• Tenir jusqu'à l'aube

    Tenir jusqu'à l'aube

    "Tenir jusqu'à l'aube" de Carole Fives - Gallimard, l'arbalète

    Présentation de l'éditeur :

    «Et l'enfant ? 
    Il dort, il dort. 
    Que peut-il faire d'autre ?» 
    Une jeune mère célibataire s'occupe de son fils de deux ans. Du matin au soir, sans crèche, sans famille à proximité, sans budget pour une baby-sitter, ils vivent une relation fusionnelle. Pour échapper à l'étouffement, la mère s'autorise à fuguer certaines nuits. À quelques mètres de l'appartement d'abord, puis toujours un peu plus loin, toujours un peu plus tard, à la poursuite d'un semblant de légèreté. 
    Comme la chèvre de Monsieur Seguin, elle tire sur la corde, mais pour combien de temps encore? 
    On retrouve, dans ce nouveau livre, l'écriture vive et le regard aiguisé de Carole Fives, fine portraitiste de la famille contemporaine.

    Première page :

    "Avec quelle confiance l’enfant a avalé ses pâtes, ses légumes. Il a même terminé le yaourt aux fraises, son biberon de lait tiède. Avec ça, il devrait être calé.

    Elle lui a lu une histoire, est restée près de lui jusqu’à ce que les petits poings se desserrent et relâchent enfin sa main.

    Elle a encore patienté quelques minutes, l’obscurité de la pièce à peine perturbée par le stroboscope de la veilleuse lapin.

    La porte d’entrée qu’elle referme avec mille précautions derrière elle.

    Dans le hall, l’éclairage automatique se déclenche.

    Il y a encore tant de monde dehors.

    Un grand vent frais.

    Marcher, juste, marcher. À peine le tour du pâté de maisons.

    De la musique sort des fenêtres ouvertes d’un appartement, des rythmes de salsa. Elle perçoit des silhouettes."

    Ce que j'en pense :

    Livre très bien écrit, simplement, sans effet, sans pathos. L’auteure décrit de manière précise tous les sentiments que ressent cette femme seule avec l’enfant. C’est d’une grande force. C’est aussi une excellente idée d’avoir fait le parallèle, au fil des pages, avec la chèvre de Monsieur Seguin, cette façon de « tirer sur la corde » pour retrouver un semblant de liberté, et le loup (l’ensemble de la société) qui est toujours à l’affut.

    Tenir jusqu'à l'aube

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