• Au revoir Monsieur Friant

    Au revoir Monsieur Friant

    "Au revoir Monsieur Friant" de Philippe Claudel - Stock

    Présentation de l'éditeur :

    Pont de Fer, pont des Voleurs, pont de Neufcourt, pont de Rosières... 
    Être au-dessus de l'eau tout en conservant les pieds secs. Le beau privilège. Passe l'eau, et repasse, et nous autres comme couchés sur elle dans son lit de bronze miroitant parsemé de chevelures d'algues. 
    Est-ce la vie alors que contemplent en dessous de leur bras noués les amoureux innombrables qu'attirent les ponts sur les rivières ?

    Première page :

    "J'ai passé une partie de mon enfance au bord du Grand Canal. Pas celui de Venise mais celui de Dombasle. On ne le trouve sur aucune peinture. Il n'a rien de pittoresque ni de somptueux. C'est un canal ordinaire, comme il y en a tant, bordé çà et là par de grands arbres dont les racines fouillent les berges et les crèvent parfois. C'est un chemin liquide qui sort de la petite ville pour aller dans la campagne, sous des nuages blancs, et finit par se perdre dans le ciel sans drame ni grand éclat.
    Ma grand-mère vivait dans une petite maison au bord de cette eau faussement dormeuse. Elle était éclusière. Ce métier d'homme lui allait comme un gant. Le canal alors était parcouru par de lourdes péniches…"

    Ce que j'en pense :

    Philippe Claudel, dans son style habituel, rend un très bel hommage à sa grand-mère et fait par la même occasion un éloge de la peinture d'Émile Friant (on aurait aimé avoir quelques reproductions de ses œuvres dans ce court récit).. C'est un livre délicat, intelligent, avec un doux parfum d'enfance, à déguster.

    Au revoir Monsieur Friant

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