• Je voudrais que la nuit me prenne

    Je voudrais que la nuit me prenne

    "Je voudrais que la nuit me prenne" de Isabelle Desesquelles - Belfond

    Présentation de l'éditeur :

    " Leur mensonge préféré aux parents, ils viennent le soir vous dire au revoir, on est à moitié endormis et eux vous murmurent "Je serai toujours là, mon délice, mon ange de la joie douce, merveille de l'amour enchanté', ils caressent votre front, que ça rentre bien dans votre tête. Ce doit être pour cela que ça fait si mal le jour où ce n'est plus vrai, où la main d'un père ou d'une mère ne se posera plus sur le front d'un enfant que l'on n'est plus depuis longtemps. Et si cela 
    arrive vraiment trop tôt, on est fauché net. On peut mourir et vivre longtemps. " 
    Loin du bruit du monde, Clémence grandit auprès de parents rivalisant de fantaisie. Mais elle n'a pas la voix d'une petite fille et ses mots sont ceux d'un mystère cruel. Que s'est-il passé pour que l'innocence se borde ainsi de noir ? 
    Plongée vertigineuse et poétique dans l'univers de l'enfance, Je voudrais que la nuit me prenne raconte le danger du bonheur. Entre trouble et éclairs de joie, ce roman explore le lien fragile et inaltérable qui nous unit à nos plus proches. 
    Et la redoutable force du souvenir. 

    Première page :

    « Au début, j'étais grande comment ? Au tout début dans le ventre, j'étais grande comme ça ? » Et de lui montrer mon pouce de gamine de huit ans.

    Il le divise en deux. « Mais j'arrivais à manger ?! Ça ne pouvait pas passer ! »

    De sa voix qui n'est pas encore rauque de ces brutes de sanglots, il m'offre un mot. Ombilicœur.

    Moi aussi je veux en inventer un, et je me lance, agitée, si désireuse de l'impressionner, mon père. Ça fait de moi une enfant vibrante, certainement éreintante, autant pour moi que pour lui. « Passionnaliter ! On décide que ça se dit, d'accord ? On le mettra dans les verbes du premier groupe ? Ce serait bien, non, que tout soit de la passion ? »

    Il y en a tant de mots qui bourdonnent depuis seize années sans nous lâcher. Je voudrais que la nuit me prenne moi aussi.

    Ce que j'en pense :

    Le regard porté par la petite fille Clémence sur la vie, sur ses parents, sur ce qui l’entoure… est magnifique, plein de poésie. Ce livre nous enchante, nous transporte jusque vers la moitié du roman. Ensuite cela devient différent, beaucoup plus grave (même si la gravité transparaissait aussi avant) et sans doute un peu plus perturbant. Ce livre nous montre comment l’absence, l’impossibilité de l’oubli peuvent nous perdre.

    Je voudrais que la nuit me prenne

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