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Et puis Paulette...

Publié le par GéHa

Et puis Paulette...

"Et puis Paulette... " de Barbara Constantine
calmann-lévy

Présentation de l'éditeur :

Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. À l’évidence, elle n’a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus (6 et 8 ans) lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas… 

Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher. 
De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d’enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette…

Première page :

"Le ventre bien calé contre le volant et le nez sur le pare-brise, Ferdinand se concentre sur sa conduite. L'aiguille du compteur collée sur le cinquante. Vitesse idéale. Non seulement il économise de l'essence, mais ça lui laisse tout le temps de regarder défiler le paysage, d'admirer le panorama. Et surtout, de s'arrêter à la moindre alerte, sans risquer l'accident.

Justement, un chien court, là, devant lui. Réflexe. Il écrase la pédale de frein. Crissement de pneus. Le gravier vole. Les amortisseurs couinent. La voiture tangue et finit par s'immobiliser au milieu de la route.

Ferdinand se penche à la portière.

— Où tu vas comme ça, mon gars ? Traîner la gueuse, j'parie ?"

Ce que j'en pense :

Fable sur la solidarité entre générations, à l'écriture simple et directe. Livre qui met de bonne humeur même s'il y a des invraisemblances, des clichés et un peu trop de bons sentiments.

  

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Je ne sais pas parler

Publié le par GéHa

- Nouvelles

"Je ne sais pas parler" - Franz Bartelt
Finitude

Présentation de l'éditeur :

" C'est parce que je devais parler que j'ai passé une semaine difficile. A cause de l'angoisse de parler. Je devais parler le dimanche suivant. A la radio. Peu importe de quoi. Je devais parler, c'est tout. Comment avais-je pu me laisser tomber dans ce piège ? Peut-être parce qu'il est plus simple de consentir. Il faut moins de mots pour un consentement que pour un refus. Refuser c'est parler. Je ne sais plus parler. " Franz Bartelt évoque avec tendresse un écrivain qui n'aime pas parler, un alter ego silencieux qui préfère l'écriture pour régler ses comptes avec le passé. Franz Bartelt est un auteur prolifique et discret. Il a publié une quinzaine de romans ou recueils de nouvelles, la plupart chez Gallimard, qu'il écrit dans une petite ville des Ardennes.

Première page :

"Je devais parler. Je ne sais plus parler. Un jour, j'ai vu un homme se suicider. Ou j'ai cru voir. J'en suis resté sans voix. Il paraît que ce sont des choses qui arrivent.

C'est parce que je devais parler que j'ai passé une semaine difficile. À cause de l'angoisse de parler.

Je devais parler le dimanche suivant. À la radio. Peu importe de quoi. Je devais parler, c'est tout.

Comment avais-je pu me laisser tomber dans ce piège ?

Peut-être parce qu'il est plus simple de consentir. Il faut moins de mots pour un consentement que pour un refus. Refuser c'est parler. Je ne sais plus parler.

Je ne sais plus parler, c'est une phrase que j'ai lue chez Arthur Rimbaud. Je ne me souviens pas très bien. Dans la Saison. Sans doute dans la Saison. Il y a beaucoup de formules vraies dans cette Saison. Je rechercherai.

Pour refuser, il faut beaucoup de mots. S'il suffisait de dire non, ce serait simple."

Ce que j'en pense :

C'est un roman qui est une réflexion (légère) sur l'autobiographie, l'écriture et la fiction, le tout enveloppé de cet humour particulier que Bartelt réussit admirablement. C'est un livre à partager à voix haute.

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