• CARTE MÉMOIRE

    textes de Gabriel ARNAUD - peintures et gravures de Claire FAUCHARD

     « Lorsque le frêne fut coupé, il y eut comme une évidence : garder une trace, une empreinte ». Cette empreinte, palingénésie de l’arbre, est la matière sur laquelle travaille Claire Fauchard. Gabriel Arnaud vient poser l’épure de ses mots sur cette écorce du temps, ce temps que l’on prend pour déverrouiller son regard, pour qu’il s’arrête devant ce qu’il a l’habitude de rencontrer.

     

    Avis de naissance ...

    56 pages - Quadrichromie - 15X15 cm - Broché - ISBN 978-2-912360-96-0 - 12 euros

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    Pour se procurer le livre :

    http://www.soc-et-foc.com/CAT_detail.php?id=101

    ou rubrique "Contact" dans la marge de droite de ce blog.

     


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  •  L'espérance

     

    J’ai ancré l’espérance
    Aux racines de la vie

    *

    Face aux ténèbres
    J’ai dressé des clartés
    Planté des flambeaux
    A la lisière des nuits

    *

    Des clartés qui persistent
    Des flambeaux qui se glissent
    Entre ombres et barbaries

    *

    Des clartés qui renaissent
    Des flambeaux qui se dressent
    Sans jamais dépérir

    *

    J’enracine l’espérance
    Dans le terreau du cœur
    J’adopte toute l’espérance
    En son esprit frondeur.

    Andrée Chedid

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  • À poil Coppé !

    Voilà ce que Mr Coppé rêve de rééditer.

     

    À poil Coppé !

     

    Et voilà le livre qu'il devrait lire.

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  • L’auteur et illustrateur de livres jeunesse Mario Ramos est décédé mardi, à l’âge de 54 ans. Ses histoires d’animaux, en particulier de loup prétentieux, ont connu un immense succès.

    Né à Bruxelles en 1958 d’un père portugais et d’une mère belge, Mario Ramos a connu une première carrière de dessinateur dans la publicité, avant de se lancer en 1991 dans les livres pour enfants.

    Il publiera une trentaine d’ouvrages, tous dans la collection Pastel de l’Ecole des Loisirs.

    « C’est moi le plus fort »

    Dans la lignée de Saul Steinberg et Tomi Ungerer, Mario Ramos raconte des histoires qui parlent immédiatement aux enfants, avec une bonne dose d’humour et un dessin d’une fausse simplicité.

    Puisant dans les contes et les légendes, ses histoires sont peuplées d’animaux qui incarnent les défauts humains, et de monstres verts qui ne font pas trop peur...

    Sa série avec un loup prétentieux, dont « C’est moi le plus fort » et « C’est moi le plus beau », est un incontournable des bibliothèques enfantines.

    « Un bon livre, c’est d’abord une bonne histoire » estimait Mario Ramos. Les parents de jeunes enfants pourront confirmer qu’il savait les raconter à merveille.

    mercredi 19 décembre 2012 (Ouest France)

    Hommage sur le site de l'école des loisirs (un clic). L’illustrateur Mario Ramos est décédé

     dessin de Jean Luc Englebert

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  • Jean L'Anselme

    Ami de Dubuffet et de Chaissac et ancien international de Handball, L’Anselme, poète atypique, écrit une poésie «naïve» (bien que très souvent «par derrière») forte de ready made, de calembours, en prose ou en vers. Dans la tradition des grands humoristes Allais, Dac, Blanche, parfois proche de Prévert car « engagé » en faveur des petites gens contre les « gros », les cuistres. Milite contre la poésie intellectualiste jusqu’à revendiquer les poèmes cons (cf son dernier livre Le ris de veau, éditions Rougerie). Très lu en milieu scolaire. 

    A obtenu il y a très longtemps le très sérieux Prix Apollinaire (sa verve Prévert), dont il a été membre du jury.
    Il est décédé le 30 décembre 2011, la veille de son 92e anniversaire.

    Extrait du site du Printemps des poètes

    Et voilà un de ses poèmes :

    Tant qu'il y a de la vie

    Quand on meurt, c’est la tête qui part en dernier. Il l’avait entendu dire et aussi que, quand on est mort de partout, c’est par là qu’on meurt pour finir. On lit dans les livres d’église qu’il y en a même eu un que son âme s’est échappée du cercueil pour s’envoler comme un ballon !

    Il pensait dur dans sa tombe à égaler cet exploit, retenant son dernier souffle de toutes ses forces pour ne pas le lâcher avant le bon moment.
    Les fossoyeurs, eux, pelletaient ferme au-dessus pour sauver le vieux record du monde en bouchant tous les trous afin que même un soupçon d'âme ne puisse foutre le camp.

    C’est alors qu’il pensa à sa femme, allongée à ses côtés entre ses quatre planches, qu’il était venu rejoindre comme ils se l’étaient promis toujours. Elle l’attendait, patiemment. Il lui dit « bonsoir », comme d’habitude, et s’endormit, imprudemment.

    Pour l’éternité… Pour l’éternité…

    Les fossoyeurs, là-haut, s’essuyèrent le front.


