L'éternité est inutile

Présentation de l'éditeur :
" Au cours de la longue évolution de l'espèce ayant abouti à l'humain, souvent j'en suis venu à me mordre les doigts de n'avoir su rester, en ce qui me concerne, à scolopendre ou coccinelle, modestement m'être arrêté à margouillat paressant au soleil du côté de Sokoto m'eût certainement suffi et sans doute autrement comblé que déboucher brutalement et sans préparation aucune sur la condition d'homme pour laquelle je n'ai jamais montré une très grande aptitude ni même le minimum des qualités requises, ce qui m'a longtemps laissé assez désorienté et, aujourd'hui encore, bien que cette drôle d'expérience approche pour moi le bout de l'impasse, j'en suis toujours à m'interroger sur la réelle nécessité qu'il y avait à me dresser sur mes deux pattes de derrière et aller de la sorte des années durant parmi mes congénères plutôt que demeurer tranquillement à croupetons au milieu des crapauds du bocage. "
Extrait :
"J'ai bu le coup de l'étrier dans un troquet de derrière la place Bellecour, j'ai regardé une dernière fois briller la petite lumière paille du maçon à travers le verre craquelé de la topette sur le marbre du guéridon, j'ai fait rouler trois francs six sous au bout du zinc et, il a bien fallu s'y résigner, j'ai levé l'ancre pour reprendre la route cap plein sud. Quand même je me suis offert le détour par les Halles, histoire d'attraper un saucisson en brioche chez Colette Sibilia ; cinq, six quenelles de brochet, un pot de sauce Nantua. Je n'allais pas rentrer bredouille d'une si longue bordée et me retrouver, au hasard de la fourchette, avec seulement des navets du Vaucluse dans mon assiette ou des rutabagas à faire sauter et la baraque avec..."
Ce que j'en pense :
Dernier tome de "Une histoire", sans doute le moins intéressant. Quelques récits (trop rares) gardent la saveur des précédents livres mais dans l'ensemble la lecture n'en est pas agréable : phrases longues et difficiles à comprendre à la première lecture.
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