• Tu ne tueras point

    Tu ne tueras point

    "Tu ne tueras point" de Edna O'Brien - Sabine Weispeser

    Présentation de l'éditeur :

    Quand, au milieu des tourbières où il l’a entraînée, le père de Mary se met à tâter le tissu de sa robe et à pincer son corsage, la petite fille sait ce qui l’attend, comme si le viol qu’elle allait subir était inéluctable. Durant de longues années, malgré ses tentatives désespérées pour lui échapper, elle supportera, dans la solitude, la terreur et la honte, les assauts répétés de son agresseur.
    Enceinte, elle réussit à convaincre une voisine de l'accompagner en Angleterre pour avorter. Mais tout se sait à la campagne, et une meute de conservateurs intégristes parvient bientôt à la rattraper. Le scandale devient national, et les redresseurs de torts catholiques, clamant publiquement leur indignation, sont prêts aux dernières extrémités pour qu’elle garde son bébé.
    La violence physique et verbale qu’Edna O’Brien met ici en œuvre, dans une Irlande rurale et rétrograde qu’elle a bien connue, trouve son pendant dans le vibrant portrait d’une très jeune femme silencieuse et secrète, d’une bouleversante intensité, puisant en elle d’insoupçonnables facultés de résistance.

    Première page :

    "DEVANT EUX, la route décrit une longue ondulation entrelacée de boue, de goudron rapetassé et de fjords de verdure, les surfaces herbeuses sont sillonnées d’ornières et piétinées, mais les jeunes pousses pointent vers le soleil ; fleurs et herbes folles s’en donnent à cœur joie, une vision de carnaval : les digitales, les plus hautes et les plus souveraines de toutes, avec de grosses abeilles velues furetant dans les recoins froids et mouchetés des clochettes mauve et blanc. Ô soleil. Impudent albatros jaune d’œuf ; ailleurs tacheté et filtré par différentes mousselines de feuille ; un relent à l’endroit où le pauvre âne s’est effondré, est mort et s’est décomposé ; une carcasse de voiture, jadis turquoise ; bordée de rouille ; patiences et orties drapant les sièges éventrés ; un sanctuaire où un homme ivre et désespéré a mis fin à sa vie, puis, de-ci de-là, des tas d’ordures, bouteilles, canettes, papier imprimé et flaques fétides laissées par le rebut de la ville venu se soulager au cœur de la nuit. « Des vauriens », a dit son père. Il disait toujours ça en passant devant ces tas d’ordures tout en jurant d’examiner les actes de son aïeul et de remettre de l’ordre dans ses affaires. Ils marchent en silence, l’homme à plusieurs lieues devant, avec son chapeau marron clair qui ressemble à un tesson verdâtre sous la lumière éclatante du soleil…"

    Ce que j'en pense :

    Voilà une critique virulente de l’Irlande de la fin du XXème, une Irlande catholique où l’avortement est un crime (même en cas de viol), où les femmes ne sont pas libres de leur corps. C’est donc un livre qui aurait pu être très fort. mais je me suis « forcé » pour aller au bout de ce roman. Le style de l’auteure y est pour beaucoup. Cela parait souvent confus, parfois incohérent. Il y a bien quelques pages qui sont magnifiques mais l’ensemble est difficile à lire.

    Tu ne tueras point

     

     

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