• La dent du serpent

    La dent du serpent

    "La dent du serpent" de Craig Johnson - Gallmeister

    Présentation de l'éditeur :

    Toute cette affaire n’avait au départ l’air de rien : un gamin fugueur qui se réfugie dans un cabanon et se nourrit en se servant dans les placards d’une vieille dame. Mais quand le shérif Walt Longmire essaie de ramener Cord chez lui, il se retrouve face à une propriété gardée par des miradors qui abrite une communauté polygame. Et tout ce petit monde, orchestré par un patriarche habile et un homme de main au passé trouble, affirme ne rien savoir de l’adolescent. Le shérif s’engage alors avec son équipe dans une enquête très glissante dont ils ne ressortiront pas indemnes. Le Dent du serpent place le shérif du comté le moins peuplé de l’État de moins peuplé des États-Unis face au pire des adversaires qu’il ait jamais eu à affronter.

    Première page :

    "Je gardai les yeux rivés sur le bouquet orange et noir qui ornait le revers de Barbara Thomas pour ne pas avoir à regarder autre chose.

    Je n'aime pas les enterrements, et cela fait un moment que j'ai cessé d'y assister Je considère la cérémonie comme une forme de déni, et quand ma femme est décédée et que ma fille, Cady. m'a dit que, à sa connaissance, aller à l'enterrement de quelqu'un ne l'avait jamais fait revenir, j'ai tout simplement renoncé.

    Mme Thomas avait été élue reine du bal de fin de promo au lycée de Durant l'année où Truman avait fait en sorte de porter le chapeau, d'où la présence de l'ornement un tantinet voyant épingle sur son tailleur beige, à la fois strict et propret. La semaine suivante se jouerait le match tant attendu des Durant Dogies contre leurs ennemis jurés, les Worland Warriors ; une frénésie d'orange et noir s'était emparée de toute la ville. Assister à l'enterrement de quelqu'un qu'on connaît est moins insupportable qu'être présent à celui de quelqu'un qu'on ne connaît pas. On est planté, là, on écoute des discours sur un parfait inconnu, et chaque fois, j'ai l'impression d'avoir laissé passer ma chance.

    Je l'avais certainement laissée passer avec Dulcie Meriwether, qui avait été une des citoyennes modèles de Durant - après tout, je suis le shérif du comté d'Absaroka, alors les citoyens modèles vivent et trépassent souvent sans que je m'en aperçoive. C'était un bel après-midi d'octobre, j'étais adossé à la grille qui entourait la Première Église méthodiste, et j'étais là pour parler d'anges plutôt que pour faire l'éloge de Dulcie Meriwether - ou l'enterrer.

    Je tendis la main et redressai le bouquet de Barbara Thomas."

    Ce que j'en pense :

    Bien sûr, chez Gallmeister, tout est bon (presque, parce que cela fait deux livres à la suite de cette maison d'édition qui me déçoivent). Bien sûr Craig Johnson est un excellent auteur, qui sait faire vivre ses personnages, avec un style plein d'humour…. Mais cette "dent du serpent" n'est pas très acérée. Les 200 dernières pages sauvent un peu le livre car, auparavant cela traîne en longueur (on peut même s'y ennuyer !)

    La dent du serpent

     

     

    __________


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :