• L'homme dans la vitrine

    L'homme dans la vitrine

    "L'homme dans la vitrine" de Kjelle Ola Dahl - Gallimard série noire

    Présentation de l'éditeur :

    Un matin d'hiver, Reidar Folke Jespersen, antiquaire à Oslo, va se poster dans un café non loin de chez lui.
    Après quelques heures d'attente, il aperçoit son épouse qui va retrouver son amant. Ensuite, Jespersen quitte son poste d'observation pour se rendre chez ses frères pour un important rendez-vous d'affaires. La réunion se passe mal et les frères se séparent fâchés. Le lendemain matin, on retrouve le corps sans vie de Jespersen, placé nu dans un fauteuil de la vitrine de son magasin. Le commissaire Gunnarstranda arrive sur les lieux du crime avec l'inspecteur Frank Frolich.
    Les indices dont ils disposent ne sont pas nombreux : une série de chiffres tracés au feutre sur le cadavre et des objets volés. L'enquête s'annonce d'autant plus difficile que de nombreuses personnes semblent très contentes de la disparition du vieil homme. Avec L'homme dans la vitrine, Kjell Ola Dahl signe un roman dense et complexe, une histoire d'amour et de vengeance sur laquelle plane l'ombre du passé et des heures les plus sombres de l'histoire norvégienne.

    Première page :

    "Reidar Folke Jespersen entama ce vendredi 13 de la même manière qu'il avait commencé tous les matins des cinquante dernières années de sa vie qui en comptait déjà soixante-dix-neuf, avec une bouillie d'avoine, dans la cuisine, seul dans la pénombre hivernale du matin, les bretelles pendantes dans son dos, avec les petits tintements rythmés de sa cuillère contre le fond de l'assiette creuse pour tout accompagnement musical de sa solitude. Reidar Folke Jespersen avait des cernes marqués sous ses yeux bleu vif, le menton couvert d'une barbe blanche taillée court et avec soin. Les mains qui tenaient la cuillère étaient épaisses et ridées, avec des veines saillantes qui disparaissaient sous les plis de ses manches de chemise. Ses avant-bras n'auraient pas paru déplacés chez un bûcheron ou un forgeron.

    Il n'avait pas faim. Il n'avait jamais eu faim le matin, mais, en homme raisonnable et bien informé, il comprenait la nécessité pour l'estomac de travailler avec quelque chose de solide. Ainsi, il commençait chaque journée par une assiette de bouillie qu'il préparait lui-même. Si on lui avait demandé à quoi il pensait pendant ces minutes-là, il n'aurait su répondre. En mangeant, il se concentrait toujours pour compter le nombre de cuillerées …"

    Ce que j'en pense :

    L'intrigue est lente, et même un peu poussive. Le rythme s'accélère dans les dernières pages. L'auteur a voulu faire des efforts pour donner un peu d'épaisseur psychologique à ses deux enquêteurs mais c'est quand même un peu faible.

    L'homme dans la vitrine

     

     

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