A crier dans les ruines

"A crier dans les ruines" de Alexandra Koszelyk - Aux forges de Vulcain
Présentation de l'éditeur :
Tchernobyl, 1986. Lena et Ivan sont deux adolescents qui s’aiment. Ils vivent dans un pays merveilleux, entre une modernité triomphante et une nature bienveillante. C’est alors qu’un incendie, dans l’usine de leur ville, bouleverse leurs vies. Car l’usine en question, c’est la centrale de Tchernobyl. Et nous sommes en 1986. Les deux amoureux sont séparés. Lena part avec sa famille en France, convaincue qu’Ivan est mort. Ivan, de son côté, ne peut s’éloigner de la zone, de sa terre qui, même sacrifiée, reste le pays de ses ancêtres. Il attend le retour de sa bien-aimée. Lena, quant à elle, grandit dans un pays qui n’est pas le sien. Elle s’efforce d’oublier. Mais, un jour, tout ce qui est enfoui remonte, revient, et elle part retrouver le pays qu’elle a quitté vingt ans plus tôt.
Première page :
Quand Léna arrive à Kiev, elle ne s'attend à rien ou plutôt à tout. Des odeurs de son enfance, la musique de sa langue natale, les dernières images avant son exil. Mais de fines particules assombrissent les lumières de la ville, la grisaille embrume ses souvenirs. Des silhouettes la frôlent et semblent appartenir à un autre temps. Quand elle remonte le col de sa veste, un homme lui fait signe de l'autre côté de la rue puis s'approche. À quelques mètres d'elle, il découvre son erreur : il l'a prise pour une autre. Elle comprend à peine ses excuses en russe. Léna regarde la silhouette, celle-ci n'est déjà plus qu'un point à l'horizon.
« À la prochaine à droite, vous serez arrivé à votre destination. »
La voix métallique du GPS la sort de sa rêverie. Au bout de l'allée clignotent les néons de l'agence de voyages. Elle pousse la porte, de l'air chaud enveloppe ses mollets. Derrière le comptoir se tient une femme qui lui tend un dépliant….
Ce que j'en pense :
C’est un premier roman avec quelques qualités et beaucoup d’imperfections. L’autrice s’est bien documentée sur la catastrophe. Elle y a greffé une histoire d’amours adolescentes mais cela tourne à la romance fade et assez prévisible. Si le livre se lit facilement (malgré un style parfois « bancal ») il m’a laissé sans émotion (ou juste sur le bord !). C’est bien loin du poème d’Aragon que l’autrice reprend en titre. Poème à lire ici : http://dormirajamais.org/poeme-a-crier/

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