• Le dynamiteur

    Le dynamiteur

    "Le dynamiteur" de Henning Mankell - Seuil

    Présentation de l'éditeur :

    1911. Oskar Johansson a 23 ans. Dynamiteur, il participe au percement d’un tunnel ferroviaire et manipule des explosifs pour fragmenter la roche. Mutilé à la suite d'un grave accident du travail, il reprendra pourtant son ancien métier, se mariera, aura trois enfants, adhérera aux idéaux socialistes puis communistes. Au soir de sa vie, il partagera son temps entre la ville et un cabanon de fortune sur une île aux confins de l’archipel suédois.Un mystérieux narrateur recueille la parole de cet homme de peu de mots, qui aura vécu en lisière de la grande histoire, à laquelle il aura pourtant contribué, à sa manière humble et digne.Ce premier roman de Henning Mankell, écrit à 25 ans, et inédit en France à ce jour, se veut un hommage vibrant à la classe ouvrière, à ces millions d’anonymes qui ont bâti le modèle suédois. Par son dépouillement, sa beauté austère, son émotion pudique, Le Dynamiteur contient en germe toute l’œuvre à venir de Mankell, sa tonalité solitaire, discrète, marquée à la fois par une mélancolie profonde et une confiance inébranlable dans l’individu.

    Première page :

    "- Bordel, pourquoi ça ne pète pas ?

    Norstrôm trépignait rageusement du pied gauche. Il s'était empêtré dans une bobine de fil de fer qui traînait parmi les éclats de roche. Il trépignait du pied gauche et le fil de fer se lovait autour de son godillot toujours plus haut sur sa jambe. Il aurait facilement pu se pencher et, en tirant dessus avec la main, d'un seul coup sec s'en débarrasser.

    Mais Norstrôm ne se pencha pas. Il continua à trépigner rageusement du pied. Il transpirait. Sa chemise de flanelle grise déboutonnée très bas sur son ventre débordant absorbait sa sueur qui sentait la peau aigre et sale.

    Norstrôm était contremaître. Ce samedi après-midi de la mi-juin, le chantier à découvert fumait sous la chaleur écrasante. Norstrôm dirigeait le dynamitage de tunnels pour la ligne de chemin de fer. Elle devait passer à double voie, et pour cela il fallait trois nouveaux tunnels. On travaillait à présent à celui du milieu…"

    Ce que j'en pense :

    C’est intéressant de découvrir les premiers pas de Mankell en littérature. On retrouve dans ce premier roman les « obsessions » de l’auteur : les personnages silencieux, l’attirance pour les iles, la mer, la façon de jouer avec la mémoire, les souvenirs, l’engagement pour une société plus juste. Évidemment il y a aussi les défauts du jeune auteur qui veut, comme c’était la mode à l’époque, déconstruire le récit, mêler les types de narration… et tout cela ne parait pas très bien maîtrisé.

    Le dynamiteur

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