• Digues du ciel

    Digues du ciel

    "Digues du ciel" de Alexis Gloaguen - Maurice Nadeau

    Présentation de l'éditeur :

    Digues de ciel est le récit de voyages dans les grandes villes du Canada et des Etats-Unis - d'Halifax à Vancouver, de New York à la banlieue de Los Angeles, en passant par le Colorado et le Kentucky. Textes écrits au présent et dans la rue, notations sur les lieux, la vie ordinaire et sa part de merveille. C'est aussi une réflexion "en situation" sur ce qui, dans ces paysages urbains, suscite l'écriture et sur la place de la poésie dans le monde moderne. L'auteur est fasciné par la découpe de ces "digues de ciel", par le profil de ces immeubles dont la solidité retient l'invisible comme l'encadrement d'un miroir. Mais, en-deçà de l'architecture, il est tout autant attentif à la vie des plus humbles, à l'envers du décor, à ce "tissu conjonctif" qui, entre les monuments emblématiques, fait une ville. Il y a là un va-et-vient permanent entre l'intériorité du regard et un hyperréalisme de la description. Ce livre prend la suite des Veuves de verre (Maurice Nadeau, 2010) dont on retrouve, portées plus loin encore, l'âpreté et les fulgurances.

    Première page :

    "Je suis amoureux de la vie et las des faux-semblants. Je bondis d’aise au moindre signe d’allégresse : dans la rue, dans la chair des musiques, dans le regard des autres, dans les traversées d’esprit. Je prends la plume pour le plaisir de la laisser vagabonder comme en accords écrasés au long d’un manche de guitare.

    Les galets ouvragés sur les passages piétonniers, les architectures de vieilles briques fleurant presque l’huile de morue mènent à la patine et à l’atmosphère des pubs. On les trouve en de vieux immeubles aux fenêtres hautes qui me rappellent la part secrète des villes de France. J’écris… Pourrai-je me relire ? Le pur plaisir, jeté sur les pages, aura-t-il postérité ? Peu importe : on sait la fausseté des feuillets imprimés – photocopies améliorées, prétextes à vantardises, automnes de l’ego —, destinés à décliner au long des géologies du temps, si étrangères à l’homme en fin de compte, même s’il en est par excellence le capteur.

    De manoirs guillerets en bustiers de verre et d’acier : Halifax est une cité moderne qui a su greffer son architecture sur les racines vives de son passé. Le passage est insensible. Le rêve des baleiniers mène sans rupture à la ville d’avenir, comme dans la postérité d’un sortilège."

    Ce que j'en pense :

    Drôle de livre ! Au début on pense qu'il va être exceptionnel, avec une très belle écriture. Et puis, au fil des pages cela s'effiloche. Ce qui paraissait profond devient creux. Le style poétique s'apparente à du "sous Bobin" (et même très en dessous!).

    Digues du ciel

     

     

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