• La demie de six heures

    La demie de six heures

    "La demie de six heures" de Marie-Hélène Lafon -éditions la guêpine

    Présentation de l'éditeur :

    Cette nouvelle est née en Aubrac, pays majuscule. C'est une histoire d'amour. C'est un vertige...

    Marie-Hélène Lafon est professeur de lettres classiques à Paris. Depuis vingt ans ses ouvrages sont remarqués pour leur exigence et leur qualité stylistique (Le Soir du chien, L'Annonce, Les Pays. Joseph, Histoires...)

    Première page :

    "Ils allaient dans les bois de hêtres. Ils entraient dedans. Elle allait la première. Elle était dans son regard, et ça lui faisait chaud dans tout le corps de le savoir derrière elle. Ils étaient comme les bêtes le bois les avalait ils coulaient dans son ventre ils connaissaient les sentiers ils les inventaient ça s'écartait pour eux ils passaient. La terre était souple. Sa peau odorante de feuilles et d'herbes, sillonnée d'insectes infimes, craquetait, crissait, bruissait sous eux. Il lui disait mon petit cheval lisse. Leurs mains étaient d'écorce, d'eau et de vent. Le ciel basculait et le monde, tout autour, menait sa danse sourde. La force du sang cognait dans leurs veines serrées. Ils ne voulaient rien d'autre et la lumière du soir les prenait."

    Ce que j'en pense :

    Juste une nouvelle d’une trentaine de pages dans une toute petite maison d’édition. On retrouve l’écriture fine, ciselée et exigeante de l’auteure de « L’annonce », de « Les derniers indiens », de « Joseph » … ainsi que les paysages rudes du massif central (l’Aubrac en particulier). C’est court mais c’est bon.

    La demie de six heures

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