendu vers le port. Le voilà sur la berge. Le fleuve reflète le ciel, il y a quelques mouettes et deux ou trois grands navires, et tout cet espace, le fleuve, la ville en demi-cercle, et dans sa bouche l’air léger qui a goût de marée, tout cela l’emplit de paix. Il est heureux. Il nomme bonheur cette sensation de ne pas peser, de ne pas souffrir, de ne pas penser, d’être là, au soleil, sans attaches et sans désirs. Ce sont des instants si rares qu’il les goûte pleinement.

D’aucuns prétendent qu’il n’est de bonheur que passé ou futur et qu’il est nécessaire de se remémorer ou de rêver. Pour sa part Luc ignore cette double nécessité. C’est un être simple, capable de profiter du moment. Il est vrai que de son passé il n’a rien à conserver qui ne soit entaché de désagrément. Quant à son futur, il ne l’imagine jamais. Il a l’imagination stérile. Demain, de quoi demain sera-t-il fait ? De rien sans doute. De rien. D’un présent semblable à celui qu’il vit, médiocre et morose."

Ce que j'en pense :

Livre inédit, écrit dans les années 60 par Jean Forton (mort en 1982). Ecriture simple, limpide, parfois cinglante pour un roman à charge contre le poids de la famille, de la bourgeoisie et de la bêtise. On pense aux comédies de Molière.

__________

Voir les commentaires

Ti Poucet

Publié le par GéHa

"Ti Poucet" - Texte de Stéphane Servant - Illustration de Ilya Green
Rue du Monde

Présentation :

Quand on est Ti Poucet, il vaut toujours mieux se promener avec trois petits cailloux dans sa poche...

Ilya Green

Née en Provence, Ilya Green a fait des études de lettres et s'est mise à écrire très jeune. Ses livres témoignent d'un regard drôle et singulier sur l'enfance. Elle a également réalisé l'affiche de l'exposition "Drôles d'oiseaux, drôles d'animaux, 20 illustrateurs fêtent les 20 ans de Didier Jeunesse". Quelques livres de Ilya Green : Lilo, Ma mère est une étoile, Bou et les trois zours.

Stéphane Servant

Stéphane Servant a suivi des études de littérature anglaise, avant de se consacrer à l'écriture et à l'illustration pour la presse jeunesse. Il vit aujourd'hui près de Carcassonne. Quelques livres de Stéphane Servant : Comme en hiver, le machin, la cabane sur le toit.


Première page :

" En ville, tout le monde l’appelait Ti Poucet. A cause de sa taille. Et à cause des cailloux. Les trois cailloux qui traînaient toujours au fond de sa poche.

Le Ti Poucet, on disait, avait préféré manger les miettes de pain et mettre les cailloux dans sa poche.
Plutôt que de les semer sur le chemin.
Plutôt que de suivre ses frangins.
Plutôt que de rentrer chez lui.
Plutôt que de retrouver ses parents un peu trop méchants..."

Ce que j'en pense :

Version très originale du Petit Poucet. Les illustrations sont magnifiques.

__________

Voir les commentaires

Mon dernier cheveu noir

Publié le par GéHa

- Nouvelles

"Mon dernier cheveu noir" - Jean Louis Fournier
Editions Anne Carrière (poche)

Présentation de l'éditeur :

Je regarde une vieille photo. J'étais pas mal, avant. Pourquoi, chaque année, je me trouve de moins en moins bien ? Peut-être parce que c'est l'hiver ? Si vous passez l'hiver, vous verrez : l'été, c'est pareil. Vous savez comment on s'aperçoit qu'on est vieux ? Quand, même bronzé, on reste moche.

Auteur de nombreux livres à succès dont "Il a jamais tué personne, mon papa" et "Grammaire française et impertinente", Jean-Louis Fournier vient de fêter ses soixante ans.

Première page :

"J'ai dû m'y reprendre à plusieurs fois pour éteindre les soixante bougies. Tout le monde rit dans mon dos. Je pense qu'ils se foutent de ma gueule. Je n'arrive pas à croire que j'ai soixante ans. Pourtant, j'ai eu soixante années pour m'y préparer.

J'aime de moins en moins les anniversaires, surtout le mien. Je n'ai pas besoin de cadeau, j'ai tout et je n'arrive pas à dire « Quelle bonne idée ! » à celui qui a eu une mauvaise idée. Mon tiroir déborde de cravates que je ne mettrai jamais. J'aimerais que tout le monde parte, j'ai envie d'aller me coucher. Je n'aime pas les gâteaux, le Champagne est tiède et j'ai peur des compliments. J'imagine le pire : la petite fille endimanchée qui va venir me chanter : « Voulez-vous danser grand-père, tout comme au bon vieux temps, quand vous aviez vingt ans, sur un air qui vous rappelle combien la vie était belle... » La vie était belle, les bons souvenirs remontent à la surface, ils sont plus légers. Les mauvais, plus lourds, restent au fond.

Je sais que je vieillis, ce n'est pas nécessaire de me le rappeler chaque année."

Ce que j'en pense :
Série de chroniques très courtes et d'aphorismes sur le vieillissement. Tout ne se vaut pas mais le plaisir l'emporte quand même largement.


__________

Voir les commentaires

Attente en automne

Publié le par GéHa

- Nouvelles

"Attente en automne" - Charles Juliet
P.O.L.

Présentation de l'éditeur :

L'amour s'empare d'un homme, mais la femme qui le hante est trop jeune, ou elle regarde ailleurs, ou elle a conscience que la distance qui les sépare ne pourra être abolie.
Renvoyé à lui-même, à une solitude accrue, cet homme vit une crise qui l'ébranle en profondeur.
Il renonce, ou à l'inverse, il se bat, s'ingénie à vaincre les résistances.
Un jour, l'imprévu survient, à moins que le temps ait modifié la situation et rendu possible ce qui ne l'était pas.
Alors cet amour qui lancinait, érodait, déchirait, soudain il délivre, pacifie, ouvre largement les portes sur une vie qui s'éclaire et va multiplier ses dons...

Première page :

"Je suis arrivé hier en fin d'après-midi. Dans le train, je continuais à m'interroger. Je me demandais encore si j'avais été bien inspiré en décidant de partir. Comment allais-je supporter la solitude dans ce hameau? Paris n'allait-il pas me manquer? Je me rassurais en me disant que je n'avais pris cet engagement qu'avec moi-même, et que si je ne me plaisais pas en ce lieu, rien ne m'y retiendrait. Tandis que je regardais fuir le paysage derrière la vitre, je songeais que j'avais une grande chance d'être à ce point libre de toute contrainte. Pourtant, je n'en ressentais aucune joie.

A Rodez, j'ai pris un taxi. Le chauffeur, un costaud d'une quarantaine d'années, avait un nez de boxeur, et j'ai aussitôt pensé qu'il était peut-être un ancien joueur de rugby. Je ne m'étais pas trompé..."

Ce que j'en pense :

Trois nouvelles autour de rencontres, magnifiquement et simplement écrites. De belles histoires d'amour à la fois sensuelles et pudiques.

__________

Voir les commentaires