Jours de juin

Présentation de l'éditeur :
Julia Glass nous entraîne au fil des générations des McLeod et tisse les liens du passé et du présent. A la mort de sa femme, Paul part en Grèce où il s'éprend d'une jeune artiste peintre. Son fils Fenno part à New York où il se lie d'amitié avec Mal, critique musical atteint du sida. Fragiles et émouvants, ces personnages recherchent un pays où ils espèrent échapper aux pièges de la vie..
Première page :
"Paul avait choisi la Grèce pour sa blancheur annoncée : la chaleur incandescente du jour, l'affluence nocturne des étoiles, l'éclat des maisons chaulées le long de la côte. La Grèce aveuglante, brûlante, somnolente, fossilisée.
Partir en groupe — voilà le risque, car Paul n'est pas de l'espèce grégaire. Il redoute les réunions à but charitable et les cocktails mondains, toutes les occasions où il doit parler de lui à des gens qu'il ne reverra jamais. La compagnie d'étrangers n'est pourtant pas sans avantages. Vous pouvez leur raconter ce qui vous plaît: peut-être pas des mensonges, mais pas de vérités intimes non plus. Paul n'est pas doué pour inventer (il s'y est risqué une seule fois, stupidement), et la seule vérité qu'il ait dévoilée à ces compagnons de hasard — la perte récente de sa femme — déclencha une avalanche de condoléances emphatiques. (Une main sur la sienne à la table du petit déjeuner à Athènes, le tout premier jour: «Le temps, le temps, le temps..."
Ce que j'en pense :
Ce roman raconte quelques moments de vie de personnages bien décrits, attachants et complexes. C'est une belle saga, agréable à lire et très bien construite.
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