    Poème publié dans l'anthologie Une salve d'avenir. L'espoir, anthologie poétique, parue chez Gallimard en Mars 2004


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  • En librairie le 05 janvier 2011 :
    Un premier roman de Gaëlle Josse aux Editions AUTREMENT
       
    - Nouvelles

    "Les heures silencieuses"  (144 p. 13 euros)

    Sélection FNAC "attention talent !" de janvier

    Plus d'infos sur : http://gaellejosse.kazeo.com/ ou : http://www.georges-gavazzi.com/

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  • - Nouvelles

    "Indignez-vous" de Stéphane Hessel
    Indigène éditions

    « 93 ans. La fin n’est plus bien loin. Quelle chance de pouvoir en profiter pour rappeler ce qui a servi de socle à mon engagement politique : le programme élaboré il y a soixante-six ans par le Conseil National de la Résistance ! » Quelle chance de pouvoir nous nourrir de l’expérience de ce grand résistant, réchappé des camps de Buchenwald et de Dora, co-rédacteur de la Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948, élevé à la dignité d’Ambassadeur de France et de Commandeur de la Légion d’honneur !
    Pour Stéphane Hessel, le « motif de base de la Résistance, c’était l’indignation. » Certes, les raisons de s’indigner dans le monde complexe d’aujourd’hui peuvent paraître moins nettes qu’au temps du nazisme. Mais « cherchez et vous trouverez » : l’écart grandissant entre les très riches et les très pauvres, l’état de la planète, le traitement fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux Roms, la course au “toujours plus”, à la compétition, la  dictature des marchés financiers et jusqu’aux acquis bradés de la Résistance – retraites, Sécurité sociale… Pour être efficace, il faut, comme hier, agir en réseau : Attac,  Amnesty, la Fédération internationale des Droits de l’homme… en sont la démonstration.Alors, on peut croire Stéphane Hessel, et lui emboîter le pas, lorsqu’il appelle à une« insurrection pacifique ».

     Sylvie Crossman


    Faire comme pour "Matin brun", en acheter plusieurs exemplaires (3euros) et les distribuer autour de nous.

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  • - Nouvelles

    Voici le prochain "Mingarelli".

    À paraitre le 1er  Avril prochain

    Pour plus de détails voir le site du Seuil

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  • Je ne ris pas souvent, paraît-il. Encore moins souvent aux éclats. Ça doit être pour ça que je me souviens si bien de ces quelques moments, rares, précieux, où un fou rire m’a secoué.

    Mon dernier, c’est à Pascal que je le dois.

    C’était au cours d’un dîner, dans quelque festival dit « littéraire », plutôt guindé, et c’était à propos d’une attachée de presse, je crois. Les attachées de presse sont un bon sujet de rigolade, c’est vrai, mais pour me faire m’esclaffer de cette façon encore fallait-il savoir choisir les mots et les manier à la perfection. Et ça, Pascal savait.

    Comme de nombreuses fois au cours de ces quinze dernières années, nous avions pris place côte à côte autour de la table. Histoire de se servir mutuellement de repère dans ces endroits où, l’un comme l’autre, avions quelquefois l’impression de nous être égarés. Et donc, entre fromage et dessert, Pascal m’a glissé à l’oreille ce bon mot, ce merveilleux mot sur l’attachée de presse, et on est partis à rire tous les deux. À se bidonner. À se tenir les côtes. À se marrer comme des bossus sous l’œil circonspect des autres convives. Et c’était bon.

    Putain, oui, c’était bon.

    Je pourrais me souvenir d’autres moments, aussi rares, aussi précieux.

    Je pourrais me souvenir d’une douce soirée de printemps dans un bled paumé du Sud-ouest. Trois types assis à la terrasse déserte d’un café : Pascal, Michel et moi. Le patron du troquet qui sort sa vieille guitare et Pascal qui se met à jouer, à chanter le blues. Rien que pour nous.

    Ça lui allait bien, le blues. Et en plus, il avait une belle voix, ce salaud.

    Je pourrais me souvenir d’un matin très tôt à l’autre bout de la France, où deux couillons debout sur le quai d’une gare attendaient un train qui n’est jamais, jamais arrivé.

    Des trains, des quais, des gares : on en aura eu pas mal en commun.

    Je pourrais me souvenir, enfin, d’un dimanche de novembre 2009 à Lamballe.

    Pascal quittait le salon plus tôt que moi. Il est venu me dire au revoir. Je l’ai regardé s’éloigner, casquette sur le crâne, canne à la main, et quelque chose de tellement fragile dans sa silhouette. Tellement « sur le fil ». J’avoue que mon cœur s’est serré.

    Nous ne le savions pas, mais c’était la dernière fois qu’on se voyait.

    Je ne ris pas souvent, certes, mais je ne pleure pas souvent non plus.

    Et mes dernières larmes, c’est encore à lui que je les dois.

    Alors, un type qui réussit à m’arracher à la fois et des rires et des larmes, moi je lui dis : Chapeau.

    Et je lui dis : Merci.

    À un de ces quatre, Pascal… Qui sait ?

    Marcus

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